DU QUATORZIÈME CHAPITRE
(A) •"+« , de #Ki*r«iMH oa de nnrm ( observer ; réfléchir , rechercher } , exprime proprement cet Kte de Tesprit qui coniidëre, maïs sans prononcer; c'est , dans la natore de l'inteUjgence , un ëtat qai lioit servir de préliminaire et de préparation au jagement, mais qui chez les Pyrrhoniens devient stable et définitif. Le Pyrrhonîsme reçoit encore , dit Sextns , le nom de Zéiéiique j de cette action qui Ini est pr(^re et qui consiste dans la recherche y la pourioite, rinvestigation. On l'appelle également ^y^oréii^uCy dadottte, de l'hésitation qui le caractérise , âe ce qu'il suspend son assentiment sur toutes choses.» ' Pjrrrhon» hypotyp, , liv. I*', eh. 3. )
« Nous n'affirmons point , dît ailleurs Seztus , que *r>ates les choses auxquelles s'attaohent les Dogma— -iqaet sont incompréhensibles par elles-mêmes, mais i^ulemeht , que nous ne sommes point assez éclairés pour les comprendre ; nous n'exprimons en cela que notre propre manière d'être individuelle. » ( Ibid, , àhid.^ ch. 25, i6y aj. )
(B) Tennemann, dans son histoire de la philosophîr. a le preiAier établi d'aile nuniëre fort )adîdeiise , ce^ rapprochemens entre les vues que Pjrrhon aemLIe s'être proposas y et i^fUes*^ «Y^jent dirigé Socrate . mais, il nous parak n'croir point marqué d'un« manière asses précise les différences essentielles qut séparent Pan de l'autre. ( HifL de la PhiL , p. 170 et suiv. )
(C) Tenneaiann , dans son histoire de la philosophie (tome II,pa;. 179)9 attribue k JEaéâdèxDr l'iilTfBAtiof^ 4e» w tFfipeipjnhoiiiMis, mais 9 sefoode n^qu^m^en^ $Wf le f»M«gf d'^risloolhs rtpporté par Ensëbe. H acu^ «sp^ftlç d'abiovd ^qœf dana ce passage , .^esidèfn^ n'est 'PPH»5 déclaréespresiéiiient Flirreateur des i|euf tfopfSf f ii p^Mt fort Uaa indiquer eenlemer.t qu'JEDeside^l^ lies 9 eitpoaés an rapportés , commty suivait piog^ne (fWrc^j il il nappaaté là définilioB do sce p • t^îsme d'après Pyirhop , lui'aevvaat de comiserilateur ou d'interprète. Y^m f n eAli le pawege d^Arislocl
Consultons maintenant Diogène llAérce : « h doctrine de Pjrrrhon, dit-9>il| consiste dans la comparaison , et ainsi qu'JEnesidème le dît dans Texpo^ sition pyrrbonienne ( • " m r» wvffmnm t^n^n^u Suit le défeloppemeni de la définition fondanientale , analogue à celle qui est rapportée par Seitus puis il ajoute : « Or ils renfermèrent dans dii lieux ( r«ir r ) les qucstious qui naissent de Taccoid clr«
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phénomène et û<fs nonmène^, » Suit l'««potitioa des àix tropei, également aoalogiie à celle qpi ifst rap* (uriêe par Sextos : apies airoir défini le gp , JXa^hxke Laèrce fait la remarque suyante : « Ce 9« lieue%tie S" dans PhaToriui le lo^^dansSexius et JEnésidème* L*eosemble de ce passage ii'iiidiqu#--t-41 pas^'^aéiidèoae a exposé les dix tropes d'après Pyrrhoii, €Mame la définition m^e de la doctrine Pjrrr{ioaieqnia ? Wj i-t-il pas noe corrélation sensible entrp cette 0Jcpq^ HÙon d'fnesidèçie citée par PiogëneLaërçe |* et celle 'jui est citée par Âristoclès ? D'aill^afs, i) ^résii^ltede e passage que Diogène Lae^ce ^vait (eteiLte d'JEoe-* ^.'Jèine sons les jeux. Si doue Aristoclès ne s*est pas ' trompé en redissent à g les tropes que piogëfie, )auue Sex^uSy portent au pombce de lo, il fandfiMt to cooclure qu'il ne s'agit ppint des oièaies ihux ommuf^Sf et qu'iEnesidàme en aurait ajouté denputeaux , ou peut-être aurait réduit ceux de Vyv^M. i las lomj Diogène, en parlant des 5 tropes additionnels -gslement cités par Sextus , a soin de noua «ppaen^r^ qu'ils ont ét# postérieurement ajontés par Agrippa. Eafiuy si Ton rapproche des passeges 4^ Sextns dans .esqueU il déclare que les dix tropes ont été infantes par Us plus anciens Sceptiques, celui ob il déclare lussi qne Pyrrhon a U premier traiié le scepsieisme S une manière plus claire et pb^s complète; si l'oa ousidère que Sextus a donné par ce motif aux 3 livres {ui commealent les définitions fondamentales , le même titre d*exposition Pyrrhonienne dont Aris- ^lès et Diogène font usage j pourra-t-oa hésiter à onclare, que tous les indices s^accordent à faire
regarder Pyrrhon comme le TérîUble auteur de cette espèce de code? Dans tons les cas, JEnesidëme ne pouvait être pour Sextus Tun de$plus anciens S ceptiques,
(D) Sextus prête aux Pjrrhoniens un argument ingénieux contre rautoritë de l'induction : « L'induction , dit-il , est cette méthode qui conclut du particulier au général. Or^ cette conclusion ne peut être légitime qu'autant que tous les cas particulier» sont con^rmes à la notion générale* On ne peut donc établir une semblable déduc^on qu'autant qu'on aura vérifié avant tout l'universalité de ces cas particuliers ; un seul qui se trouverait contraire mettrait tout le raisonnement en défaut. Mais , cette vérification est impossible. » (Ibid, liv. a, ch. i5.)
« La définition., dit-il encore , est inutile à l'a vancément des connarsèances. Car, si ou ignore ce quM s'agit de définir^ on ne peut en donner la définition . ai , an contraire , on définit ce qu'on connaît déjà , on ne le comprend point par l'effet de la définition . mais I on lui impose la définition parce qu'on l'a coonu. Si nous îfoulions tout définir ^ nous ne définirions rien en efiit; car nous nous précipiterions dans nn abtme sans fond ; ce serait une progression à riofiai- *- ( Ibid. , ibid. , ch. i5. )
(E) Cette analogie de la morale des Pyrrhoniens et de celle des Ëpicnrièns , est dans le but commun qu'ils se proposent , non dans les moyens qu'ils employent pour y atteindre. L'indifférence est k roie q^i^
lei Pjrrrhoniens choisitsent. « Celui qui peuse et qui •ffirme qnll y a des choses bonnes et mauTaises de leur naturel est constamment troublé lorsqu'il est prÎTe de ce qu'il regarde comme des biens ^ atteint par ce qu'il croit être des maux; il est également tour* mente ; il poursuit les premiers ; mais , des qu'il les a obtenus y il retombe dans l'agitation et l'inquiétude , iott parce qu'il n'a point su se modérer et se ganntir des excès, soit parce qu'il tremble de Toir lorrenir un changement qui lui enlève ce qu'il possède. Msts y celui qui reste en suspens sur ce qui est bon ou manyais par sa nature , ne fuit , ne recherche rien sfec une inquiète 4ollicitude ; il est donc exempt de trouble. » ( Sextus l'Empirique « ibid, , Iît I , ch. 12 , Sa? et a8).
(F) Consultes sur les anciens sceptiques, Bayle , Hoet , évAque d'Ayranches ( Traité de la' faiblesse de l'esprit humain) ; Plouquet (Disseri» de E poche Pyi^ rioiitf,Tubingue, 1758); Arrhénius {Dissert, de phil. Pjrrhon , Upsal , 1708)'; Kindervater ( Dissert, adumhratio quœstionis an Pyrrhonis doc" trina omnis tollatur virtus^ Leipsick , 1789 ) ; Langheinrich {Diss. de Timonis t^itd^ doctrine^ scriptis , Leipsick, 1720); Beausobre (le Pyrrhonisme rai-^ sonnable , Berlin, 1753 ) ; Staudlin (Histoire du scepticisme, en allemand, Leipsick, i794]-
rilf du SECOND VOLVMX.