CHAPITRE II
La condaite de M. du Périer de Larsan désapprouvée et dénoncée aux Ëtats -généraux. —Les différentes charges. <— Paroles de M. de Pontac à M. du Périer. — La prudente résenre du grand-sénéchal. — Déclaration de M. du Périer. — Lettres de M. Dudon fils k M. du Périer. — Caractère et conduite de M. du Périer. — M. de Ladebat est envoyé k l'Assemblée nationale par les députés qui s'étaient séparés des autres députés de leur corps. — Leurs promesses et leurs vœux politiques. — Conduite du Qtergé. — Sa première réunion. — Ses commissaires nommés. — Déclaration et sacrifices du clergé. — Traitement demandé, etc.
Au moment de se séparer, on se ravisa, et, donnant suite à Livre xv. la suggestion de l'un de ses membres, l'assemblée déclara que ~ MM. les Députés demeureraient expressément chargés de dénoncer aux ÉtatS'généraux , tant les demandes inouies faites par M. du Périer, que la conduite arbitraire qu'il avait tenue dans l'assemblée des trois-ordres , et en particulier dans celle de l'ordre de la noblesse , et d'en demander une justice éclatante. Dans ce but, il fut sur-le-champ procédé à la rédaction d'an procès-verbal qui devait contenir les principaux faits qu'on avait à reprocher à M. du Périer , et sur lesquels la noblesse n'avait , jusqu'à présent, gardé le silence , que par un esprit de paix et de modération et dans le seul objet de ne pas interrompre le cours des opérations nécessaires pour répondre aux vues de Sa Majesté.
Ces faits^étaient : 1"* Qu'en vertu de l'ordonnance de M. le Grand-Sénéchal , du 18 février, les trois-ordres se rendirent au palais archiépiscopal , le 9 mars , jour indiqué par la dite ordonnance; mais que, au lieu d'être admises à leur arrivée ce ]oar-là dans le palais de W^ l'Archevêque , la noblesse et la majeure partie des deux autres corps avaient été obligées de rester dans la cour pendant deux heures et demie;
1" Part. B,c 2
Chap. 2.