Livre X vu
Chap. 1.
{n Février.
7 Janvier.
i3 Novembre i579.
Livre xviî. prison. Peu soucieux de Tira puissante colère de la Cour, puis- J. * qu'il avait pour lui le roi, de Poynet alla un jour s'asseoir comme président dans la salle des audiences; on lui adressa des paroles déplaisantes ; il répondit par des propos non moins acerbes. On convint enfin, le 22 mars 1581, après de trop longs débats, quon ferait rembourser les frais au sieur de Poynet , sinon qu'on Tinstallerait président. Dans cette circonstance, la Cour de Bordeaux ne faisait qu'imiter celle de Paris, qui n'avait pas voulu reconnaître un sixième président. Prévoyant que l'obstination des Bordelais pouvait avoir de fâcheuses suites, le roi supprima le sixième président, le 7 1581. septembre 1581, et, par lettres-patentes datées de Blaye, le 7 mars, ordonna qu'à l'avenir, il n'y aurait que vingt-quatre conseillers à la Grand'Chambre, comme à Paris.
Ainsi , nous voyons que la compagnie se mêlait de tout, pourvoyait à tout, et exerçait en Guienne une véritable souveraineté. Au commencement du XVP siècle, les mœurs étaient corrompues, et le luxe, surtout en fait d'habillements, porté à un degré extrême. Dans une ordonnance du 7 mars 1524 (v. 5), la reine-régente , après avoir déploré les péchés et les malifices qui se commettaient au royaume de France, déclare que la prise de François P', à Pavie, en a été la punition éclatante, et ajoute : « A cela doibt estre obvié dors » en avant , mesmement aux dissolutions des habillements » et ornements de femmes , et que toute manière de velours » et autres soyeries cesse et ne soit permis, à homme oi à » femme, de quelle qualité que ce soit , les porter en aucune » qualité, i»
Cette singulière ordonnance, inspirée par une piété excentrique et peu éclairée, ou peut-être par le désir d'établir une sorte de deuil national pour la captivité du roi , portait trop de tort au commerce pour rester longtemps en vigueur. La réaction fut lente, obstinée et excessive; le luxe gagnait toutes les conditions, ruinait toutes les fortunes et absorbait
toutes les ressources d'un bien-être matériel, au point que le Livre x vu
parlement crut devoir intervenir par une singulière ordon- H *
nance somptuaire du 6 février 1571 , et restreindre l'usage
des étoffes précieuses chez toutes les classes, excepté chez
les femmes des officiers de la Cour. « Sont faites deflenses à
» toutes femmes des huissiers, procureurs en la Cour de
» Guienne, marchandes et autres, de quelque état et condi-
» tions qu'elles soient, hors celles qui sont femmes des offi-
» ciers de roi et advocats de la Cour, de ne porter aucuns
» chaperons de velours, robe de soye, ny cotillons, n'y faire
» pour aucunes bandes de velours, ny découpures, ains une
» simple bande de la largeur de trois doigts ou environ, ny
» porter de grandes fraises à leurs collets, de quatre doigts
» au plus haut; de mesme, la Cour fait inhibition et défense
» a tous les susdits de ne faire porter par leurs enfants aucun
» chaperon de velours, satin, damas ou taffetas, ny aucun
» passement d'or ny argent, habillements de soye brodés de
» passements ny de coupeures, soit enfants ou filles, et à
» toutes personnes, autres que les gentilshommes, de ne por-
» 1er aucuns bas de soye ; fait aussi la Cour inhibition et
» deffense à toutes chambrières et filles servant de damoi-
V selles de ne porter aucunes pantoufles, mulles ou patains,
» le tout à peine de 50 escus payables sans déport, et con-
» fiscation des choses dont ils se trouveront saisis; de laquelle
» amende en sera baillé au dénonciateur le tiers, et à mes-
» mes peines ; fait la dite Cour inhibition et deflenses à tous
» couturiers et chapeliers de ne faire habillements de la qua-
» lité susdite aux personnes prohibées, si ce n'est aux per-
» sonnes auxquelles il est permis, et afin que personne n'en
» prétende cause d'ignorance, la dite Cour ordonne que le
» présent arrêt sera lu et publié par tous les cantons et car-
» refours de la présente ville. »
Cette étrange ordonnance eut le même sort que celle de la mère de François I®*"; elle fit des mécontents et fut bientôt
Livre XVII. après violée cl oubliée. Cependant la Cour revint sur le ménoe ^^ ' sujet à plusieurs reprises, surtout en 1613; mais lopinion publique et Tusage , et surtout Topiniâtre vanité des Femmes, finirent par avoir raison du parlement et de ses lois !
L*édit de pacification du mois de septembre 1577 avait calmé un peu les esprits ; les protestants ne cessèrent cependant pas d*étre exigeants et obtinrent à Paris une Chambre mi*partie pour juger lesaffaires de religion. Elle devait se com • poser, à Paris, de deux présidents et de quatorze conseillers du parlement de Paris et de deux membres du grand conseil. 3 Mars 1581. Le roi établit une semblable chambre mi-partie à Bordeaux, et désigna en conséquence les individus qui devaient la composer; il fut arrêté que cette nouvelle Chambre tiendrait ses séances le mercredi matin et le vendredi après dtner, aux mêmes heures que la Grand'Chambre et la Tournelle. Pins tard, elle trouva plus convenable de tenir ses audiences aux Jacobins; elle eut pour présidents MM. Seguier, de Paris, et Jacques Vielle, seigneur d*Aigremont, et parmi les conseillers se trouvaient plusieurs hommes très-distingués (1). Cette nouvelle institution judiciaire ne répondit pas à l'attente du prince ni à celle des amis de la paix.
Au mois de mai « le roi créa un président et un sixième trésorier au bureau des finances, à Bordeaux. Le parlement refusa d'enregistrer l'édit et ne consentit à le faire que par
(1) La formatioD de cette chambre fut décrétée par Tédit de la conférence de Fleix, dont Tart. 11 porte : « Le roy envoyera au pays et duché de Guyenne une chambre de justice composée de deux présidents, quatorze conseillers, un procureur et advocat de Sa Majesté serviront deux ans entiers au dit pays et chan-
geront de lieu et séance de six mois en six mois, etc. »
Les conseillers étaient Jean Seguier, Jean de Lavau, Estlenne Fleury, Jérôme de Monthelon, Jean Scarron, Guillaume Benard, Adrien du Drac, Pierre Segoier, Lazare Coqucley, Jean de Thumery, Claude du Puy, Jacques de Thou, l'historieD, Michel Hurault de L*Hospital; Loysel était l'avocat du roi, et Piton, procureur général. (Voir Lettres du roy pour l'establissemeni de la Cour de justice en ses pais et duché de Guienney etc, Bordeaux, par Pierre Ladime, 1582.)
suile des lettres de jussion qui furent présentées à la Cour Livre xvii. par le procureur général, le 22 mai. Le roi ne se borna pas JL '
à cet acte d'autorité; il créa encore douze conseillers, le 27 *^*du mêuDie mois, par son édit de Blois. Le parlement fit de nouvelles remontrances ; mais le roi voulait avoir droit et il finit toujours par avoir le dessus.
Au milieu de tous ces embarras d'intérieur, il se présenta un petit incident qu'il ne faut pas passer sous silence. Â l'ouverture de la chambre mi-partie, au couvent des Jacobins, Loysel parla beaucoup de l'état malheureux de la justice en Guienne; il ne se gêna pas pour dire que, par suile des troubles et des guerres de religion, elle y était complètement anéantie et que la commission mi-partie y était venue la ressusciter et la remettre à sa place. Son langage froissa trop la susceptibilité du parlement pour passer inaperçu; on envoya les conseillers Mal vin et Tarneau saluer, de la part de la Cour, les présidents et conseillers au parlement de Paris, et leur assurer que tant qu'ils seraient à Bordeaux ils trouveraient chez les habitants, comme au parlement, un désir sincère de vivre en paix et unis avec ceux de Paris, mais qu'ils étaient un peu peines des paroles de l'avocat général.
Les deux conseillers, après s'être acquittés de leur mission aux Jacobins, vinrent rendre compte de leur conduite, le 29, en pleine Cour. D'après l'exposé fait par Malvin, le président Janvier 1582. Seguier leur aurait répondu que le roi les avait envoyés contre leur gré et volonté; qu ils étaient tous assez indépendants par leur fortune et caractère et n'avaient nullement besoin de cette commission pour vivre honorablement; que, toutefois, ils étaient aux ordres de la compagnie de Bordeaux, et qu'ils seraient heureux de pouvoir lui être agréable. Cet incident n'eut pas de suite , et la bonne intelligence ne cessa de régner, au moins en apparence, entre la Cour de Bordeaux et les commissaires , pendant le séjour de ceux-ci à Bordeaux.
Chap. 1.
Livre XVII. Dans ce temps, le roi avait demandé aux jurais 8,000 liv. pour la réparation des tours de Cordouan, plus 1,000 livres de nouvelles impositions, plus 4,000 livres pour la Chambre de redit. Les jurats prièrent le parlement, le 21 mai, d'envoyer deux commissaires de la Cour à l'assemblée des Cent- Trente, qu'ils avaient convoqués pour délibérer sur les demandes du roi. Nous ne savons pas si la demande fut bien accueillie. Plus tard, le 31 mai, sur les remontrances du maréchal de Matignon, la Cour enjoignit aux jurats d'assembler tous les bourgeois notables, afin qu'ils prissent les mesures convenables pour prêter au roi, par forme d'avance , la taxe, ce que le dit maréchal leur imposerait, ce à quoi ils seraient contraints par voies dues et raisonnables, pour être, la dite somme, donnée au roi de Navarre, pour le rachat de la ville de Bazas , sous la charge d'être , les dits bourgeois , remboursés des sommes payées (1).
Pendant tout le XVII*' siècle, nous ne voyons aux registres du parlement de Bordeaux que des débats au sujet des tracasseries du cardinal de Sourdis, des précautions contre les attaques des calvinistes, des mesures d'ordre pour la ville et la sûreté individuelle, et des sacrifices pour la défense de la ville et du pays. On a publié naguère la correspondance de Louis XIV, recueillie et mise eq ordre par M. Depping ; nous y trouvons des renseignements confidentiels sur tous les membres du parlement de Bordeaux. Nous croyons devoir les reproduire. Voici à quelle occasion ces renseignements, d'une nature morale et biographique, ont été obtenus.
Prévoyant des luttes nouvelles et prochaines, le parlement voulait gagner les bonnes grâces du peuple et s'assurer, en cas de besoin, de l'active coopération des basses classes. Par suite d'une requête présentée par des marchands, des cabaretiers, tailleurs et autres industriels, et des conclusions des
(1) La peste commença le 17 mai à Bordeaux, et emporta 18,0(H) individus!
gens du roi; il ordonna : « que tous les manants , habitants i^î^re xvii.
» locataires et sous-locataires des maisons, tant en la présente J. '
)} ville qu'en les fauxbourgs d'icelle, et qui ont demeuré dans
» la dite ville pendant la guerre et supporté les charges d'icelle,
A demeureront quittes et déchargez du payement des loyers
» dun quartier des dites locations, à raison des dits mouve-
» menls, et ce, par forme de règlement, sans préjudice d*estre
» pourveu aux particuliers propriétaires, suivant leurs baux ou
)} résolutions d'iceux, ainsi que par la Cour sera ordonné, etc.
» 2 avril 1650.
» Signé : D'Affis, président.
» Db Suduiraut, rapporteur.
» De Pontac. »
Colbert, en arrivant au pouvoir, voulait, avant tout, connaître les hommes employés dans les différentes branches de ladministration civile, publique et religieuse du pays, etsadressa pour cela aux intendants de province où il y" avait des parlements ou des chambres des comptes , pour avoir des notes exactes sur la capacité et la moralité de tous les membres qui les composaient, tant des présidents et conseillers que des gens du roi formant le parquet de chaque Cour. , Nous ne savons pas en quels termes furent conçues les instructions adressées aux intendants, ni quelles furent les questions auxquelles ils eurent à répondre; mais les réponses donnent assez à comprendre dans quel sens et quelle forme ces questions étaient rédigées. Voici celles qui furent adressées à Colbert sur le parlement de Bordeaux :
MM. Arnaud de Pontac , premier-président , fort affec- correspond''^ tionné au service du roi , bon juge , faisant sa charge avec adminutrative honneur; il ne lui manque qu'un peu plus de fermeté; jouis- tome n, p. 426*. sant d'une rente de SIS livres par an.
Sarran de Lalanne , président à mortier, autrefois entreprenant et dangereux , à présent tombé dans une si grande
1" Part. D. 24
Livre XVII. faiblesse d*esprit et de corps, qu'il est incapable de lou- ^"^ * les choses. Le sieur d*Ânglade, son gendre, est reçu en survivance.
Arthur Lecorate, baron de Latresne, président à mortier, bon juge , assez habile , mais aussi peu vigoureux pour ses amis que pour les affaires du roi ; est fort riche.
Jean de Gourgues, président à mortier, a de Thonneur et de la naissance, mais peu de considération dans la compagnie, étant fort distrait à cause de ses procès.
Bernard de Pichon , président à mortier, habile et hardi , faisant plaisir à ses amis avec chaleur, ce qui lui donne crédit dans le palais; capable de bien servir la Cour; est riche et n est pas fâché qu'on le croie plus qu'il n'est.
Jean de Montesquieu , président à mortier, d'une suffisance médiocre, peu autorisé dans sa compagnie, assez fixe et encore plus attaché à ses intérêts ; a beaucoup de bénéfices dans sa famille.
Louis Grimard , président à mortier, parle aisément et le sait bien; la bonne opinion qu'il a de sa personne lai fait préjudice.
Conseillers de la Grand^Chambre.
Guillaume de Geneste, doyen, galant-homme, très-affectionné au service du roi, nullement intéressé, faisant sa charge avec honneur et capacité; mérite d'être considéré et respecté de la Cour; ayant peu de bien.
Pierre Souliers , homme fort particulier, d'une safiisancç commune.
Huon de L'Escures, habile, bon juge, assez bien intentionné pour les affaires du roi ; fort riche.
Cillas de Fa vas, homme d'honneur et bon serviteur dn roi; beau-père de M. de Bas, gouverneur d'Amiens.
Pierre de Verdier, sert à présent en la chambre de justice: passe à Bordeaux pour honnête homme.
Bernard d'Arche, bon juge, faisant sa charge avec hon- Livre xvil neur; fort affectionné au service du roi. ^^ '
Jean Maran, assez intelligent, mais pas beaucoup favorable aux intentions de la Cour.
Philibert du Sault, frondeur du temps de la guerre de Bordeaux, auquel il en reste encore quelque chose.
Biaise de Gascq , vrai homme d'honneur, bon serviteur du roi.
Luc de Mirât est depuis peu à la Grand'Chambre; bon conseiller, savant, et peu opposé aux volontés du roi.
André Sabounn, fort appliqué à sa charge, se mêlant peu des affaires publiques.
Estienne Denis, fort sincère, bon officier et bien intentionné pour la Cour.
Antoine de La Chaise a été exilé depuis la guerre, à présent rétabli par Tautorité de M. de Montausier; depuis peu* de la Grand'Chambre ; paraît honnête homme.
Louis de Laloue, homme d'honneur, fort dans les intérêts de M. le Premier-président, son parent.
Jean Massiel, de peu de considération dans le palais.
Pierre de Martin (de Marcellus), habile homme, s'appliqaant à sa charge et bien intentionné pour les affaires du roi.
Jacques de Pichon, frère du président Pichon, fort lié d amitié' avec lui ; honnête homme et bon juge.
Marc-Antoine de Lesquille , homme de qualité et en ré- * patalion d'être habile et bon juge.
Jacques Duval, fort dévot et plus attaché aux affaires de piété qu'à sa charge, quoiqu'il s'en acquitte bien.
Présidents des enquêtes, à Bordeaux.
Marc-Antoine Leblanc, bon juge et intelligent, auquel messieurs des enquêtes sont tout à fait opposés, ayant une charge de nouvelle crue, en laquelle il a été reçu par la seule autorité du roi.
Livre XVII. Hcnry des Allegondes, ancien officier, en réputation de L faire bien sa charge.
Henry de Bordes, doyen de la première des enquêtes, homme de courage, habile, ayant beaucoup d*amis dans la compagnie; capable de bien servir le roi.
Charles de La Roche, assez emporté, interdit de la chaire pendant quelque temps, par ordre de la Cour; depuis rétabli, fort opposé au premier-président.
François de Thibaut a du mérite et de l'honneur, a beaucoup d'amis dans la compagnie.
André d'Andraut, homme de courage, bon juge et aimé.
Léonard Senaut, habile en sa charge et estimé dans la compagnie.
Raymond de Gourbaud, bon juge, aimé de ses confrères, bon serviteur du roi.
. La Chabanne , conseiller et trésorier de France , fort habile en finance et en jurisprudence , et qui servira bien le roi, particulièrement s'il y trouve ses avantages.
Jean de Monjou , doyen de la Chambre de l'édit , trèshabile et de grande probité ; bon serviteur du roi.
De Vigier, de la religion prétendue réformée, honnête homme , fort affectionné au service du roi , a été autrefois capitaine de cavalerie.
Morin, de la religion prétendue réformée, bon juge, fils de Morin, faisant les affaires de M. de Bouillon, dans le duché d'Albret, passionné pour sa religion, dont l'autorité empêche beaucoup de conversions dans les terres qui en dépendent.
Gens da roi.
Thibaud de Lavie, premier avocat général, fort capable, très-éloquent, estimé, mais peu aimé dans le parlement , ayant toujours été opposé à MM. de La Brie, qui sont plusieurs parents.
Jacques de Pontac, procureur général ^ bien intentionné Livre xvii.
pour la Cour, mais qui n'est pas de la force du sieur de Lavie; il y a tout à dire; est entièrement dévoué au premier-président, son parent.
Jean-Louis du Sault, second avocat général, jeune homme qui ne manque pas de feu, mais qui n'a pas la capacité de son collègue; est fils du sieur du Sault, conseiller de la Grand'Chambre.
Cour des Aides.
Suduiraut, premier-président du semestre d'hiver, peu assidu à sa charge et peu considéré dans sa compagnie.
Guillerague, premier-président du semestre d'été, a de l'esprit, mais n'entre point au palais, étant ordinairement auprès de M. le prince de Conti.
D'Osten, président, assez habile, mais incapable de servir, étant toujours brouillé avec ses confrères.
Maniban, président, bizarre, inégal et fort attaché à ses intérêts.
Mestivier, président, a de l'esprit et du feu, mais non pas encore toute l'expérience nécessaire.
Conseillers à la Cour des Aides.
La Sivre, doyen, receveur des deniers; de capacité médiocre, plus attaché à sa charge de receveur qu'à celle de conseiller.
De Guérin, estimé, peu habile, n'ayant pas grand crédit dans sa compagnie.
De La Vigerie, assez intelligent et bien affectionné au service du roi.
La Crompe, aussi receveur des deniers, plus attaché à la recette qu'à ses fonctions de conseiller.
De Pomeyrols , honnête homme et bon juge.
Hem, ci-devant procureur du roi au présidial de Bordeaux,, très-capable, mais un peu intéressé.
Gfaap. i.