Livre XVII. De Villemont, homme de peu de mérite
J. ' De Guayrosse, bon juge et tout à fait zélé pour le service
du roi.
Gens du roi k la Cour des Aides.
Baritaut, premier. avocat géoéral, habile, faisant bien sa charge.
Darche , procureur général , n*est pas cra fort habile , quoiqu'il soit fort honnête homme.
Robillard , assez capable, mais n'est pas de la force du sieor de Raritaut.
Tous les autres officiers de la Cour des Aides sont jeunes et peu connus dans Bordeaux , et par conséquent, à moins d'une particulière habitude avec eux ou ceux qui les voient ordinairement, il est assez difficile de savoir leurs besoins et mauvaises qualités; mais en général ils paraissent tous fort affectionnés au service du roi.
Le parlement avait bien des reproches à se faire, par suite de ses lettres avec les agents du prince et son opposition aux mesures que la politique ou l'intérêt national conseillaient. Louis XIV, le 10 avril 1654, mit un frein à cette toute-puissance et fit rentrer tous les parlements dans leurs foDCticos judiciaires; il fit régulariser les formes judiciaires et abréger les procédures; il soumit à des règles stables et adoucies la justice criminelle, et tout en respectant la magistrature, la contint dans le devoir.
La Cour avait dans son sein des conseillers-archevêques et évéques, mais ils ne pouvaient pas, en y entrant, se faire précéder de la croix , symbole de la juridiction épiscopale qui cessait à la porte du palais. En 1557, M^^ de Mony insista pour qu'on lui permît de le faire; la Cour délibéra le 2i novembre , que l'archevêque pourrait se présenter en rochel, mais qu'il ne pourrait pas faire porter sa croix dans la salle des audiences.
La noblesse était le premier corps de l'Ëtat; cependant.
dans les États-généraux provinciaux , elle cédait le pas au Livre xvn.
clergé. ^""V'
Nous donnerons dans une note les noms des membres du parlement de Bordeaux dans le temps de sa plus grande puissance; plusieurs Bordelais y trouveront les noms de leurs note 1 2. ancêtres.