‹ Histoire complète de BordeauxChapitre 121 sur 172 · Livre VI · texte numérisé non relu

Livre VI

Chap. 10,

Livre VI. 9 dèles de courage et de vertu ; la pairie reconnaissanle vous » récompensera ue vos généreux sacriGccs. n ' ' Les membres da conseil d^admioisiration de la 1 U"^ doni' brigade , alors à Bayonne , répondireDt à cette adresse , et assurèrent aux autorités et à leurs parents do Bordeaux, quils ne tromperaieoi jamais leurs espérances, et que, aok un chef distingué comme le général Monccy , lai-méme le modèle des vertus niiiilaires et républicaines, ils se rcndraicot toujours dignes des éloges de leurs coociioyens et amis.

Les esprits commençaient, enfin, à se calmer à Bordeam; la nouvelle Conslilution occufwit tous les esprits, et chacun} voyait le germe d'un ordre de choses conforme à ses idées et h ses espérances. Daprès les articles 483 et 184, les cwdmuncs, dont la [Kipulation excédait 100,000 lin bilaiils, devaient avoir trois municipalités ei un bureau central pour udc certaine catégorie d'affaires. On ordonna un recensement officiel, et il ne se trouva, an commencement de 1796 , (jue 87,345 habitauLs. La loi du 19 vendémiaire neluit donc pas applicable à Bordeaux, et si Tarticle 3 de cette loi portait que Bordeaux , Lyon et Marseille auraient trois municipalités et un bureau central, il était évident que les léfi:islaleur> avaioiit cru que notre cité renfermait plus de i 00,000 âmes ; ils avaient compté sur des recensements anciens. En 1790, Bordeaai avait une population de 110,000 âmes; mais en 1794, elle n'était que de 104,076. Celte dépopulation de Bordeaux s'explique par le régime de la terreur ei les guerres extérieure!. La cité n'offrait à ses habitants, ni les ressources des industries locales, ni les avantages du commerce extérieur, rien que la perspective de la misère, du pillage et de la mort! Un nombre prodigieux de Bordelab alla s'établir ailleurs ; ajoutez à cela les nombreux bataillons sortis de son sein ei les marins bordelais employés sur les vaisseaux de l'État. Une autre cause de misère et de dépopulation se trouvait dans la déprécittion du papier-monnaie. Les assignats étaient tellement tombée.

que le prix moven du louis était, en tévi ier 1796, de o,480 1. Lim vi. *^ • Cliap. 10.

en assignats ; le prix moyen du franc mélallique était de — 2i8 liv.; c'était le prix officiel pour les paiements à faire dans

les caisses publiques.

Le 7 mars 4796, la pièce d'or de âSi liv. valait 7,200 liv. en assignats, et le fh^nc métatliqne 300 liv. en assignats.

Le 47 juillet 1796, une loi lit c essor le ronrs forcé des assignats. On avait, par une loi du 47 mars, créé des mandais ierritoriam ponr 2,400,000 fr. , nouveau papier-monnaie qu'on échaniioait contre les assignats à trente capitaux pour un. Les assignais ctaieut alors tombés en discrédit, et les mandats mêmes, au moment de leur émission, perdaient un quart de leur valeur réelle. D'à [très un rapport du ministre des Onaoces. il y avait en circulation 40,584,000,000 de francs! Le 47 juillet suivant, on fit cesser le cours forcé des mandats, et le %Z juin 4797, une nouvelle loi fît dresser, dans cbaque dépai temenl, un tableau de la (l('[)réc iation du papiermonnaie, à partir du 4^ janvier 4794 , afin de régler la réduction en numéraire des obligations contractées pendant le cours des assignats et des mandats.

Quoique la population de Bordeaux fût réduite au-dessous de cent mille âmes, on y établit, conformément aux ordres ministériels, trois arrondisscmculs avec trois municipalités. I/administralion du premier arrondissement, celui du Nord , s'établit au couvent des Petits-Carmes, aux Cbartrons; elle se composait , par voie d*élection , des citoyens Ferrière-Colk , président; Fieffé, La Glotte, R. Meyer, Montan aîné, Sandré, Yiliebois, administrateurs ; Gouzard , commissaire du Directoire exécutif près de cette administration.

L'administration du deu.\ièine arrondissement, dit du Sud, avait son siège à i'Hôtel-de-Ville ; elle se composait des citoyens élus : Lartigue, président; Bazanac , Bechean , €ampaignac, Gaubert, Lafitte, Dupont, Martin, administrateurs;

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