CHAPITRE XI
l*es fêles nationales.— FtHe des Époux.— Pôle de l'Agriculture.— Les fôlesde Juillet. — La fête des Vieillards. — État des t aprus à Bordeaux. — L'emprunt forcé.— Ik-sordr i'S aux lliéâlrcï'. — On i:(»u()e l'arlirc de la Liberté. — Des voleurs, des brit;aiids ariiiL's parcourent le pays. — Les nuisqiies tlcfcndus. — Les terroristes traqués il Bordeaux. — On en accuse les jeunes gens à tort. — Le ministre se plaint des désordres qui ont lieu sur plusieurs [i iiit^i du territoire de la Hti>uL]ique. — La revolutiun du 18 fructidor. — ^*ouv* iJt ^ iir i s vexatoires et tyranniques. — Asi>assinat de Groussac, ancien maire de Toulouse.
Ce ne fut pas seulement Bordeaux qui s'appauvrissait et se
dépcupiait, ce fut toute la France; les mêmes causes agissaient partout et produisaient partout les mêmes effets. Les mœurs s'affaiblissaient en raison de l'absence de la religion; ce frein moral ôté, la carrière se trouvait ouverte à tous les excès d'immoralité; et on croyait qu'on était libre de penser, de dire et de faire tout ce qui était hors de l'atteinte de la justice bumaint' et du bourreau ! On étouilait les cris de la conscience; Dieu n'y était plus !
Le Gouvernement voulait remédier à cet état de choses et ne trouva de meilleur moyen pour y parvenir que de créer, par la loi du 3 brumaire an IV, la Fête des Epoux. En conséquence de cette loi, le Conseil général de Bordeaux se réunit le avril et délibéra que cette fête nationale serait célébrée le 29 avril suivant.
« Considérant, dit la délibération» que cette fête est destinée » à rendi*e hommage aux époux vertueux et à célébrer so- » lennellement l'action de la vie de l'homme qui , tout à la iB fois, maintient l'empire des bonnes mœurs et assure des ci- » toyens à la république, donne aux enfants des pères sensi-