PRÉFACE
I/histoire de Bordeaux, depuis 1789 jusijuà la révolution de 4S30, n'a jamais été écrite ; c'est un vaste champ qiù reste encore k défincher, un sol vierge, une région inexplorée, dont je me permets de faire la description. C'est un monde nouveau qui se présente à nos rcgartU, de nouvelles institutions, de nouvelles mœurs, des hommes nouveaux, des scènes émouvantes et tragiques» des utopies irréalisables; en un mot, un déluge d'erreurs, d'extravagrances et de forfaits, suivi de quelques années de gloire sons fEmpire, et des bienfaits de la paix et d'une prospérité tonjours croissante sous le ^'ouverneujenl conslilulionnei do la Restauration. Eli 1789, on commença la réforiiie politique avec de bonnes intentions; mais les hommes qu'on ciiar;^'(M de refaire les mœurs, les usages et les lois, en refaisant la Constitution, ne regardèrent qne l'avenir, et se mirent à courir en avant sans tenir compte chi passt' et sans savoir précisément où ils allaient. On voulait réforimn lesabus, et l'on abusa de la n lorme: les passions et les préventions des législateurs passèrent dans les lois ; et agissant sans règle, courant sans guide à l'inconnu, on bâcla bien des chartes, et l'on finit par rendre la loi athée et la France impie ( { iiijj^oiivernable. On crut pouvoir donner une nouvelle vigueur à la tige de la vieille Constitution du pays en retranchant ses rameaux laxuriants et inutiles ; mais on iinit par déraciner Tarbre loi— même, qui avait, pendant tantiie siècles, étendu sur la France son ombre tutélaîre. La vieille monarchie fut sacrifiée pour une Constitution éphémère, qui en enfanta bien d'autres, mais qui toutes ue ilevaitJil vivre qu'un jour !
Bordeaux prit une part active k ces aborliis eiïorts de rénovation : on y croyait voir l'aurore d'un beau jour ; hélas l ce ne fut qne la lumière crépusculaire du soir; on allait s'abîmer dans les ténèhres ! C*est avec des documents authentiques et inédits que j ai entrepris de décrire les agitations de nos clubs, qui, à 1 instar
de ceux do Paris, s'organiseront pour le désordre, démoralisri ent le peuple, cl liuircnt par répuhlicanisor la inonarcliie ; c'était la fièvre de la liberté naissante , renfauteiuenl de la démocralie ; c'était l'anarchie passant des intelligences dans les faits, et se personnifiant enfin dans des monstres tels que Rolx spic i rt , à Paris, (!arri(M\ à Nantes, Lncombe et consorts, h IJordeaux. Une ombre luueslc Yoiiait alors le beau ciel de la France, et annonçait au monde étonné des jours mauvais et de déplorables malheurs 1 Le roi-, l'un des meilleurs rois que le ciel ait donnés à la terre, se vit forcé de descendre du trône de ses pères pour aller s'asseoir sur rinfàaiu sellette des coupables; et ce fut à un «^'éncreux enfant de Bordeaux que ce prince malheureux eonlia la défense de s(in innocence contre ses sujets ingrats et égarés, devenus à la fois ses accusateurs, ses juges et ses bourreaux I Nous sommes aussi heureux de pouvoir dire que ce fut un élève du séminaire irlandais, à Bordeaux, un noble enfant de la verte et trop naalheureuse Érin, festimable abbé Kdgewortb, qui, sans suiici delà vie, sans crainte de la mort, monta sur l'échaiaud avec la royale victime, pour préparer sa belle Ame, par les consohitions de la religion, au grand passage du temps à l'éternité, et pour lui dire, comme un dernier adieu à la vertu méconnue et malheureuse : « Fils de saint Louis, » montez au ciel! » (1].
(1) L'abbé Edceworth appeiicnaU k une ancienne et respectalile fatniUe, en Ir> lande; il vint k Bordeaux dans le printemps de 1762, avec M. Ridiard 0*Rcniy ; mais ne Uouvant pas le sèniBaire Irlandais de cette viUe conTenablemeni organisé, Bdgeworth partit bientôt après pour Paris, où il se fixa, et le jeune O'Reilly alla faire ses études m coUcge de la Propagantio, à Rome , où il fut ordonné prâtrc. Rentré dans sa patrie, le jeune abbé O'Rcill}' fut nommé coadjuteur de révtVpic Kiliiarc, et fut sacré dans sa » luipcUe domestique , a Kilciuk. Nommé plus tard archevêque d'Armagh, et primat de toute l'Irlande, M^^ O'Iteilly laissa dans sa patrie de pieux et impérissables souvenirs. Il mourut le 31 janvier 1818, k Droghcda, ii l'âge de soixante-onze ans. On a publie sur lui une notice biograpiiique dans ÏAmi 4e la Religion, \m\e IG, H7, page \\\.
Il no faut pas le coiifoiolre avec un autre pu lat de la môme famille, l.<»r<l Fan» 11 0'l{i illy, (il cédé évéque de Kilmorcen 1891. La mort de ces vénérables i»ontifi s, suivie de prcjs de celle de parents chéris, et de presque toute une noroheeuse faiiiillr, une santé réputée alnrs trop faihlo iwur supporter l'atmosphère brumeuse et iiialsaiiio des lies Britanniques, sont la cau.se que l'auteur de cet ouvrage se trouve maintenant sur les bords de la Garonne.
La France ii cul plus de roi ; des niisérables s on liront les tylans. La couionne du petit-fils de Louis XIV gisait dans la boue: le nouveau souverain, le peuple abusé, se coiffa du bonnet rouge, et après avoir brisé le sceptre, se fit un autre symbole de sa puissance, 1 iiiipiioyahlc et trop coiiipiaisante guillotine ! L'écho de notre place Dauphine s(Miible apporter encore à nos oreilles les deniers soupirs de nos trop nombreuses victimes, et les gémissements des familles inconsolables de notre cité I Jamais peuple n'a gémi sous une si lourde, si humiliante et si épouvantable tyrannie, que celle de nos démocrates devenus rois. Une fois maîtres du terrain, ils voulaient tous monter sur le trône : ils se disputaient les lambeaux du manteau royal, se repoussaient, s'accusaient, s*entr'égorgeaient tour à tour. La Révolution, comme Saturne, disait Vergniaud , dévorait ses enfants ! C'est bien aux Français d'alors qu'on jK»uvail appliquer ces vers, qu'Homère adressa à ses compatriotes :
Trop de chefs vous nuiraient : qu'un seul homme ail Tempire; Vous ne sauriez, ô Grecs! être un peuple de rois; Le sceptre est à celui qu'il plut nu « iel d'élire Pour regaer 9ur la foule et lui dicter des lois.
(itkule, 11 vers,â04).
Les Français ne le comprirent que trop tard ; mais les Bordelais ne furent pas les derniers à secouer leurs cbaines à la face de
leurs oppresseurs, et à leur deniauder compte de la vraie liberté, l'antique apanage de la France.
Cest avec une véritable douleur que je raconterai les afiligeantes scènes de la terreur à Bordeaux , les atrocités de nos sans-curiotteg, les boncberies de Lacombe et les drames sanglants de la place Danpliino ! Il nu liMidia enregistrer dans mes colonnes les noms et les jugements des victimes; il laudra aussi parler des bniynntcs folies de la fête de la déesse liaison, et rappeler les plus brillants traits qui ont signalé la vie politique de Vergniaud, de Guadet et de nos Girondins bordelais. De courtes notices biographiques sur ces hommes, (|ue nous pouvons appeler les fondateurs de la république française , ne seront pas sans intérêt :
Diyilizeo by GoOglc
tout ce qui louclic à ces géants de la tribune oe peut manquer de charme pour les habitants de Bordeaux.
G*est avec un sentiment d'admiration respectueuse que je m'arrêterai un instant devant la grande figure de Napoléon , ce soldat
heureux, couroniK^ de gloire, ^Tand comme sa renommée, incarnation du génie militaire, que la i'ortunc suivait partout pour lui tresser des couronnes. Après avmr imposé silence an peuple , ce singulier souverain en haillons, il vint dans nos murs, traînant à sa suite des rois captifs, ordonna la construction d'un pont monumental, disposa des restes de l'ancien chàloaii de Vauban , fit réparer les tlèches aériennes de la primatiale , el laissa d'autres souvenirs aux Bordelais » étonnés de sa gloire et reconnaissants de ses bienfaits.
Mais ce brillant météore s'éclipsa en 1844, époque fameuse dans les aiiiiules du pays, où des Bordelais, hommes de tète el de cœur, osèrent publier leurs vœux et demander tout haut ce que Wellington et Boresford ne voulaient pas leur rendre ; c'était le 12 mars! (4).
Quelques mois s'écoulent , et une barque légère rapporte en France l'homme phénomène qui s'était assis sur le trône de Louis XIV. Clausel arrive, et la fille du roi-martyr, l'orpheline du Temple , dit un adieu à notre cité , où elle avait trouvé des amis et fait des ingrats f Les aigles de Napoléon reprennent leur vol, et s'abattent bientôt après dans les plaines de Waterloo. Le grand capitaine, qui réunissait en sa personne Alexandre, César elCharlernagFie, désabusé enfin de ses rrvcs de gloire, va, triste captif, nouveau Prométhée, méditer à Sainte-Hélène sur I mconstance de la fortune, la trahison de ses amis, et sur la seule chose qui ne change pas, la religion , (]ui le consola sur son lit de mort et qui bénit sa tombe !
Dans le cours de cet ouvrage , on verra paraître (juelqnefois siu" la scène de l'histoire des hommes dont les noms et les excès
« (t) Le marquis df Welipsicy et ses ('ftII^g^l(>s, les ministres du roi d'Anf-'Ioterro, » dit M. Thiers, se bouriaicnl peu de i( t;iMir li s Hoiirbons en France; ils étalent - priMs ;i irailpr ,'ivec Napulcim. > ( Ilistun t' (tu touftulatf tome 12, page 107).
Nous mettrons cette vrrile dans tout son jour.
Diyiiizeo by GoOgI
ne sont nraDienreusenient que trop connus des Bordelais; mais l(s fautes sont jHMsornielles ; et les erreurs de beaucoup de gens^ eu temps de révoiutiou, ne sont, en général, que les écarts de rineipérience, d'une fougueuse ou ignorante jeunesse, le fruit de conseils dangereux , ou le résultat de rentraînement de mauvais exemples. Faut-il voiler les excès? Mais non : le moraliste en tire grandes instructions pour l'iMiiiiaiiité, et les désordres du père âont souvent d'utiles leçons (x^n les enfants. Les cacher, ce serait mentir à k face du monde et méconnaître le noble devoir de l'historien.
a Testime , dit une de nos grandes célébrités historiques et Tiiiers. » parlementaires, j'eslinie (pi'il n'v a rien de pins condamnable, Hïîûnre » ioi-squ'on s'est donné spootaucmcnl la mission de dire aux du Consulat. i hommes la vérité sur les grands événements de l'histoire, que tome xii, K de la déguiser par faiblesse, de l'altérer par passion, de h sup- ATertissoment» « poser par paresse, et de mentir, sciemment ou non, à son siècle » et aux siècles à venir. C'est une espèce de mensonge , dit Fleury, » (|ue ile ne dire la vérité qnh demi. Personne n'est obligé d'écrire » f histoire ; mais quiconque l'entreprend, s'engage à dire la vérité Dimun iv.
1 tout entière Si quelquefois il parait censurer les personnes
1 dont il parle, c'est la faute des coupables et non de Thistorien. »
Nous louons, nous lionorous tons 1rs sentinienis (pii ornent le foyer domestique; nous respectons tous les bens qui raltacbent les enfants an père , les jeunes rameaux au vieil arbre qui les a produits : c'est une loi divine ; et rien de plus édifiant que de voir rafiection filiale, l'amour conjugal, et une tendre et vieille aiiiiiié se créer des idoles ponr perpétuer les sonvenirs de ceux qui en étaient les objets ; mais l histoire n'est pas obligée de leur apporter son encens. Son burin ne doit servir ni à accréditer ni à consacrer des réminiscences mensongères. On s'aveugle souvent sur les torts de ceux qu'on aime; on les croit meilleurs qu'ils ne sont en réalité; mais la vérité perce les ténèbres dont l'alTeclion l'enveloppe , et fait tomi)er le bandeau qui nous privait de la lumière. Un éloge non mérité est comme le parfum de la rose que vous flairez le matin ; le soir, il n'en reste plus rien. L'amour se plaît dans les illusions, comme l'enfant qui ne voit les chosesqu'à
demi, dans la douteuse clarté d'un agréable crépuscule. Laissez venir le grand jour, et Tenfant verra bien autrement les ehoses.
La vérité peut ue j)as convenir à tous; mais on a beau la couvrir d'ufi voile impénétrable , elle le pénètre et le déchire ; elle se rend toujours plus ou moins apparente , malgré Taction délétère du temps et des hommes , et finit à la longue par conquérir les honnnages de ceux-là mêmes qui n'en voulaient pas. Où en serions-nous, {çrand Dieu! si après leurs foifaits, les méchants pouvaient les ensevelir (hms les ténèbres, et se draper audacieuscmentdans leur innocence affectée 1 L'histoire est un des grands agents de Dieu ; elle met les hommes et les choses à leur place.
Ces observations peuvent avoir leur utilité; cependant, dévoué par mes devoirs «\ une mission pacifique, était-il nécessaire de pn' venir mes lecteurs que je ne chercherai jamais à déplaire, encore moins à offenser ? Sans autre autipalhie que celle qui s attache au mal; sans autres sympathies que celles que Êiit naître le bien; sans amour, sans haine an milieu des vieux partis qui ont longtemps occupé et occupent encore la scène de la politique, je n'avancerai rien sans en avoir les preuves et sans m'appuyersur des (Icieumeuts authentiques et pour la plupart inédits. Dans l'exposé des laits, je veux toute ma liberté ; mais dans les inductions que la morale ou Taustère logique doit en tirer, je tâcherai toujours d'apporter un esprit de modération et de charité qui ne nuira en rien h la vérité. Je n'ai qu'un vœu : celui d'être juste envers tout le monde, véridique, impartial et complet; je n'ai pas de coterie à flatter, ni de passions poUtiques à exploiter. Je n'ai qu'un but : celui d'être utile à mes concitoyens, et de devenir auprès de la postérité la voix des siècles passés cl l'écho de la vérité.
Je me suis arrêté, dans iiuis «tu (piatre chapitres, sur le schisme constitutionnel à Bordeaux; j'ai cru devoir le faire, car c était Tune des plus grandes plaies de Tépoque ; c'étaient de nouveaux embarras, surajoutés à ceux déjà trop grands et trop nombreux de l'administration civile , c'étaient d'énormes difficultés, qu'on croyait surmonter par la force ou trancîier avec le sabre, mais qui renaissaient et s'étendaient sans cesse, ])his sérieuses et plus menaçantes. Pour mieux assurer son triomphe, la démagogie aurait
Tûnhi inspirer ses idées à tout le inonde, contrâler la croyanro,
s'inler|)osei «nlie l'Iiommc el son Dion, eiuliaîiicr h* si niiniiMi! religieux, et asservir ce qu'il y a de plus libre au moude : la raison, la pensée, la liberté de la conscience.
PaTaîs em- un instant qu'il fallait garder tous ces détails pour YHûtùire de F Eglise de Bordeaua , que je me pro|)ose de publier plus tard; mais ils tonrhaient de trop piî'saux int<'Tc^(s temporels pour les passer tout à tait sous silence. Lesallaircs (politiques et religieuses s'identiliaient, se mélangeaient, se confondaient tellement dans les faits administratife comme dans l'esprit des législateurs d'alors, qu'il m'eAt été impossible de ne pas pairier de ces dernières. J'ai jîlisst^ rapidement là dessus; iuais ri'vjn*b<5 que l'en iais, quoique succinct, sullira pour njontrer les fâcheuses conséquences qui résultent de l'impoUtique et insoutenable confusion des pouvoirs civil et ecclésiastique. Le schisme, à Bordeaux comme à Paris, n'était qu'une inspiration de la politique républicaine: c'était I intervention directe des laïques dans les affaires ecclésiastiques, l usurpation du pouvoir spirituel, et son asservissement aux besoins et aux exigences de quelques sup|)ôts de la démagogie impie ; c'était une tentative folle et abortive de Tincrédulité, à rimitation de TAngleterre, pour faire du sacerdoce une spéculation, métaniorj)lioscr les prêtres en agents de police, et tlélaciierde Home, centre de l'unité, mère etmailresse de toutes les Ëglises (lu monde, la patrie de Charlemagne, de saint Louis et de Louis XIV. Tous ces efforts ont échoué à Bordeaux : le conslitutieimalime religieux de ces bâcleurs insensés de chartes et de croyances n'a pas pu s'établir sur l'anli(jue siège des Delphin, des Léonce, des d'Aviau, où le schisme et riiérésie n'ont jamais pu I r< iidre racine. Toutes ces matières paraîtront in eoileiiso daus ïHistoire de tEglise de Bordeaux.
Le public voit maintenant le tableau que j'avais à remplir : le sujet était vaste , neuf et intéressant ; c'était une voie nouvelle et jus(ju'ici inexplorée : je l'ai parcourue de mon mieux, avec la conscience de mon devoir; mais aussi avecla juste appréhension de ne pas répondre à l'attente des savants et aux espérances des Bordebis. L'ai-je bien fait? C'est au public éclairé de le dire.
Tous \es driCumenU, toule*i les f>l»<^TVtjtioii> qui j^tiimmi stTVf r à comj>léter ou a leclitier mes asserlioiis, seroiU ixt^us avec r*. — connaMMance> L'amour pateniel pour ce iioo¥eaii-né, que je présente aoi regards da monde, ne m'aveuglera pas sur ses défiiats ; rien n'est parfait iei-bas : le bean ciel de Naples a sonvent des nuajjes; il y a de la fan^^e [larmi les sables aiiritëres «lu Pa< l<»I<* , el liolie belle GaioQoe ne mêJe-t-clle pas ses eaux bourbeuses aux limpides eouraots des gaves de nos montagnes^ A défaut de tont antre mérite, j'aorai ao moins celui de la bonne volonté; et je n'hésiterai pas on instant à dire avec Pline : « Nous ne doutons /I pas (ju'il ne se soit çi\i9sé des fautes dans t e travail de longue » haleine, car, comme homme, nous sunrmes sujet à l'erreur, » et nous sommes d'ailleurs chargé d'autres affaires (I). » Je ae me récrierai pas contre la sévérité d'une critique impartiale et consciencieuse : elle est toujours utile et souvent nécessaire. Je m'estimerai hcurcox de pouvoir, par les conseils de mes amis, rectilier mes jnjîciiients et rendre liommage à la vérité, en eorricreant mes lautes. £a utilisant les doux loisirs de ma solitude, je n'ai eu qu une pensée : celle d'employer utilement mon temps, de me procurer les agréables distractions de l'étude , de rendre quelque service k la génération qui s'élève dans ma patrie adoptive pour reinphn ( I < ( lii ijui .^ en va. Qu'il me soit permis de dire, avec le poète de Hume, à ceux qui vicudroni après nous :
..... Juvrnfx illic et facta dome-slku vùbi», Sœpe tibi pater est , sœpe Ugendm arm.
OviD, -- Foii.f Mb. i.
Ici df vus ajeux vuiii» IruuvfrfZ Thistoirc; Lisez (Jonc, BurdeUiis, ces litres de leur gluire.
(1) Née âubUamut mnlta eue quff et not prœterierint ; homine* enim *mmi* et oeciipati itffiniM, Pux., lib. I.
GOMPiiTE
DE CORDEAUX