‹ Histoire complète de BordeauxChapitre 70 sur 172 · IM · texte numérisé non relu

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« mmf «1<* ht S«Kt»'t»' ile surveillanci^ df Bordcuix, fjiril a toujours rU't Livri* IV. ■i (lirifjr piir les principes du vrai rivisnu», v\ t]m-, thms toutes lus ocoa- Chaj». 8. « siuiu», jusqu'au nioiiicnt de boa erruui', il u bouluuu aveu fermeté et ~~ » «range ks iBiërëlsde hpatrie; ordonne qiftt seneuMeHAimpnis » en liberté, le 4 ttemMor an II (» juillet 1794). » muta»*.

MaouHon (Jean), prêtre, nattf de Qoeylns (Lot), Agé de vingt^eept •M, condaiiiiic à mort. (Voir MoUnier].

MoiMCR ;Jcan i, agriculteur à Coutras, âgé de soixaiilp-trois an?;, ac- ''ust^ ronime suspect de uuMiéraiiUauie et d'uifiouciance pour la chose

«La Gomaisiion mOttaire, sémite k Uboame, conaidéfeiit que Tao- » coié, d'après «m propre aveu, a mérité d'être taxé d'insoneÎBDce; • qoe, daue une république, on est grandement coupable de ne pas se

k prononcer avec énergie en faveur de la liberté;

» Coiutidéraiit , néanmoins, qu'il a mis dans ses rôpnnses une fi an- » eh\se qui décèle une âme faite pour s'élever à la liautcur réputili- » rame, etc., etc.; ordonne qu il sera Bur-l&-cbamp remis eu liberté, lu » 48 bnunaire au 11 (48 novembre 4793). »

MoasoBn (Gnittanme), comnyssioninbre devins, demeurantiLiboamc, âgé de vinglHieof ans, aecusé (avec Piffon) d'avoir prèehé dens les couk ■unes voisines de Libouriic les doctrines des Girondistes.

« Il résulte <los réponses desdits Piffon et Mnunior, qu'ils uo w .«.ont )t fhargés (k' la mission que leur avaient donnée les sections (|ue dans » i'iiileiilioii de servir la république, et que leui' déniarclie n'avait pas » pour but d'entrer dons les vues larfides de cette €k>nuni86ion mou»- » Imeose, qui, sotti les dehors du répnMicanisme, a été la cause de » leur malbeureuse erreur;

• » Après avoir eatenda les W^onses des prévenus, accusés d'être allés » dans les campagnes, distribuant l'adresse pcriide de Roujol, qui dis- » tillait à chaque ligne le poison du fédéralisme et du royalisme;

» Considérant que leur franchise, vraiment républicame , et leurs » fiicullés morales, sout eucore de nouveaux titres à riuduigcucc du » Iribonal, les condamne seulement à être détenus pendant huit jours. » Le S4 brumaire an II (1 4 novembre 4793). s

Moenu (PierrO'^loBepb), prêtre, natif de Londres, en Provence, curé de Lacanau, accusé d'aristocratie; d'avoir discrédité les assignats dans sa paroisse; d'avoir rerélé rinq jours eli«z lui le coupable WormcscUe; (l'avoir diminué ie 2clt- des simples habitants de la campagne pour la révolution, à laquelle leur bonlieur est puriieulièremcnt attaclié, etc.

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comiissi ON

«ILtTAlU.

Une iV. Gondtnmé & niAri, et se» biens «onflsqués, le fi Mmaife an II (U d«ciwp.8. ceinbre<793).

Mn i rn Jt aii-l{a|)tistc;, chef de manège, natif de- Ljixeiiiboai^, Ifé

de (juaraiilL'-fjiialrc ans.

« La Commission militaire, convaincue qucMulIcr, Dcsnniaud, Pag«-s » de la Bouisscttc, Fumcl, Cavaza (voir ces mots), se sont montrés ks » ennemis de la révolution et du peaple, en désirant qne les Fraoçtî»M » livrassent aux Angl^; en écrivant des feuilles ari8toerati<|ueR; en » tramant la diaselQtion de l'unité et de Tiodivisibilité de la république;

» Convaincue que, sons tous ces rapports, ils doivent être rangés » dans la clause i]v''^ aristocrates et des ennemis de la révolution; or- » doiint i|u ils. Mitiiront U peine de mort , et diV-larc leurs biens confis- » qués, etc., etc., le 9 thermidor on II (27 juillet 1794).» Mvuca (Jeanf>lacques; , natif de Magdebourg, en Pruaie. « La Commiaoen mîUlairef convaincue que le seul reproche qu'oo » paisse lui Mre, c'est de n'avoir pant-ftire Mt pour ta patrie des dons » proportionnés à sa fortune, ordonne qu'il sera mis en liberté. Le tri- » bunal a v« une nouvelle marque dp patriotisme dans I<^n dons iju'i! a » faits à la patrie, d'une Romme do .lOJino dont 10,000 pour le iia- » vire le Ikx-iiAmbés ; 40,000 iiour 1 hospice, 7,000 pour les sans-cu- » lottes, et 3,000 poor le club natioiMl. Le 4 gwminal an H (il ntn »l79i}.)»

Nauiac ( Jean^ptiste) , ralllaeiir, de Bordeaux, tgé de trentenienr ans, fit prouver son patriotisme et Ait mis en liberté le 46 messidor anil

(4 juillet 1794 .

Nai- Elizabt'tli , scr\aiiif chez (iuadct père, à S?tint-Éruilîon, iMiive de la comiiiuiie de Saiut-Xartiii, âgée de dix-huit ans.

« La CommjsMon militaire, convaincue qu'Élizabeth Nan a veula » «piittcr Guadet père du moment oti elle s^est aperçue qne sa ntaisoe » devenait suspecte suit bons citoyens, et qu'elle en fut empêchée par » sa tante Bermfan (voir ce mot);

» Considérant que son ignorance et son jeune âge lui ont fliit prder » le silct)cp en faveur des conspirateurs cachés dans la maison deCHa- » dci, et que, par suite rte cette mémo ignorance, elle ne savait pas » qu'ils fussent hors de la loi;

» Ordonne qu'elle sera mise en liberté le 3 thermidor an II i^l ju'I- » Ict 4794). »

Naoté (Jean), marchand de toile, natifde Bordeaux, âgé de cinquante* doux ans.

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— fi3 —

n Lecture ayant t-té faite de sa forrcspomlnnce, il en i rsnllc dans Livre IV >■ plusieurs Ifllres. il a montri- une pll^^ill;lniInit<• iiidij^iie d'unlinii répii- Clup. 8. V blieain ; qu'il s'est écarté des principes d'après lesquels les hommes de ~~ » coitleur ont recouvré leurs droits;

» Gonsidéniit que, sous ces rapports, il est grandement coupable; » mais pesant dans la balance ses vérins privées et plusieurs traits R sa \i6, qnî prouvent son humanité et même son attachement pour la » patrie, puisqu'il a envoyé deux de ses neveux pour la déTandre contre » les despotes ;

» Considérant qu'une e on lm lion fraternelle suflira pour le porter à » lahautem* de la révoluliun, puisqu'il a une partie des vertus sur le»- * qndtes eDe est fondée.

» La GoDuntaion militaire le condamne à 15,000 liv., dont S0,000 » applicables à un hospice favorable à rhumanité, «{ue les représentants «doivent incessamment établir à Bordeaux, et 5,000 pour les san.<^ i> nilnttr-s de ri'ite ville; lui accorde trois mois pnnr le paiement, et le » met en libei ti' le 7 ventôse an II il'ô février IT'.li^. »

Nu\£T. i^Yoir i.émud fwrre), dit Nu.net, de Libom'ue, marcbaud, âgé de quarante-deux ans»

NoHUBADa (GuUaume), négociant, natif de Vttleiienve-d'Agen , tgé de cinquante ans, produit plmieurs bonscertïAcatsde dvisme, qui pnulenl qu'il est bon patriote, ïmx père, et qu'il a désiré le triomphe de la Kbprtf'. Il fut mis en liberté le i'.i vciiIùm- an II 13 mars 1794 .

Orui: (Clau(lt'-Nt('ola!^Mnne\ natif de TliMiiars i Deii\-S<>vrcs) . îv^C- (le quarante-cinq ans, associé et ami de Saint-ticorgo, qui était accusé d'artstocratie et d'avoir tenu de» propos contrenrévolotionnaires. Orré, MCnsé d'avoir suborné des témoins et de leur avoir donné de l'argent pour déposer en Ihveur de Saint-George, dont il était le défenseur olBrieux, etc., etc.

« La Commission militaire, eonvainene qno Saint-George a tenu des » propos contre-révolutionnaires; ([u'il a parlé en faveur des brigands x de la Vendée: qu'il a refusé d'acccplt*r la Constitution, de. etc.;

h ConvauK-ue qu'Orré est coupable d'avoir voulu produire de faux » tteloins, anxqads il a donné de l'argent, pour les engager à en imposer > i la justice ; que si la loi punit de mort les foux témoins, oeloi qui a 0 tâehé d'en suborner est encore plus conpaMe; qu'il partageait lessen- » Uments de Saint-George, etc., etc.;

» Ordonne qu'ils suhirnnt la peine de mort, et que toub leurs biens « seront confisqués au profit de la république;

9* Part. 1. 8

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MlLITAIItE.

Livii- IV. » Cocttidéraiit qne les répnbUcains Jean Hiveroerie,Fliitiaitx etBroniA,

Cbup. 8. „ „ Qiit reçu l'argent d'Orré que pour !<• ciémasqucr, et sont venus livrer ~~ » à la Commission militaire oae somme de 100 liv.* qui leur avait été » fompléc, tMc, i tr.-.

M Voulanl, au uuuide laiialioQ, toujours reconnaissante et généreuse, » les mettre à même de secourir leurs familles, et prouver que la vcrto >i n'est jamais sans réoompeose, leur accorde à chacun 400 liv., sic. » Le SB germinal ait II (47 avril 1794). »

Pahan (Bernard), dit IfASSir, ci-devant abbé Ae Suinte-Colombe, naiif de Clermont, district de l>a\, commis maiThaml à H(»riit ;ni\ (1c|)uis 1790.

« Accusé d'aristocratie; d'avoir (•()ii>pir('' contre riinité dç larépuUia que; désiré le rétuhlissemcnl de iauiicu réguue, eli:., etc.

» L.a CouiQiission militaire, convaincue qu'il a été rangé daiu> la classe » des artetocrates, n'ayant fréquenté que des fluiatiques et des prêtres I» rebelles aux lois, etc., ctC4 qti'U a 4té un des auteurs des troubles qui M ont «1 lieu à Bordeaux à la suite des journées des 31 mai, \'^'c\ 2juin » derniers; qu'il a partagé les sentiments liberticides de la Connnisdon )> pvi'tt iiiliie j)n|iiilairc; qu'il n'a paru dans sa section que pour soutenir » Itî i lul) lie iu Jeunesse bordelaise, dont il était le secrétaire, etc.. etc.; » ordonne qu'il subira la peine du mort, et que &e& biens .seront conlis- » qués, le 8 germioal an U (98 mars 1704).»

PAOcAav (Pierre], garçon de magasin, né à Rouen, âgé de vingt-m ans, condamné à Atre détenu jusqu'à la pain, le 45 frimaire an II (S décembre 1793).

Pages hf. i.a Hoi issettk (.lean-Baptistel, propriétaire, figé de soixaiileirfîi7,e ans, né à Bas, district de Cabors (Lot). (Pour le jugement, voir

Huiler).

Pailhas (Vtctoriu), natif de Saml-Scver, denieurunl à Liliuurnc, Ag^ de trente^liuit ans.

Accusé d'avoir porté dans les communes voisines les bunelins de b Commission prétendue populaire ; d'avoir publié les principes de cette Comnw'ssion. Il avoua ses erreurs, mais allégua sa bonne foi, et crofait réellement servir la république.

On se nionlr.i indulgent envers les bomnics failik':^ et ignorants; on a eu égard à sa conduite civique et à la jinrclé de ses intentions; inatj» pour lui apprendre k réfléchir lorsqu'il s'agit dedénarches qui peuvent nuire à la répuMMpte, le condamne à biH jours de prison, le If brumaire an 11 (l*' novembre 4793). (Vpir Durmâ fJem^^ptbttJ, qai Att condamné avecitii le même jour, pour les mêmes moiife).

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COMSISSIOX ValTAMC.

Pai I AXHM (Arnaud-Antoine}, libraire, ftg^ do qaar mtr-f inq ans, con- Livre IV damné à mort eomiiie fédéraliste, le 27 prairial an II (l'S juin J79i). *'*'«»P- *•

Paim\df fPjprrf' . mtif de Pamiers ( Ariége), âgé de cinquante ans, demeurant à Saint-KnnUon.

« La Commission militaire, cuuvaincuc qu'il a adhéré aux mesures * libertîddes de la Gonmiissioii prétoidue populaire; qu'il a eu la fai- » Uease de reAiaer la place de maire, à laquelle il avait été porté par la » GODfianre de ses concitoyens;

» Considérant qu'il s'est empressé de rétracter son adhésion, etc.; »t que son erreur momentanée cl sa faiblesse , en refusant la pince de » maire, dans laquelle il anrait pu éJre n!i!c h la répuMifinc vl à ses » concitoyens, sont assez punies par deu\ mois de détention, ordonne » qu'il M» Mr-k^hamp remb en liberté, le 19 brumaire (9 noTcm- »bre4793}.i»

PAMBTiaa (Simon), prêtre non-conformiste, figé de solicantc-quinae

ans, condamné h mort pour n'avoir pas prêté le sernn>nt, pour n'avoir pas accepté la Cnnslitiitinn et rontme ayant favorisé des conspirateurs mis hors de la loi. le 3 thermidor an II [21 juillet 1794" ,

Paris Simuiii, ancien professeur au collège de Bordeaux, aelucllc- ■ent juge-de-paix, natif de Ncvers, demeurant à Bordeaux.

c La Commission militaire, convaincue que Paris a toujours professé m des sentiments inciviques; qu'il n'a eroployi ses talents que pour jus- » tifier des aristocrates connus, tels que Lumière et Au^ste Jounra, » dont les têtes sont tombées sous le glaive de la loi;

» Convaincue que . sous tons les rapports, Bouet, Vigneron, I)rs\i- » gnes i eoir ces mots) et Paris, (IoimmiI Tin' rangés dans la rlasM" des M aristocrates et des ennemis de la révoluliuii; ordonne qu'ils subiront » la p«ne de mort, et que leurs biens seront conllsqués, le 29 prairial » an n (17 juin 4794). »

P&TT (Bernard), dit Do RAtrr, conseiller au Parlement, natif de Bordeaux, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 28 prairial an II '16 juin 1794).

Pacze (Léonard^, porteur d'eau, natif i!c Dursne, district de Férigueux, âgé de quarante-sept ans, condatimé à mort eoninie connaissant les lieux où se cachaient les prêtres et les aristocrates, et refusant de les filtre eonnattre, le 46 messidor an II (4 juillet 1794).

PmoTTo (Charles), banquier, de Bordeaux, âgé de dnqoanle-trois ans.

« Accusé d'avoir poussé Paristocralie, uiémc sous l'aucicn régime,

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Livre IV. n jusqu'à prétendre qu'il desccndaii de la Ikmilte de Lcvi, et qa'il était, Chap. 8. pj,. ççin ijjôme^ ]e proniior nol>le du royauiuo; d'avoir platement fait " )i sa cnur aux rois, et de leur avoir élevé des statues; d'avoir montré )) do la hnine pour 1rs ou\ricrs, en leur refusant leur juste salaire . etc.

» La Commission militaire, convaincue que 1 Uonuue qui idolâtra les » rois, et eut l'orgueil de vouloir, même sous randen régime, être » au-dessus de tons les nobles, ue pourra jnvais être l'ami de la li- » berté;

» Ayant, cependant, égard à son empressement à acheter les biens î) nationaux , quoiqu'il ne puisse avoir en vue que ses propres inlérOts )) partieuliers, le condamne à une amende de <, 300. 000 liv.. dont un » million au prolil de la répuLlique et 200,000 pour les sans-eulottcs » de Bordeaux; et jusqu'au paiement de cette dernière somme, il gar- » dera prison close; il lui est accordé trois mois pour le paiemenl d« » mOlion restant. Le 36 frimaire an II (46 décembre 4793). »

Pblet n'A\Gi ADr. Tiir qui s' , ancien conseiller an Parlement de Bardeaux, né à Bordeaux, âgé de soixantn-qiiin/p ans.

« Accusé d'avoir, pour lu n'vohitioii. la liaiiu' la plus proronilf ; (|■a^oir ï) envoyé son lils grossir ic iiuaibi c des émigrés; de l'avoir excité à se » rendre à Coblentx pour servir contre sa patrie ; tandis que ce ttebe » demandait à rester à Bruxdtes, pour ne courir aucun danger; de liu » avov bit passer des secours pécuniaires ainsi qu'i d'autres émigré». » L'accusé a aussi été trouvé nanti d'une foule d'écrits iMidant tous aa )) maintien de la royauté, dans l'un desquels on lit cette prière : P^rc )) des Ronrbmn, pnfrnndu retllc sur nous; snuvc Louis, sauve In reiiu )» et le fils. II résullc im' iiu' d aiUn s lettres, qu'il correspondait avec des » fanatiques cl livh liomiiits qui discréditaient les assignais; et qu'ea

M même temps qu'il déifiait les rois, il se livrait aux emportements les » plus féroces contre les amis du peuple, quil vouait aux plosborrililH » tourments. J'ai rets, dit-il à son ài^ votre lettre de Bruxelles; es^-

» ce là où vous oliticndrez une place? est-ce là que vous vous instruirez » des (Itndirs de votre état ? Vrms n'êtes dans cette ville qnc pour cojh » tenter \otrc pour les jilaisiis; cependant. Ions mis (onqagnons » sont à Colilentz; c'est là qu'on se l'ail connaître. \ ous paniissez ba- » lancer pomr servir dans les gardes nationales de la maison du rat. » AUea idutêtdans les maisons des princes, vous aurez plus de daagcn » à courir; mais de quel œil seriex-vous vu dans les provinces, d'après » l'opinion publique et les préventions lu'i Vou » st « ontre tout ce qui est yt garde nationale et relatif au maiuiicu do la Cun&Ulution ? Cosinieflt

» aliter la crainle du péril avec llionneur et la délicatesse ? Je mlma^fP Livre IV. » nafe bien que tous restiex passif h BrnseUes, etc., etc. »

Attglade écrivit de sa propre main : « Les aflkires prennent nne mciluteare tournure, et je crois iiuc nous ne serons pas loiiL'tcmps sans '^"'""^'""^ B a^nr. Le roi de Prusse, a dit son prain! ('cuver, doit fournir cfrit mille » hommes; on travaille à force aux équipage»? de eanip.if,>nf du (hi* '!' \1- » bret, qui doit commauder l'ariuée impériale, ayant sous ses ordres le » «nréehd BoidiHr. Le roi de Suède commandera la marine. L'empe- » reor a dit k M. de XoatUes qu'il fUsait avancer des troupes du cété de > la Bohême, et qui! saurait bien réprimer l'insolence de l'Assemblée

» nationale J'ai appris les choses qui se sont passées relativement

» aux qualifications qui appartiennent h la personne du roi et h sa di- » mW. On aurait ilc la peine h se persuader qu'il y eût des lioinmcs it .isstv iiisctis»'-s, assez, audacieux, assez téméraires, assez iniprudents, V ei, enfui, péh is lU- toutes sortes d'borrcurs et de lorfaits, pour oser 9 entreprendre jusqu'à interdire an roi tes distinctions qui lui sont pro- ■ près depuis le commencement de la monarchie. Vils individus l vils » reptiles I Ces monstres ne dcvraient41spos être livrés à des supplices » jmqu'ft présent inconnus? Je ne puis y penser sans que mon Ima^- * nation se perde! Après de pareils attentats, ces mallieurcux ne » *le\ raient-ils pas rfre hrisrs ilans un uiorlier nu plufAt déchiquetés wdMiiiiic on ferait d'un animal dont on vuiidi-.iii avdir les ns? »

V La Coniniission militaire, cuuvaiucuc par ( horrible correspondance » de l'accusé, etc., etc.; qu'on a trouvé ehei lui une multitude d'écrits » iBetés par la plus horrible aristocratie, dont les uns contiennent des » prières pour l'afrermissemeni de la tyrannie, pour le salut de cette » tanme scélérate (I], qui «si longtemps corrompu et opprimé la nation » française, et dont les actes n-spirenl le fanatisme el tendent à discré- » ililiT les assignats: qu'il n'est pas d'expressinns adiilatrires dont il ne 1) «itres^c le tyran; tandis qu'il forme Ics souhaits les plus féroces cuutre » les amis de la iit>erté.

B Considérant que ces supplie*» raffinés qu'il a imaginés pour les par* » triotes, conviennent plutét à ses crimes; mais qu'il suffit à mi tribunal » répnUiedn de purger la société des scélérats qui la déshonorent ; or^ i> donne qu'il subira la peine de mort, et déclare tous ses biens conlls- * qués. le G nivôse an II [26 décend)re 1793 . Pi^ussiEa (Jacques], négociant, ancien officier municipal de Bordeaux,

il> CeUc fcuiue. c clail U reiuc.

IILITAUIB.

Livre IV. âgé de «uiMiile-ooze ans, accusé d'avoir envoyé de l'ar^jciil au\ éuiictNip. 8. gr^^ d'^irc égoïste, iitsoiiciant, etc., etc.

« La Gommisslo» militaire, convaineae qu'il a eu des liaisons avec le » président Maurice, ilont les sctitiments cl le runatisme étident géném- » Icaiciil connus; qu'il lui a envoyé des fouds à fiilbao; «pi'il n'a fait so* » ciui sacrilU'C pour la pairie, etc., etc.;

» Ooiivaincue qu'il pourrait cire rangé dans la classe des conspira- » tcuri»; mais ayant égard ù son grand âge cl le l ungeuul M^uleiuenl » dans la classe des suspects, le condamne à être détenu jusqu ù la paix« M et à une amende de 50,000 liv., dont 25,000 pour la république pt » 25,000 pour un hospice d'humanité, que les représentants doivent » inccssannnenl établir à Bordeaux, le 13 germinal (2 avril 17941. » W.ti f. fînitiaii', instituteur, âgé de vingl-hnit ans. natif de Castres. I' A(rn.-,ô il aNuir retenu dans sa maison des effets appartenant an » nommé bouzignc, ci-devant cm'é de Castres, et maintenant émigré ; » de n'avoir déclaré ces effets qu'au moment où il a été convaincu qu'ils » étaient chez lui, et d'avoir par là favorisé rémigration de ce prèut » réfractaire.

» Lafond, dércnscur ollicicux, répond que Icsdils effets n'avaient ja- » mais ap|>arlcim à l'accusé; qu'ils avaient été donnés par Bouzigiic à » sa sœur, en paiement des gages qu'il lui devait, et ajoute qu'il ]>cul » prouver par de bons tétuoigua^es qu'il avait loiyours été bou répun blicaiu.

» Thérèse PeUé, sœur de l'aocusé, affirme et oftw de prouver que les I» meubles en question avaient été déplacés de chez Bomclgne, plus de » dix-^iuit mon avant son émigration; qu'elle avait été sa domestique

n pendant six ans; que ne pouvant lui payer .ses gages, il lui avait donné » un lit. un ( abinet cl quelques antres pfTets; mais que. dçpnis relit M époque, clk-n'inait eu aucune relation UM e ledit liouzignc, etc.;

» Convaincue de tout cela, par les certiiicats des saus-euloUcs di- '» Castres, qu'il était un vrai républicain, la Gomoûasien militaire or- II donne qu'il lui sera compté 400 liv. d'indemnité, et qu'il sera me es » liberté le 27 pluviAsc an II (13 février 1794). >*

Pkmk (Antoine}, pr£tre, natif de Poitiers, demcuraut cbes lacito^enoe liélies, comme inslitnietir des cnTrints qu'elle tenait en pension.

« l.a (ItMiinti'vsiiin militaire, convaineue que i'ernn, pn'^tre. n'aviiit j'U » duiuicr au Iribuuai aucune preuve de patriotisme , un peut , à jti.stc » titre, douter de la validité du cerlilical par lequel il a voulu prouver » qu'il a prêté son serment, puisque tous les bous sans-culottes t'ooi

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» fut arrêter et l'ont confondu parmi ceux qui ont été traduits à Bor^ Livra IV. » deanx ponr dire déportés ; » Convaincue qu'amené dans cette commune, il a pu, h cette époque,

» facilemt'ui t'rfi nipcr an plaivr la loi, smiscîcs administrateurs cor-

aiUTAIRB.

•1 r(>iii|iu>; ijiai.^ qu'il iir peut échapper aujouitl'hui à l'œil \igilant des » républicains, qui ne voient m lui qu'un prèli-c réfractoirc et aristo- »crate;

> Ordonne qa'il subira la peine de mort, et déclare ses biens confis- » qnés, le 4 thermidor an II (29 jnillet 4794). »

Pemtous ^lienry^, condamné à être détenu jusqu'à la paiv et à psyer 1,000 Uv. d'amende, le 13 pluviôse an II ;l" février 1794^

pF.rj>ii.«(AN (Jean), mardiand graisseux, domicilié à Bordeaux, &gé de quouaiiti'-cinq ans.

«Accum'; d lUiiouciancc pour la république; du n'être pas exact au » terviee de la garde nationale, ni assidu aux aasonblées de sa section ; > d'avoir été un sectateur sélé des prêtres fànatiqnes ; d'av(rir signé pour B l'ouverture des églises et d'être, dans le fond de son cœnr, un partisan » de l'ancien régime, et d'avoir voulu, sous le manteau du fanatisme, » aider des prêtres pcriidcs à ramener la royauté;

» Considérant, cependant, son peu de lumit'rcs. etc.. etc., le con- M damne à être détenu ju&qu'àla paix, et àpaver une amende de âO,000 » livres, le H pluviôse an II (30 janvier 1794j. m

FkaamiB (Isaac) , agent de change, né et domicilié à Bordeaux, âgé de Irente-einq ans.

« Arrêté comme suspect d'agiotage ; attendu qu'il appartient i une » dame d'hommes cupides ^jui/ïij qui, par leurs opérations frauduleuses, » ont amené la baisse excessive des changes, la ruine du commen e de » Bordeaux et la Stagnation des affaires, qui a aggravé la misère du » peuple. »

Perrcyrc se défendit bien, et dit qii éUirii juif, il avait toujours béni la fêvalKtion, qui loi a donné mw exittcnee eivilc; qu'il l'a soutenue par Ms discours et des fatts, a fait des dons à la patrie. Il a été mis en liberté le 13 niTdse an U (3 janvier 1794).

Pekriee Alexandre), propriétaire des barraques de la foire, né à Bordeaux, âgé de quarantc-.sept ans.

« La Commis«îion militaire, convaincue que Pcn iiM- a ouvcrteincni * manifesté des sentiuit'iit s royalistes; qu'il a proviMHic une insurrection » dans la section n*> 5, à 1 clïet d'aller désarmer les sans-culottes de la •tedion Franklin;

COMMiSSIAX ■lUTAïaS.

Livre IV. » Convaiiieiie qn'il a ^ un des plut ardeuts prosélytes de la Société Cbsp. ». de ]a JeaaesM bordelaue, etc., etc. ; quil s'est honoré d'être inscrit » dans on verbalde la section, pour s'être opposé à sa prefession de foi ; » <iae, depuis le < inniiienrement de la révolution, il s'est fait gloire de

» son aristocratie, afleetaiit de ma! faire son service et ayant eu l'au- » daci' d'insulter une {Mit rouille, du concert avec son cousin. Perrier » noeu, etc., etc. Condaiiuié à la iieitie de mort, et ses biens coulîsqués, )» le 4 Ibcrmidor au II (22 juillet 1794). »

Ptxt {Jean-Xavid-^Rstantin], liomme deloi, demeurant à Bordeaux, ftgé de trente-huit ans.

« Accusé, comme meiiil)rr de la Gonunission prétendue populaire, w d'être toujours rauf-é ilans la classe des modérés, des aristocrates; n sons rAssoiiiIilcc constituante, d'avoir déclamé contre Robespierre, » parce que i;c \ertueux léjîislatciir osait, à cette époque, proclamer l'c- » ë^ité, sans laqucUc la liberté n est qu'une chimère, etc. Fut cou- » damné à mort, et ses biens confisqués, le 4ê frimaire an II (6 déeeai- » hre 4793}.»

PsTii-CLAtiLLa {Jea»-Pierr«), nouire, natif de Chartres, demmirast

à Libourne, âgé de cinquante-cinq ans.

rt l.a Conitiiissioii militaire, convaincue qu'il ne s'est pas élevé conuue X il aiinul dù cuntre l.i Coiiiiiiission populaire; que, connue liomiiic » accoutumé à réflécUir, suii insouciance daus m momcul critique, e^t yt au mohis une faute digne de punition ;

» Considérant, néanmoins, qu'il a dooné des preuves non équivoqs» » de son patriotisme jusqu'au 34 mars, et Insn^ après cette époque » mémorable; mai.s \ oulant apprendre à tous les hommes instruitsqu'ils )» ne doivent jamais dévier des vniis principes et de l'éticr^'ic r(''jiii!i!i- » caifis . le cundainnt> à quiiue jours de prison, le 18 brumau'c aii 11 » [H novembre 1793^. »

Petitsao (Pierre-Jeaii), uatif de Raozaii , à^é de soixante-Mpt ans, demeurant i Lugaason, district de GadiUac, exHMitaii'e, coodamoés mort le 27 messidor an II (15 juillet 4791).

PETITEAU (Jean), cnpituinede navire, natif deSaint-Kmilion, condaïuiii' à une amende de 6,000 Uv. , dont 4,000 au {nolit de la républiqii»' ■ i 2,000 pour les |»èrc«i et mères des sans-i iiloiies qui défendent les frontièri^. l.e 40 brumaire an II (6 novembre 1793).

PtvRiEt (Jcau-FranvoisJ, marin, lieutenant du port de Bordeaux, Ig^ de cinquante-neuf ans, natif de Bordeaux. » La Commission militairr, convaincue qu'il a parta^ qoelqHcs

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HILRAIU.

» ta^t^ rct iciii- (uncstf de la grande majorité des Bordelais, sur les prin- Livre IV. j» cipes du club Natiuiial.... ; ayant égard à la franchise qu'il a mise daus ^'•■l''

> ses réponses et aux preuves multipliées qu'il t dcmnées à sod amour » pour la liberté; qu'il a servi la cliose publique avce le zUe d'an vrai

> sansHsalottef et qu'il s'est battu avec le plus grand courage contre les » ennemis de la France, etc. ;

M Ordonne qu'il sera mis en liberté le 15 ventôse an II 'M mars 4794].» Petcaji I Pierre . marchand quincaillier, natif de Bordeaux, n Ai'vmi' d'avoir tt'im. contre les Parisiens et les législateurs les plus m \frtucux, des pi upus teudant à diminuer leur inHuencc si utile à la » chose publique ; mais considérait qu'il avait été égaré par des fattri- » gants, et qu'il avait manifesté des sentiments républkains; Il fut mis

> en liberté le 9 pluviése an 11 (98 janvier 1794). » pEvnovsET Jean-Louis , ci-devant trésoru r de France» CF^evant noble, eulti\atcur depuis la révolution, âgé do soixante-trois ans, natif et iloukilié à Bordeaux.

« La Commission militaire, convaincue que Peyronnet , toujours at- M Uciié à lu cause dans laquelle il est né, et conservant les seuUmcuts » Gberticides des ennemis de la révolution, a entretenu une eorrespon- » dance criminelle avec les émigrés;

» Convaincue, d'aprfcs son propre aveu, qu'il n'a point de carte de » civisme et qu'il n'A point accepté la Constitution r^uUicaine;

" (loiiN .liiifue que, sous tous les rapports. Losctircs. Peyronnet, Casi> lilkm ei (>iiuM i voir ces mots], doivent âtrc raugcs dans la classe des » ari»sluri'alcs. vW., etc.;

» Oiiluniie qu'ils subiront la j>eme de mort, cl déclare tous leurs biens » conlisqués, le 3 messidor an II (21 juin 4794). »

PuCurr (Jean), négociant, âgé de cinquante-sept ans, né et domicilié à Bordeaux.

PiiKi.n>T Pierre , tils dti précédimt, âgé de vingtr-deux ans.

« U résulte tic la IcrUne de sa correspondarrco, quo. roiisiiltant s«'s » ititénMs particiiliri s plutôt que ceux de la |>ali io, il a tait des opéra- I» lions i-ouimcn îales ipii lui ont donné de gros béia-tices.

» La Commission militaire, convaincue que cette correspondance ne » contient aucun sentiment civique; qu'on y distingue, au contraire, * beaucoup d'égolsme, vice trop ftineste i la république; que l'accusé » doit être rangé dans la classe des modérés, etc., etc. ;

» Le condamne à une amende de ;)0,000 liv., dont 40,000 applicables >* à BU lioflpîoe favorable à rbuuianité, que les représentants doivent

<: t» M M I s M U X HlUffAIRE.

Lim IV. » iueessammrat établir à Bordeaux, et 10,000 pour lea saiMHmlattea de Ckaii. 8. y Bordeaux, et lui donne troia mois pour le peiement. Le 88 pluviAse » an II (46 février 4791).»

PiBEitEAc [Raymond) père, courtier de vins, natif de Podensoe, Agé de

soixante-douze ans.

PiBEREAu (Jean) tils, négociant, né à Podeiisac, âgé de viiigt-huit ans, tous deux accusés d'aristocratie.

« La CoouniKion militaire, cooTaincue que Fibereau père «t fils ont » entretenu des correspondancea avec les émigrés, auxquels ils ont bit Il passer des fonds, et dont ils étaient les banquiers, etc., etc.;

» Ordonne qu'ils subiront la peine de mort, et déclare leurs biens » coniisqués, le 27 prairial an H l'i juin n94). w

PirroN ' Aii^înstc ■ , niltivatrur, n;itif et (lonni'ilii' ;i Liliournc, de troitle-^cpt uns, coadainué, eoaune Moniner, à huit jours de détention, le %i brumaire (M novembre (793). (Voir Momier Guillaume).

PiFPtm (François), homme de loi, de Uboume, igé de trente-deux ans, condamné i une amende de 40,000 liv., dwt 7,000 un profit delà république, S,800poarles pères des défenseurs de lapatrie, à Liboame, et 200 poui- Arnaud, orphelin. Le 22 brumaire {ii novembre 17931.

Pns Charlcs-Aîitnine), ex-noble, grand sénéchal au prcsidial de Balas, âgr (le <'iii(|uatue-ilcu\ ans, condamné à mort comme aristocrate, cnucmî de k rcvulution, le 16 prairial au II (4 Juni 1794).

PuBNTSL (Jacob), né{,'ociant, natif dtt Portugal et domieiKé à Bordeaux.

n prouve qu*il a toujours été un aélé patriote ; que les Itères Pimestt)

ont toujours donné l'exemple des vertus publiques; que leur emprcne*

ment à secourir les malheureux et leurs sacrifices pour la patrie ne peuvent !!uss<'r aiirun doute sur leur anionr pour la liberté. 11 (it'posj ,<ifr le bureau ses cerliticals de civisua* de ia commune de Caudéran, eU. 11 fut mis en liberté le 4" vculése an II (49 février 4794).

P19I8A0 (Nancy), râigieuse, native de Bordeaux, ftgée de vingt-deai ans.

« La Commission miliiaiic. convaincue que Nancy Pineau, séduite » |>ar de^^ prt'^tres scélérats, n'avait pu manquer d'adopter leurs seatt- » mcnis l'aiiatiqucs ;

)» Considéi aul, nétumioius, qu'à son âge, son cœur n'est pas corrompu » au point de lui faire déguiser ses sentiments, et que, revenue ée«» » erreurs, pénétrée des grands principes de la raison, dtealtà <l< » bonne foi, en présence du tribunal et du peuple, le senneni d'Aiv

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» fidèle ù la patrie, de tncrilicr sa vie pour elle , de déUOBCer lous les Livre iV. » praires inipostcnrs, dont les principes élaifiitd'f'nspifîn^T nnc doctrine tt qu'ils se ^'ardaient l)icu de suivre* et qu'ib ue propageaient que pour leur propre inlnêl ; c«Bmi«i03i

» Espérant que, par ujic conduite vertueuse, elle reparera une erreur » aussi flmesle à la patrie; qa'eUe deviendra bonne citoyenne, bonne 1* mère; qu'dle n'oubliera jamais le vif intérêt que ses concitoyens loi » ont témoigné, et qui a dàlui prouver que si les répuliUcainssévissent p avec conrage contre les aristocrates, ils savent de même distinguer » l'erreur d'avec le crime;

» Ordonne qu'elle sera sur-le-cliauip mise eu litierté, le i tlienuidor ». an II (22 juillet mV. »

Plamhestiu.. (Voir Lal^tme].

PoLBRO!«^AiKT«>A!(DaÉ, natîrd'Argenteiul, âgddc \ ingt-six ans, attaché auGrand-Théitre. (Voir Coy).

PomiiEas (Jean-Pierre), ex-ooble, natif deBordeaux, Agé desoixantescpt ans, condamné à mort comme s'étant mis hors de la loi, ne s'étant pas soumis h la loi du il germinal an II , et comme iv la révolution, le 9 messidor an H (27 juin 17!>4 .

PoNMiKns Josscl), cinlevanl baron lU- Brcuil, natif de Bordeaux, demeurant à Oissac, âgé de ( iin|ii;iulu ans.

« Accusé d'avoir tenu des propos {nfâmos coittre la fibwté; de ^Itre » réuni ans ci-devant nobles pour renvmver la république; d*av<rfr fait » des réparations à son château, dont le but était, sans doute, de se » fortifier contre les aniis de la liberté ; d'a\ oir conservé dans ses p»- » picrs un bulletin manuscrit de la Commission prétendue popuînirc . » dans lequel ou calonmie de la ouuiièrc la plus atroce le club National » de Bordeaux, etc.. etc. »

Condamné ù mort, et nés biens coidlsqués, le 17 pluviôse an il (5 février «794).

PotxHAK (Jean-Marie), négociant, natif de Tarhes, demeurant i Boi^ dcanx, âgé de quarante ans.

Il résulte de SI correspondance, qu'il a manifesté des craintes sur les

subsislaiices, à Ik)rdcatt\. otc, etc.

n La roiiiinission nuliiairc, convaincue qu'il a partagé les senlimenU» » des féU('i'alistL'>. clc, etc.;

» Considérant, néanmoins, quil s'est fortement prononcé pour les » répid>liGains, etc., le condamne à une amende de S8,000 liv. applicar » Mes à un hospice favoi^le à l'humanité, que les représentants doip*

Clttp.8.

CUHMISSIO?!

MILITAtHK.

Livre IV. » vent foiKlor bicntùt à linrdraiix . et ordonne qu'il soit mis eu liberté » le 25 vcntàse au II {l^i mars 1794). »

PiuoBLLE (Jcaii-Pierre), médecin, lu- à Kspaliou (AvejTon), âgé de quarante ans, demeurant à Bordeaux, condamné à mort comme aristocrate, le 24 messidor an II (49 juinet 479i).

Pdjoox (Louis}, étudiant en droit, demeurant à Sainl-Hacaire, âgéde vingt-neuf ans. Le citoyen RaiYin l'avait connu pour un boit républicain; il applaudit avce chaleur à la mort du tyran I^niis XVf.

« La Commission niilituiie, convaincue qu'il a (Hé pi«rtiî>.in «în f«'fl('- M ralisinc; voulant, cependant, conserver à la république un <itoytn, » qui, revenu de son égarement, peut la servir oacore avec autant d'é- M noipe que de suœès, le condamne à étro détmu pendant nn mois, i » payer une amende de 90,000 11t., dont 17,000 au profit de la répo- » l)Ii(]iic et 3,000 au profit des sans-culottes de Saint-MacUire, etc., etc. Il Le 7 frimaire vtw fl (27 noveiiilire 1793). m

Oi Kvss.MiT Ilfiii y , ex-nol)lc, natif de Parcou ^f!liaieiite-liir»''ricure;. demeurant ù liunieuux, âge de cinquante-quatre ans, eoiidaniué àuiort comme ennemi de la rérolution, le 27 messidor an II (15 juiilel 4794).

QtttRAtn» (Jean), ancien procureur au Parlianent, administrateur de riiospice de la Manufacture, condamné à mort comme aristocrate, le 24 messidor an H ,12 juillet 170 i\

QriNTiN (George), marchand, natifde BergerJic, demeurant à Sainle- Fnv. A'jé <Ic Irente-neuf ans, arensé (Vavoir été partisan de la roiiiinis- Moii pi t lt inlue poptilrtire, d'avoir caldiiiiiié Mrirat, Robespierre el Daiitou, tous les meilifUi's puliiotes de la (Junveuliuii nationale, etc., etc. ;

« Ayant égard, c^ndant, aux preuves de patriotisme qu'il a données » en plusieurs cîroonsiances, la Cmnmistion militaire ordonne qu'il sera w détenu jusqu'à la paix; qu'il paiera une auMUide de 10,000 iiv., dont » 4,000 au profit de la république , et 6,000 poui* les sans-culottes de )) Saintc-Foy. le 3 frimaire an 11 ^23 novembre 1793). >»

Raba iesciiKi f rères . néfforiants à Bordeaux, condamnés à inic amende de 500,000 liv., dont 400,000 pour les frais de l'arrace révolutionnaire, payables dans trois mois, et 100,000 pour les sans-eulottcs, payables en quûiM jours, le 9 brumaire an II (30 octobre 1793).

lUmii (Jean-Baptiste-Ântoine), bomme de loi, natif de Saint'lbeatre, Agé de vingt-neuf ans. D prouve qu'il n'a jamais été partisan de la Commission prétendue popiilnire; qu'il a toujours montré de l'énergie répubiicaine; qu'il a\aii i té t \clu de i.i société rchelle de Saifif-Maeaire, l»arcc qu il avait %uulu éclairer les bons citoyens «jui av;iicni été daus

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IVrrenr; que les dénoncinteors Pqjonx fils, Joseph Grenier, cî-devant

nobles; Jcaiity Merle, Angindc jeune, et Faye, rtirt^. ninsi que les '''«p. 8.

ntftTPns Jusseaunie et Ronncfond, n'ont pas cessé d T tic les tiliis rli.iiRls

COHVISKIOK

,idrlisans de la Cniuiuission populaire. 11 invoque plusieurs témoignages, mutaim. qù eonfiUtent ses principes n^publicaiod, etc.

« U G(Miimi88ion militaire, considérant qu'il a été dénoncé par des » boaunes qui lai ont fiiit un erime de aon retour aax vrais princitics, » et de son courage k les manifester verbalement et par éerit dans Je » club de Saint-.Macairc ;

» Considérant fiiu- les calomniateurs des patrinlcs, de rpirlqueninsfi-n" M qu'ils s^- (oin i eut. iuérit«ot i'indiguation des vrais républicains et une i> pujuUon exeiuplaire;

» Ord<Hme que l'accasé sera mis en liberté, et qu'un cmirrier sera, i sar-l»-chainp, expédié an Ckmiité de surveittatice de La Réolè, afin » d'inviter les républicains qui le composent de se transporter de suite > à Sain^Xbeaire, pour y ftire arrêter, et traduire dans les prisons de » Bordeaux, les calomniateurs dn citoyen Raffln, etc. Le S8 brumaire *> an II {{H novembre I793l )i

Hambai d Pierre-Tho)nas\ homme de loi, né à Liboumc, demeurant à Saint-Émilion , âgé de soixante-cinq ans.

Accusé de fanatisme, it répond qu'il avait été arrêté par ordre de TiJUen, parce qu'il n'allait pas à la messe; mais qnll n'était pas poar eda un fanatique, puisqu'il n'y allait pas avant la révolution; qu'il avait refitsé de signer une déUMration de sa commune, portant i^hésion à la Commission prétendue populaire, comme contraire aux vrais principes; qu'il n'avait janinî- dit un seul mnt qui pût porter atteinte auX principes de la lilK'i ti' et de l éi^alité, etc., etc.

« Lu Loiiiuii^jsion militaire, convaincue, d'après les dépositions de plu- »iieina témoius, que Taccusé a marqué dn regret sur la destruction k des abus dont les prêtres profitaient avant la révolution ;

» Considérant que les fanatiques sont les ennemis les pins dangereux «de la liberté; considérant, néanmoins, que, par une inconséquence » licureusc pour lui et pour la république, il a su accorder ses opinions » pn'tendues reîiîtieuses avec ses devoirs de citoyen; considérant, en » outre, qu'il est chargé d une nombreuse famille, ordonne qu il sera ksur4e-champ remis en liberté, le 20 brumaire an il (20 novembre » 1793 ).

HmosET (Jean), olBcier de santé, natif de Bagnires (Hautes^réaàes% âgé de soixante-quatre ans, arrêté comme sa'qiect; mais, paf

Livre IV. suite de SOS bons certificats et des témoignages des sans-CVVNtes, il Ait Chap. 8. remis en liberlr le 19 messidor an H (7 juillet 1794).

Raymum) (Augustin , luVociani, natif de Toulouse, domicilié i Bordeaux, âgé de quai iiiih- ;iiis.

u La Commission mililau'e, lonvaincue, d upros la currespondancc w de raccusé, qu'il » oatngé dans ses écrits (lettres] les braves déinH » aeurs de la patrie; qu'il « en la baaaeaae et la lflcbeté« après les avoir ]» toomés en ridicule, de s'exempter luinnéme du service mîUuire » ordonné par la loi et que tout patriote doit s'empresser de faire; que, » livré à la superstition et au fanatisme, il a doiinf'' sa sipnainre jwur » l'ouverture des églises, et qu'entin il doit être rangé datis la (•la.>s<' ilfs M ennemli» de la résolution, le eondanme à la peiuc do mort, et deriare )» tons «ea biens confisquée, le 17 pIuriAse an II (5 lévrier 1794).

Rkvsux (Mathias], ci^evant noble, natif de Blaeiu, flgé de quaraoïcsix ans;

R*mn (Léon)» né à Haeau, ancien capitain^-eonunandant an I9« régiment, ei-<IcvaMt Normandie, Agé de cinquante-ncnf ans : tous deux condamrit'-s à iiioii eomnu' aiistorrntes et emtcDiis de la révolutioD , le 27 messidor an II (15 juillet I7U4 .

Raozasi (Pierre], c\-uoble, natif de Macau, âgé de trento-huit ans, eondanmé à mort comme ennemi de la révolution, le S8 messidor an II (16 juillet 179i).

RciCNAc (Gastoit-Jean-Baptiste), ci-devant nolde, conseiller au Parlement de Bordeaux, â^é de quarante-irois ans, né et domicilié à Bordeaux.

« Aceusé de n'avoir pas donné de preuves de pati iotisMie ; de n'avoir » pas luit son scrxiee dans la (^arde natiuuale; de n'avoir ptis assiste à

» sa section; de n'avoir pas daigné tirer parti de ses talents pour amir » laciiose publique; d'avoir fréquenté les ennemis de la révolotion; » d'avoir tenu des propos contre éO»; do n'avoir pas accepté laGoosti-

» intion , etc., etc.

» l.a Commission militaire, eonvainene (yiu' <1e pareils faits, joints à M ses qualit»'*» de ei-de\aiu noble et de coiisi rlli'r au Parlemciii , lu' laiv » sent aucun doute sur ses intentions contre-révolutionnaires ; que de I» par^ bommes sont d'uitani plus dangereux, qu'Os ont plus de talents » et plus d'adresse pour tromper les citof ens faiblea et ignorants, de., )> etc. ; ordonne qu'il subira la peine de mort, et déclare tons ses tm»» 1» confisqués, le 9 pluviôse an II (38 janvier 1794). - nncNAC. {Voir Mauttee^igaoc LmU}.

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RiciKA Jcaii-Aiitoin»' , ci-dcNanl négociant, nntif et ilomicilif' de Livre IV, bonicaux, « accuse d'avoir nianifosté les princij»es d uii arisiyt.jalc <;l *■ a d'an eonlre-révoliitimiittire décidé ; d'avoir témoigné de la joie lorsque — »Ies années de la république avaient éprouvé quelqnes échecs sar les ' ' << » frontières; d'avoir ai^audi à k conduite des Fran^ds qui quittaient »lenr patrie pour aller, en pays étrangers, soulever les despotes et «s'armer contre la liberté; d'avoir toujours calonniié les meilleurs 0 patriotes; de îravnir fréquenté que les aristocrates; d'avoir atuisi' de » ses talents et de m-s lumitTes pour égarer U s citoycus Inihies el i^^iio- » raots; de n'avoir jamais donné de preines de patriotisme; de n'a>oir » pas aee^tté la Constitution, etc. « etc. » U flit condamné à mort, et ses biens confisqués, le I pluviôse an U {S3 janvier I79i).

RiSTEAc (François), négociant, âgé de quariant»-cinq ans, natif de Sainte-Foy, domicilié à Bordeaux. H prouve qu'il s'est toujours opposé à la Commission prétendue populaire ; il justifie de son civisme; produit en sa faveur les ccrtiticats de quelques bons saiis-cuiotles, et notaiitlueiit du citoyen Jay, ministre protestant, etc. II fut mis eu liberté le S7 plnviése an II (15 février 4794].

BmtT (Christoidie^Claude-Bemard), curé de Saint-ÉmDion, égé de inixantendouse ms, cinlcvant procureur de sa commune, avait adbéré k la Commission prétendue poimlaire ; mais il répara cette faute, en se rétractant quelque temps après, et n'a ( tssi'' de donner des preuves de son civisme. Il fut mis en liberté le -19 brumaire an II '9 novembre 179:r.

RoBotR, condamné à mort le 4 tbermidor (22 juillet 1794), d aprcs ItJomrmaidu Club bordelais, n. 10.

RoantDBAv (Marie), veuve, ilg^ de cinquante-sept ans, « accusée

> d'avoir entendu la messe de prêtres contre-révolutionnaires, qui ne » s'éuient pas soumis à la toi sur la déportation.

n La Commission militaire, convaincue qu'elle est fanati((up et nrisktocrate, la roudamne à nue amende de 50,000 liv., dont 40,000 au » profit de la république, et 10,000 liv. en faveur des sans-culottes de » Bordeaux; la condamne, en outre, à être renfermée jusqu'à la paix,

> etc., le 13 frimaire an II (3 décembre 4793). »

Rosn (André), Umndier, de Gauriae, ftgé de quarante-trois ans, natif 4e Saint-CiersHie^^esse, mis en liberté le 13 messidor an II juil^ ktl793. (Voir Houi .

Robin ;.Iean , natif de Hordeauv , demeurant h C.;\r\-ju;iu . t'roftierdu juge-de-paix, mis en liberté, comme bon patriote, le 'J nivo.sc an 11 (29 décembre (7*j;j;.

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COKaiSSIOM

Livre IV. RoLuxD (ican-Françots), ci-dcvaitt noble, igé de soixantenlix ans, Chap. ë, ci-devant constMlIcr au Parlement de Bordeaux, condamn<^ h mort comme aris!nrr;i(e enragé, fanatique et cniRMiiiilc la nHoliilion. le i"^ thermidor an il ;iy juillet ■ITOi). ;Pour le jugement, voir Fûniifounjndr .

Rosl-Lescouiit (Pierre), natif de Paris, trésorier du Grand-Théâtre de Boi-deaux, Agé de cinquanle-denx ans» «t aceuaé d'avoir eu des rria- M lions avec DorfeuiHet si connu |iar son aristocratie et son émigration, » etc., etc.

» Commission militaire, convaincue qu'il a eu des liaison!^ mar- » quées avec un liomme diflamé par ses nnl('' »'Ml' '>i.s et sa trahiwn; )> qu'on a trouvé dans sa maison des écrits qui ih; (lurent jamais sdiiiilrr » les mains d'un vr.ii patriote, et des lettres qui, si elles ne dénionlniii pas qu'il est cuiipuliie d'agiotage, le tachent de soupçon de eecrlnie; » Ayant cependant égard à ses réponses el aux preuves de eivbme » qu'il a présentées, le condamne à une amende de 6*000 liv., distri- » boables aux comédiens qui ont souffert de la stagnation du spectacle; •» ordomie <|ne l'nt ctisé tiendra prison clost; jusqu'à l'entier paiement do » cette sunuiie. le .i nivosc an II J i ilécembrc 4793).

UuLJui. Jean-Baptiste), attaché aux Douanes nationales, âgé de trente» hait ans. Il convient d'avoir tom des propos inciviques, et s'excuse sur les erreurs oik, comme d'autres^ il avait été entraîné.

« La Commission militaire, séante à Lilwume , convaincue qo'après » avoir coniribui' à l'i^'arer les sections de Ubourne, il était allé en leur )» nom prêcher le fédéralisme dans les communes voisines; qu'il a ••)»' » l'un des [>l!is chauds partisans et apôtres de la Cointnission iirélemluc » populaire ; ipril a été le rédiictcur d'une adresse dans iuquellt* il invitait » tous les départements à marcher eouirc nos frères de Paris; qu'ils » osé dire à la tribune du club : « EsMl un seul d'entre notis, GitoYcns. » qui roAisAt de mourir pour les Gitadet, Vergniand, Gensouné, Brii- 1» sot? etc., etc. ; » le condamne k la peine do mort, et dédare ses biens » confisqués, le U brumaire an II (i novembre 1793). »

Roiu.ET iJeani, honnne de loi, ci-devant procureur-généraMvmirr du déparlcinenl de la Gironde, âgé de quaranlfM^ualrc ans, natif de Moiiscgur, accusé d avon* présidé la Commission prétendue populaire (i d'avoir été dans le seo'et des fédéraDstes, etc.; tai condamné i nort, et tons ses biens confisqués, le S frimaire an II (SS novembre 4793).

Rocnicots ((;érard), conimifr«égociant, natif de Bordeaux, igtàe. soixantc-huil ans, condamné ;i la peine de mort connue aristocrate et ennemi de la révolution, le 37 messidor an II (1d juillet 4791).

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KocwcAi; (Pierre) , menoitier, igé de einqtitmte^x ans , natif de Bor* Lim iv. deattx , condamné à mort « pour s'être onirertement prononcé contre la ^ > révolution, dont les bicnraits jaillissent particulièrement snr cette eoKttisti*

1 classe si respectable et si mépris<^e autrefois par dos individus appe* wutmbb. » Ii^ nobles , qui se croyaient phis (jnc les autres honuues.

» ConvairH-n qu*i! n'a jamais faii de service dans la garde nationale z et qu il lie i»' est jamais présenté à la section, ni n'a pas prêté sou ser- » ment dtiqne, ni accepté la Constitution, » le condamne à mort« et déclare ses biens confisqués, le i thermidor an II (t9 juillet 1794).

Roi^x { Etienne), maire de GanriaCf où il est iié, âgé de trent^lrois ans, arrtMéavec André Robin, Jean Roy, Aubert et Duthil cadet, tous habitants (le Gauriac. î!s r>vai."?)t doniu' des preuves de patriolismr et de vertus républicaini's ; mais de mauvais eiloy<'ns réussirent à les perdrc. Le frère de l'un d'eux i.ûutbil ainé ] était à la tétc du complot; mais Mchant tout ce 4U% avaient Mt contre les pritrcs , les aristocrates et les lunatiques, le tribunal les fit relaxer; et les calomniateurs fiirent anrètés et condamnés h la peine de mort, le 13 messidor an II (1** julitet 4794). (Voir Duthil. Dupug, Dalbon, AUoi, etc. )

RoziFR [Pierre] aîné, négociant, âgé de vingl-huit .nis, domicilit! à Ciistdldu ; apcnsi^d'Ctre ennemi de In révolution , lui mis en libn lé après preuves sur lesquelles ou appuya ce considéraHl , que rien ne peut le rendre suspect, etc., etc., le 43 ventôse au II (3 mars 4794).

Bot (Jean), ditle PiusTiBa, officier municipal à Gauriac, âgé de irente-sept ans , Ait mis en liberté le 1 3 messidor an II {1 "juillet 1794). (Voir, pour le jugement, Rom.)

Sabakot 'George;, architecte, âgé de cinquante ans, domicilié à Dortlt-aux, cotidamtif' h mort le 4t messidor an U (i9jnia 4194), (Voir, pour le jiij^t'iiiciil molivt', Ihis.fnnlx h'romc.)

Saige ^Aruiaiid., u»ait e de Hortleaux, ûgé de soixante ans, demeurant au ChapeauAouge [hôtel de la Préfecture) , condanuié à mort pour avoir adhéré ans actes de la Commission prétendue populaire ; pour avoir stgné une adreme du Ck»nseil général de la viUe à ses concitoyens, en date du 9 juillet 4793, concernant la formation d'une compagnie de rhasscurs et d'une coinpîijittie de eavrilerie, dcslin^u s l'i faire partie de la force départementale (pii devait se porter sur Paris, et jioiir outrages faits à la majeslé nationale, dans la personne des deux rcprésentauts do peuple, Ysabeau et Baudot, contre lesquels outragea» Saige ne s'est point élevé, an sa qualité de maire. Tous ses bien» fiuvnt confisqués. Le 4 brumaire an II (95 octobre 1793).

9*l>Brt.B. 9

Digitiztxi by LiOOgle

lî.uiilot avoue que ce! lioiinflc homme av,iit été guillotiné parce fjn'H (tvaU une forlune de dix millions. (Leitre de Baadoi à la Cottvenlion , d» 2 novembre 4195. )

SAUfT-^simcE ^Thoma&-Mane), homme de loi , âgé de quarante ans, natif d'Auxerre (Yonne) , condamné à mort eomme ex-noble et aristocrate, le 3B germinal an II (17 avnl 1794).

SiiinooT ou Sa\tovt : Léonai d-Antoinei , cvnoble, ftgé de soixante* sept uns, domicilié rue Foadaudëgc , condamué à mort comme aristoi-ratc et emicinf de la révolution, le thermidor au U (49 juillet 4794). |Voir, pour le ju^'omenl, Fontbourgade Jean.}

Sauerave (Jean-BHjiiistO;, luarcband drapier, natif de Tarbcs, â^'î' de cinquante-sept ans.

« La Commission militaire, conrainene qu'il a été on des pins cùauds » partisans de la Commission prétendue popidaire ; qn'il rédigea nue » adresse dans laquette il en faisait l'éloge; qn'il la colporta en plusieurs » lieux et qu'il extorqua plusieurs signatures, en disant que c'était » l'ouvrage de la srrtion do l.i Liberté;

>» Considérai! l i|iit" l'aecu.sé doit être rangé dans la classe de ces nie- » neurs pcrlides qui égarent les hommes faibles et igoorauts, que si-s » intentions ne ponraient Mre pures , le condamne à la peine de nimrt^ » et déclare ses biens cooRsqués, le 2 frimaire an II (88 novecobre n 4793). »

Salles ;Jean-Baptistei, médecin, tgé de trente-quatre ans, ex-député H la Convention, natirde Durger. département delà Meurtbe; mis bon la loi et exécuté k Bordeaux le ' messidor an II (19 juin 179i'.

Salom (Moyse , marchand, demeurant à Bordeaux, ayt- de soivaiiio deux aus. Il prouve »on pati'iotisme ; il avait fait des sacrifices pour la patrie , avait envoyé un de ses enhnts combattre les ennemis de la liberté, avait accepté la Constitution et était toiqonrs bon aans-cololle. 11 fut mis en liberté le 49 pluvidse an U (5 février 4794).

Sauces (Ciaude-ncnry-llcrculo^oseph de Lur-Saluces i , baron de Farpues, vtpomte d'Aureilhan, comte d'L'za, seigneur châtelain i1r Gonilri'ooiirl , Ictroii Je Malugies. scifrncur de Rcnoii, etc., etc. Il ii.Kjuit à Maie, le S no'iembie 17H1 ; fui l'ait coniflte di' la compa^'iiic lolitiidie du régiment de ea%alerie de Saluées, le 19 avril 1744; edpilame d'uue compagnie, le 40 mars 4747; commandait, à quinieans, le i'eseadro» du riment de son père, à la bataille de Lawfdd, où son dieval Art tué par un boulet de canon. L'année préeMente, il avait comlntlH i Doconx; il servit ensuite an siège de Berg-op-Zoom. MesIr&dMsiap

Ja régiment Pcnthicvre-Dragon , il cumimttit à Rosback, :i la tîiitc de Livn'IV.

son régiinuiit et sous les ordrt-s de son im e. Blessé de trois coups de '•'■'•P- **•

>abrc, il tomba, baipné <lans son sang, ramassé par les ennemis et fait —

prisonnier de guerre. Plus tard, il reçnt la croix de Sainl-Louis à •^"""""'iom

Liipsik. Il est peut-être sans exemple qu on ait envoyé celte croix aux

officiers français prisonniers chez l'ennemi. Il fut fait brigadier en ildi,

et maréchal-de-camp en 1770. Père d(! M. Fcrdinand-Kupène de Lur-

Saluces, qui prit une part si active aux mouvements royalistes en 1814

et 1815, et qui, comme député en 1830, protesta avec une réelle éner-

|ic, par une lettre du 2i août, au président de la Chambre, contre un

vie qui, en interverlisannt l'ordre tie succexsibilité au trône, et dout le

mi»drt' des rUes est VHygalilé, se refuM à un nermcnt qui , selon »a coii-

tcifHce, était un parjure.

« Accusé d'avoir entretenu une correspondance criminelle avec un b grand nombre d'ennemis de la révolution, dont plusieurs .sont émi- »grés; d'avoir eu des rapports très-directs avec des prêtres fanatiques a qui ont aussi fui leur patrie dans l'espérance d'y rentrer bientôt pour ï y jouir encore des anciens abus qui pesaient sur le peuple; ce qui est <• démontré dans les pass<'iges suivants, extraits de diverses lettres, »i toutes plus révolutionnaires les unes que les autres : « Je suis bien » murtilié que les aiTaires de l'Ktat aient l'Iiangé de la manière qu'elles » oui fait; j'aimerais à perdre tout ce que j'ai de plus cher, au prix que » tout revhit comme ci-4levanl; » et ailleurs : « Le règne de la canaille " \a bientôt finir; » dans une autre : « Tout le monde se plaint, pcr- «soiuic n'est heureux, mais le malheureux peuple n'y voit goutte. » Voilà quelques brochures; vous voudrez bien les faire passer à M. le

Curé de Langon, en lui otfrant mes compliments, etc. ; » et dans une » autre : « L'état actuel des choses semble nous permettre de voir » l'avenir moins en sombre. L'archiduc François fait marcher ses trou- » pes; 2,500 hommes sont passés ici hier jmur se rendre à Aix-la-Clia- »|)clle et dans les Pays-Ras; il est passé aussi par ici 1,400 chevaux. )' Tout cela annonce que nous sommes au dénoûment. Les clio.ses vont » prendre certainement une fin; sans cela, dans cinq mois, il n'y aurait » plus de gentilshouHues.... Quant à nos dangers, je crois qu'ils se bor- » lieront à ^hîu de choses; quoique de lrt»-braves gens, nous ne s<Mions " pas de très-bons soldats. »

«La Commission militaire, convaincue que Paecusé hait mortelle- I* ment la révolution; qu'il a partagé la scélératesse des émigrés, par « riiifàiiie correspondance qu'il a eue avec quelques-uns de ces traîtres;

eoHHiasioi*

' WUTAWB.

Lhre IV. » ^1 «pioique sppuienint à la dasse cinlevaiit noUe, si taauxut par Chap. 8, M leur jrréygîon, il t'est «ni à 4w prto«s perfides pour faire retomber ]» dans Tesclavage le peuple égaré par le fanatisiiie; (]u*uii tel horaoK

» serait iiti fli'aii ptnir la patrie, si tMH> iiiditlf-'encp ronpable di'louniail » de lui le glaive de la ju.sticc tiu priii^li'; (inJoniic (iiTil subira h \K-iiw » de mort, et que ses biens seront confisqués, le 24 frimaiie an 11 ^14dé- » cenibre 1793. »

Salus (Vidal), dit Brlahi, natif de Morne, dtetrict de Saint-Flour, do* mcstique chei la femme HaUet* k Sûnt-Loobës, ftgé de trente-dn uu, eondanmé à mort pour avoir favorisé la correspondance des feaiiMs Malletavcf les niii;:ii's. le iiicssidor an II [16juillel 1794).

Sai.v wê (Arnaud), natif de Bordeaux, âg«i de soixante-un ans, agnculteiir.

« Lu CouunisMOU militaire, convaincue que Salvané, père d'émigré, M partageait les sentiments des aristocrates qu'il fréquenlaH, et parti- » culièrement ceux de Groc, etc., etc.; qu'il a signé pour ronvcrlare » des élises; qu'il a placé cliez Fizeac, pour la soustraire à la drenb- )» tion, une somme considérable de louis d'or; qu'il avait de même caclu- » chez Lassabc, autre aristocrate, quia péri sur l'échafaud, une grarnie » partie de son lin^e, pour le soustraire au séquestre luift sur sesbieu^ » comme père d'émigré, etc., etc.;

» Ontonne qu'il subira la peine de mort, et dédare ses biens cosfs- » qués, le 4 thermidor an II {%i juillet 4794).» (Voir Fî^ear» Cm,ek,\ i

SiaRAin (Jean), tailleur d'habits, ftgé de vingt*6ix ans; arrêté pour s'être mêlé dans une querelle de femmes, aux allées do Toumf , flU reconnu bon patriote et remis en liberté .ncc fiO liA rcs. romnic {tn^u^c de la bienfaisance du tribunal, le 12 brumaire au 11 (2 uovcuUire 1793).

Smusom (Pierre), agriculteur de LaTresne, né à Bordeaux, condtmné à mort pour avoir fréquenté le elub des Gorddiers et le bureau de Gosdol, cottrtiw d'assurances, et comme aristocrate, ennemi de la réwiliH tion, le 11 messidor an II (99 juin 1794 .

Sauve (Jeanne), religieuse du Bon-Pasteur, couturière, native de I.anziin, Agée de rin<|iiante-buil ans. rnndrimnée à mort pouravoiritcélé des prèlriîs, ie it» messidor (4 juillet 1794). S(;uu.LCK (Jeaa-IIenry).

ScHiLUBK (Ëiienne^nis).

ScMHiiECB, tous associés avecMeyer. (Voir ce mot). Secom (leaii). chapelier, natif de Saintc-Baieille (I^t-ct^aromir).

Digitizixl by GoOglc

î^* (le vingt— six ans, condamné à mort comme calomniateur, le 19 prai- I-ivrc IV. rial an II (7 juin 1794). Chap.8.

Ségir Jacques], négociant à Bordeaux, natif de Caslrcs, kçé de trente-deux ans; reconnu pour un bon patriote, est mis en liberté le •^""""'^"'^ 6 brumaire au II [27 octobre 1793).

Seigsocret (Joseph), négociant-armateur, âgé de soixante-quatre ans, né à Tunneins, domicilié à Bordeaux.

11 résulte de sa correspondance , qu'il déplore le sort de Capet , qu'il ap{»elle son pauvre roi ; que loin de se féliciter, avec tous les citoyens libres, de l'abolition de la royauté et de la tyrannie, il conservait toujours des sentiments contraires.

Seignourct avoue qu'il avait par humanité plaint le tyran, non pas ronune roi, niais comme homme ; mais que depuis qu'il a senti le bonheur de vivre st)u.s un gouvernement républicain, il s'était empressé d'accepter la Constitution.

<i La Commission militaire, convaincue qu'il a eu la lâcheté de s'apî- » loyer sur le sort de Capet; ayant égard, cependant, aux marques » de patriotisme que l'accusé a données depuis quelque temps, le cnnp danmc à une amende de 100,000 liv., dont 30,000 pour les saiis-cu- » luttes de Bordeaux et 70,000 pour la république, et ordonne, en ou- » tre, qu'il sera détenu jusqu'à la paix, le U pluviôse an II ;2 février » 1794). »

SÈJoiRîiÉ (Gabriel), notaire, né et domicilié h Bordeaux, âgé de cinqaaiite-deux ans, condamné à la peine de mort le 11 thermidor an II (29 juillet 1794). l\oir Dusmulx Jérôme).

Soirja (Jean), homme de loi, natif de Brives-la-Gaillarde , ilgé de cinqnante-dcux ans, condamné kmort comme contre-révolutionnaire, le 9 thermidor an II 27 juillet 1794).

Seir (Jean-Pierre-Léonard), honuue de loi, domicilié à Bordeaux, âgé de cinquantt>-deux ans, condannié à mort comme aristocrate enragé, fanatique cl ennemi de la hberlé, le 1" thermidor an II (19 juillet 1794). (Voir Fontbourgiulc).

Servan [G.], condamné à 30,500 liv. d'amende, dont 30,000 au profil •les .sans-culottes et .')00 au profit de Jean Dandes, cordonnier et agent national, le 1" messidor an II (19 juin 1794).

SiiARD (Pierre], prêtre non-conformiste, âgé de vingt-huit ans, condamné il mort comme prêtre réfractaire, le 14 frimaire an II (4 décembre 1793).

SoRBÉ (Jacques-Daniel), négociant-raflineur, natif cl domicilié h Bor-

MILlTAIia-.

Livre IV. (leaux (ses deux frères reconnus pour d'excellents républicaius), înl mis Ginp- 8.. eu liberté le U vcattee an II (I i ma» I79i). — Soout (Louis), prêtre, âgé de vingl-oeuf «lu, condamné à mort comme

ne s'élant pas soamis à la loi sur la déportation, le 18 prairial an H (6 juin 1794:.

Stexder (.I(-;iii-Frédérie), négociant. n;i(ifile llaïuhoiii âgé de quarante-trois ans, fut reronin! hm pliilosoplif. Imn citoyen et ami deThnnianité ; bien différeiu de ceux (|ui se sont apitoyés sur le sort du scélérat Capet, il a applaudi à la vengeance nationale ;

« Considérant qu'il est rare de Ironver des républicains sans tâche » dans la classe des négociants, la Commission militaire ordonne qu'il » sera svMe-cbamp lois en liberté, après avoir reçu do président le M baiser fraternel, à cause de SCS vcrtus dviques. Le 7 ventôse an 11 » {25 février 1794). »

Sticotti (Fortuné) , commis aux Duuanes, natif de l*aris, produit dt"; ccititicats de civisme, et est mis en liberté le 2i ventûse an II (12 mars 4794).

TArFART (JeanK enlevant oficier dans le 50* régiment d'infimterie, âgé de treuie-irois ans.

« La Commis^n militaire, séante h Liboume, convaincue que Pae- » cusé a toujours été soupçonné d'incivisme ; qu'il n'a donné, en aucun » tf'riips, des preuves do son amour pour îa liberté; qu'il a fait le voyafîe » de l'arisavec Lesval et autres mauvais citoyens, qui ont émigré; qu'il » a quitté sa place d'ollicier, lorsque la patrie avait le plus besoin de 1» défenseurs; que cette indifférence, ou mieux cette lâcheté, foH bien » eonmdtre ses intemi<m8 perfides, le condamne à être renfermé jaaqu'i » la paix, à payer une amende de 3,000 liv. au profit de la répuMiquCr M I.e brumaire an 11 12 novembre 1793).»

Tai.i.kmont (Jeani. marchand, de I.ihotirne. "iL-r de liciilr ans. f"!*damné à buit jours de prison, pour le puinr d'avoir poi tr (lan> dtu ■ muues voisines une adresse en laveur de la Commission prctouduc populaire. Le 20 brumaire an II (40 novembre 1793)..

TAaTBvaoN (Jean), négociant, natir de Gand (Hérault) , domicilié > Bordeaux, âgé de soixantenin ans.

'< l a Cntumission militaire, convauiciiu que raccusé,tOiyolu^offiifN' » du IioiiIhmu* de ses concitoyens, a fait travailIiM' les ferres l<s pi"* )> arides; (iii'il n'a janiai.^ cessé d'estimer les liahitaiits de la '■.uujiaf-f'O » comme ses l'rùre.s, awv lesquels il a partaisé sii fortune; que ccli"' » même fortune ne peut être mal envisagée par un tribunal révoIiiiiSA-

Digitizixl by GoOglc

C 0 M M I s s I n 71 MILITAIKC.

> iiaii'c, qui n'examine que la vertu, Ole, etc.; ordonne qu'il sera sur- Livre IV »» le-i-haïup mis eu liberté, le 27 pluviôse an II (15 février 1794). » *'*'''P- ^'

TAnniEf Pierre-Morin ) , ex-noble, condamné à mort comme contrc— révolutionnaire et aristocrate, le 11 pluviôse an II (30 janvier 4794).

Temefoiit (François-Joseph), conseiller au ci-devant Parlement de Bordeaux, âgé de soixante ans, condanmé à mort comme aristocrate et i-uucmi de la révolution, le H thermidor au II ^9 août 1794).

Terrekort. i Voir Mercier-Terre forl).

Testard, négociant, a.ssocié de Gachet-Delille. (Voir ce mol).

Thiac (Thérèse), couturière, âgée de soixante ans, native de Bordeaux, condamnée à mort le 3 thermidor an II i21 juillet 1794). <Pour le jugemenl, voir Faure).

TuiAc (Jean), natif de Bordeaux, architecte, âgé de trente-un ans, a accusé d'avoir fait construire une cachette dans la maison d'une ci- » toyennc, à Caudéran, où Lebrun s'est caché pour su soustraire au •» glaive de la loi.

u Thiac avoue qu'il avait été conseillé par la citofennc Dumoulin; » qu'il avait indiqué un endroit, mais qu'il ignorait à quel usage il était » destiné, etc.

» La Commission militaire, convaincue que, sous ce rap|)ort (celui de b la cachette), il est grandement coupable envers la patrie, etc., etc.;

» Considérant qu'il n'a cessé, depuis le conunciiceinent de la révolu- » lion, de donner des preuves de patriotisme; que, né dans la classe k des sans-culottes, il en a constamment professé les principes; qu'il » s'est opposé à la Commission populaire ; que, s'il a eu dans ces der- » nières circonstances une erreur momentanée, il en a été sufDsamment » puni par trois mois de détention ; ordonne qu'il sera sur-le-champ D aiis en liberté, le 6 germinal an II [26 mars 1794). »

TuiBACT (Suzanne-Thérèse), religieuse, âgée de quatre-vingt-huit ans, accusée de fanatisme ; d'avoir entendu la messe dans des maisons particulières ; fut remise en liberté, à cause de son grand âge et de ses infirmités, le 15 frimaire an II (5 déccndtre 1793).

Thievest (Jacques-Louis), chef du bureau des étrangers, natif de Paris, âgé de trente-cinq ans, avait conunis quelques erreurs; mais, cependant, reconnu bon patriote, il fut mis en liberté le 13 ventôse an II (3 mars 1794).

Thompso.n (Guillaume), négociant, domicilié à Bordeaux, âgé de trenteueuf aus. U dit que sa correspondance était tenue par son associé

CONMISSIOK

Lhrre IV. Wilfood , alors en Snèdft; M flatte d'ètro bon patriote, ot ftn ntis eu Chiip. 8. ly^^ g vcitôse an II (96 r«vrier 4794). TiavacE. (Voir Ltmtwne).

TmniBV (Marie), domestique, née à Goutras, àgh du soixante -quatorze ans, condamnép h mort coinmo rpc«''!eusc de pri trc i (■'iViu'taires. doitt rllc ne voninit pns ffiin' (oniialtrc l'asUc, et comme fanatique, le 1G luessidur an II (4 juillet 4794).

ToBBACHTS (André), négociant , né et domicilié à Bordeaux, â^'é de einquante-aept ans.

« La Gommiasion militaire, eonvaineue, d'après le rapport du eonîté » révoitttionnaire de Bordeaux et les livres do Tôêbacrts, qu'il a cnire- » tenu une correspondance crîiuincllc avec les ennemis de la républi- » que; qu'il a iiiiproiné toutes les opérations âe r.\ssnmbI(V' consli- » tuante; qu'il a osû se préseiitf p c?rez l)ii( ;isse, son défcuseiir ()fT]n<'n\. » pour le solliciter, de la manière la plus pressante, d'cnle\er eetlc 1» correspondance et d'en siAotitoer une autre, qui ne présenterait qne » de bous principes; que Ducasse, indigné d'une pareille propodtioo, » le dénonça sursIe-cliBnip au comité révolutionnaire; que, de plos, 9 Toëbaerts est dénoncé par sa section comme un égoïste, etc., etc.;

» Ordonne gn'îl subira la peine de mort, et déclare ses biens C0afls> M qués, le 6 tliennidor an II (i4 juillet 1794'. »

ÏHAsiiiSAiGiiai (Jean-lkipiiste), instituteur à Lilwurne, âgé de viiigtbuJt ans; reeoima ton patriote, est mis en liberté le f 6 brumaire an 11 (H novembre 4793).

TaAiTcaiaE (Ardoubi)<, ci-devant administntlenr du département, Agé de vin^'t-cinq ans, demeurant à Liboume. 11 avoue qu'il avait été menhn' f!r la Commis-sion jmpiihirf» i\o Horderjux; qu'il axail à LyoD rouiiiii' cniiimissairc ; mais (|iril l'-tait ilr hoinit' foi, (•[('., clc.

n l.a(]omnii.s.sioii militaire, séante ii Liltoiinit-, l'uii^aiueue que coiuiiii' » membre de la Couiuiiiii>iou piéleudue populaire, il avait l'orCenient )> appuyé les principes du fédéralisme, qu'elle voulait répandre dans •» tonte la république; qull était allé à Lyon pour réunir les eonspira- » teursde Bordeaux à t vnx de celte ville rebelle ; ordonne qu'il sera à » l'instant exécuté sur la filaco nuihicipale, et ses biens confisqués, le » ri lu umairo nn II (4 novcmfn" 1793). »

Tiusim I KT Pici i'c . (le I.ihnifi iK" , âpé di! qnaraiiiiMlcuv ans, condamné à huit jours de prison, le il brumaire an H ^1-1 novembre I7i)3).

Vaillaut (Jean), oommis-négoctani, natif de Bordeaux, âgé d« vioglr sept ans, condamné à mort comme n'ayant pas de carte de dxism,

Digitizixl by GoOglc

COMMI Sil U MIUTAIRE.

n'ayant pas accepté la Constitution, et ayant fait le voyage de Paris h. Livre IV iï'IKMiue où les chevaliers du poignard s'y rendaient pour défendre le ^''"P" **' tyran. Le 28 tlieniiidor an M MSaoùt <794). ^

VaqI'É (Bernard , ci-<lcvant lieutenant d'infanterie, et cultivateur depuis la révolution, ùgé de soixante ans, natif et domicilié de Langon.

« Accusé de s'être qualifié de noble depuis la révolution; d'avoir eni- » brassé un émigré nommé Léglisc, qui avait eu l'audace de souiller le » sol de la patrie ; d'avoir protégé les aristocrates et les mauvais ci- » toyens <le Langon. pendant son élection à la place de juge-de-paix; » de n'avoir pas fait un sacrifice pour la révolution; d'avoir été le con- » fident du traître Koudicr; d'avoir été membre du club Mouareliique ; I» de s'être éloigné de l'assemblée primaire pour se dispenser d'accepter )i la Constitution républicaine de 1793, etc., etc. u

Condamné à mort, et ses biens confisqués, le 28 frimaire an II (18 déc«nibrc 1793).

VAsstnoT (Simon), marchand de tuiles, natif de Vie, district de Tai"l>cs, domicilié de Konleaux, Agé de cinquante-trois ans, accusé d'aristocratie; condamné à mort le 27 prairial an H (15 juin 1794). (Pour le jugement, voir Lanlotirne' . On avait trouvé son nom dans une lettre Write à Pibereau pére, où l'on blAmait Robespierre, Marat et les Montagnards.

Verdizax ^ Victoire', âgée de vingt-deux ans.

Verdi'zan-Lavetssière, âgée de quarante ans, toutes deux ci-devant nobles, nées et domiciliées de La Réole.

« L'une des accusées a marqué môme à la barre du tribunal sa haine » pour l'égalité.

» La Commission militaire , convaincue que la femme Verduzan-La- >issicre a tenu, dans plusieurs occasions, des propos contre la liberté; » qu'elle a manifesté le mépris le plus profond pour la loi et si'S orgauncs; qu'elle était partie pour cmigrcr, lorsqu'elle fut arrêtée pai- la y» niunici|>alité; qu'elle a encouragé l'émigration de sou fils, loin d'user y> de son iiitluence pour l'empêcher d'aller se réunir aux ennemis de la » patrie; qu'elle a fréciuenté habittiellement les aristocrates; qu'elle a, M au mépris de la loi du 23 juillet, demeuré dans la ville de Bordeaux, > et qu'elle s'est, par cela même, rangée d<ins la classe des émigrés; la » condamne à être détenue jusqu'à la paix, à payer une amende de » 30,000 liv., et à être exposée trois jours consécutifs, «hirant l'espace » d'une heure, sur un échafnud; ayant devant et dcrricre un écritcau » portant ces mots : Arittocrate, mère, sœur el MU^saur d'i'migré ;

» GooTaineue que Vietoire Vcnlintnn*a donné anciine preuve de jn» M triotiame députe se «ortie du couvent ; <|u*élle a fréquenté des ftneli- » ques, des aristeeretes, et qu'elle doit être raogée dans la classe des » Bospecu; ordonne qu'elle aéra renfermée jusqu'à lapaix, le 7 pluviése

» an II (26 juin «794).»

Vnu;Ès (François), officier de santé, natif de Ville-Coatal, district de Mariiiande (Gers}, demeurant à Sainte-£ulalie-d'Aud>arès, condamné à mort comme coutre-Tévoluti(HUiib«t le 41 thermidor au II (S9 juillet 4794). (Pour le jugement, voir IhnNwlir Jéiûme).

ViâMM» (Pjerre), tieneron, naiîf de Cenae, y damenrant, âgé de vingt-six ans.

« La Commission militaire, ronvainciie que Viandon, Iravaillant chez » le métayer de Mclct, parait a\ oir ( tô gagné pour faire des Uûmarctaes » afin de dérober de grands coupables au glaive de la loi ;

» Considérant, néanmoins, qu'il est facile d'égarer un habitant de la » campagne, dont les marna pan» et simples ne peuvent soupçonner le » crime;

* Considérant 4ine certains nolilea ont teUement su se masiiuet , en » attendant la contre-révolution, que l'accusé a cru faire des démarche:» » pour de bons dtoyeiis; ordonne qu'il sera mis eniilierté le 14 tber- » midor an II (29 juiik l 1794 . »

Yerkes (Jacob), négociaiu, natif de Gencve, domicilié à Bordeaux, âgé de troMe-six ans, avooe qn'H a été trompé par les Girondins ; qa'il a écrit deux ou trois fl>îs à Fonflréde au anjet des subsistances; aflinne qu'il est bon répubfieaiu et qu'il a été penéeuté par les aristocrates. 0 fut mis en liberté le S ploviése an II (24 janvier 170 i).

Vidai. 'Joseph), commis-marchand, natif de Toulouse, demearinti Boi*deau\, î^iv de viiigt-six atis.

(t LaCouimi66ioi) luiitlaire, considérant que Vidal a commis de graiiiie^ » erreurs, et que, cependant , s'il a fait la proposition de donoer ose » gsrde anx représentants Bandol et Ysabean» il n'avsit en d'autre» bk > tentions tpÊ» cette de les iUre escorter pour leur sûreté ;

» Considérant qu'il a constamment donné des marques de son ardent » amonr pour la liberté; tiu'il a trois frôn-s .sur les frontii'-res. ft 'iii'il » brille tl aller les rejoindre; ordonne quii sera mis en liberté ^avet h Lafeniileradc ) le 3 messidor an H (21 juin 17941. »

Viml-Dat aîné, marchand épicier, de Langon, âgé de cinquante^ ans, condamné comme suspect à être détenu jusqu'à la paix, le lSfri> maire an II {S décembre 4793).

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COUXISSIO MILITAIRE.

VicjiEAC (Jean), marchand drapier, âgé de treutc-deux aus, natif de Livre IV. Bordeaux, demeurant à Langon. ^^^P- ^•

« Accusé d'ûirc l'ami de Houdier; d'avoir eu des opinions inciviques; » d'avoir été du club Monarchique ; de s'être fait expulser de la société * des sans-culottes; d'avoir mieux aimé défaire son habit d'uniforme > que d'en rcvôtir un volontaire, qui devait aller combattre les ennemis y» de la patrie ; enfin, de n'avoir pas voté pour l'acceptation de la Con- » stitution réjmbliCtiine.

u La Commission militaire, considérant, néanmoins, que l'accusé a » pu faillir par un défaut de lumière, et qu'il n'est point un des princir> paux conspirateurs; qu'il a pu être la dupe des hommes perfides qui » l'ODt égarù, le condamne seulement h dix années de fers, et à être cx- » posé k un poteau pendant trois niarchés consécutifs, sur la place pu- » blique de Langon. Le "inivAse an II ;23 décembre <793).»

Vic!<Ei\ON i Franvois', homme de loi, natif de Bordeaux, demeurant à Bruges, Agé de quarante-quatre ans.

H La Commission militaire, convaincue que Vigneron a usurpé la con- •» fiance du peuple , par les apparences trompeuses du patriotisme ; » qu'il a été à la tête des contre-révolutionnaires et des prêtres perfi- I» des ; qu'il a été l'un des premiers signataires pour l'ouverture des » églises, et l'un des soutiens de l'aristocratie et des i>rêlres, etc. ;

)» Convaincue que, sous tous les rapports, Bouet , Vigneron, Desvi- » gnes et Paris doivent être rangés dans la classe des aristocrates et des y> ennemis delà révolution, ordonne qu'ils subiront la peine de mort, et M leurs biens confisqués, le 29 pruirial an H [17 juin 1794). »

ViGORT (Jeani, ci-devant chevalier de Saint-Louis, natif de Bourg, y demeurant, âgé de soixante-onze ans, condanuié à mort comme contrerévolutionnaire et aristocrate, le i7 messidor an 11 ; 15 juillet 1794).

Vii.i.eiujiaiie-Lakkx (Jean de), dit Nokkat, prêtre, natif de Ribérac (bordognt'j, condamné à mort comme réfractairc.

ViLLEnEcvE (Marc fils ainé, ex-noble, domicilié à Bordeaux, âgé de quarante ans, condamné à mort comme aristocrate et eimemi de la révolution, le thermidor an II 1 17 juillet 1794). ( Voir Fon/ftoMrgndf \

VuxEXECvE (Nicolas-Abel), commis-négociant, natif de Castres ^Tarn), « accusé d'avoir dit que Trcilhard, Mathieu, Ysabeauet Baudot, étaient » lies hommes de sang ; d'avoir favorisé la Commission prétendue port pulaire, etc., etc. Il fut condamné à la peine de mort, et ses biens » confisqués, le 8 brumaire an II (29 octobre 1793). »

Vnuc (Jean-Baptiste), chirurgien « natif et domieUié de Lnngon, âgé de Mixinte^rois ans.

Aocnaé d'awirtenu des propos aristocratiques et d'avoir été dénoneé I>our cela plusieurs fois à l'autorité constituée; de s'être plu à aggraver

les évén"ni('i!ts fâcheux et im'pnraWps de h guerre, pour décourager les paisibles iiiltivateurs cl iiour einpêr licr le recrutement. Condamné à uiort, et &es bien» cuutii>i(uéi>, ie -17 frimaire au II (7 décembre 4793).

Vmdi (Antoine), eenunis do magasin général des Mpilanz militaires, natif de ToulonM, âgé de seise ans.

a La Commission militaire , convalneM qn» ¥iMr s'est condnit de » n)a1n^r(> à donner de mauvaises e.s[in*ances sur son compte, en jiar> » tageant les sentiiiii-iits d'nne sœur iuuuoralc;

» Ayant, cepend.uit, égurd à son jeune flge; espérant qu il n'oubliera » jamais le danger qu'il a couru par sa démarcbe ineonsidAfée «après » d'Henry, auquel il a remis un paquet , sam examiner ee qn'il ctnte- }> naît; regardant coaune ineonséqœnoe de sa part, ordonne qu'il sera » mis en liberté le 3 thermidor an II (2t juillet 4794). »

ViTnAc(/Vntoine', louant ses services, né à Saint-Saur y (Lot\ âgé de trontc-trois ans. fondanini^ h mort comme ennemi do la révolution et .lyant foulé aux picds la cocarde nationale, le 24 messidor an II (12 juillet 4794j.

Wairm (.Incqucs), négoeUait, natif de Hambourg, ctaBSodédeHmu, âgé de qnaranteHieuf ans, se lUt connaître eommq bon patriote, et est mis en liberté le 34 ventôse an H (4i mars 4794). (Voir «eam].

Wnsisiianir. ( Jacques^Henry), négociant et viee-^msul de Prassc, natif de Stettiii. domicilié ù Bonleaux, Agf' de qunrante-sept ans.

On a trouvé dt^ ratures dans sou livre et des plirasos (ini semblaient annoncer sa haine pour >iarat et un pencliaut pour les antaguuu>le6 tic ret ami du peuple.

Il répond que sa qualité de vie»«onsul Texemptait du service de la garde nationale; qu'il allait rarement à se seetion; qu'il IgooMit I» causes des ratures incriminées ; (|ue, lorsqu'il {ttriait des turbulents qui agitaient Bordeaux, il cniundail eeiix qui provoquaient la formation d'une (ioinniission populaire ; qu'il a toujoursété patriote; qu'il n'avait jamais été spéculateur avide, mais loujoturs attaché à la Coustitution cl à la liberté.

« La Gommisaiott militaire, convaincue que, «i l'accusé a marqué da » patriotisme en 4793, il a paru approuver, en 4793, le parti dss 'uin-

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» gants; qu'il ite s'est pas rendu dans sa section pour y combattre les Livre IV. >i principes liberticides de la Commission prétendue populaire, cl qu'il ^'"P- ^• » a même osé calomnier les plus vertueux législateurs; qu'uue conduite n aussi criminelle pourrait le ranger dans la classe des ennemis de la » repnniique et attirer sur sa tete la vengeance de la loi;

» Ayant, cepciKlant, égard à ses vertus privées et aux témoignages » rendus en sa faveur par de bons sans-culottes, et voulant user d'in- » dulgencc, le condamne à une amende de .')0,000 liv., dont 10,000 au » profit des sans-culottes de Uord(?au\ et 20,000 pour la répulili((ue ; » lui accorde trois mois pour le paiement de cette somme, et ordonne » qu'il sera sur-lc-cliaiiip mis en liberté, le 27 plu\iùse an II [ 15 Té- )> vricr 1794). »

WoRMFSF.i.LE (Gabricr, cultivateur, administrateur du département et membre de la Commission prétendue populaire de la Gironde , âgé de quarante-trois ans, condamné à mort pour avoir pris part aux travaux de ladite Commission prétendue populaire, le f2 brumaire an II ^2 novembre 1793).

Le Parlement de Bordeaux perdit , dans cette boucherie légale, une vingtaine de ses membres; quelques-uns de leurs collègues, MM. Nicolas-Pierre de Pichard et Maurice de Sentout, présidents, ainsi que M. Hyacinthe de Latouche-Gauihier, furent guillotinés à Paris. Quelques autres membres (lu Parlement de Bordeaux réussirent à se cacher pendant la Terreur, ou , jwur échapper à la mort , allèrent dans un exil volontiiire pleurer le sort de leur patrie , et terminer leur vie, au moins quelques-uns d'entre eux, sur un sol étranger.

Parmi ceux (jui ont échappé à l'échafaud, nous citerons MM. Maurice de Verthamont, Josej)h de Gourgues, Arnaud de Lavie, tous trois présidents; Jean-François de Marbolin, Aniédée de Marbotin-Conleneuil , Louis-Élie de Peyronnet, mort à Napics; Ikînoît d'Arche de Lassallc, Louis de Barbeguière, Guillaume de Brivazac, .\manieu de Ruat de Buch , Hector de Branne, Le Blanc de Mauvesin, Gabriel de Castel- Dau-<.rAuros, de Labal de Savignac, Joseph <le Lamouroux,

uvie IV. de Miovielle, François de Bergeron, lean de MaUei et quelqaes antres dont les noms noQs échappent Ib ont élé tous ~ fidèles à leurs devoirs et attachés à leur roi et à la Fraooe ;

COMMiS.SIOX

muTAiM. ils ont légné à leurs enfants de beaux noms, une vie sans tache, un bérilage de gloire.

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