‹ Histoire complète de BordeauxChapitre 69 sur 172 · Livre IV. ■ ^ descendants d'Ili iiry IV î · texte numérisé non relu

Livre IV. ■ ^ descendants d'Ili iiry IV î

Cliap. s. )» Dignes d'ôlre SCS pctits-lili»,

CUMMl SS ION MILITAIRE.

• Volez au champ da la victoire,

» La mort d*iui frère eet il venger, > Eo m^me temps que votre gloire.

» Tremblez, fèroie areopai^p, » Monstres vomis par les enfers,

• La mort sera votre partage.

» Aux armes, bons Français, accourez k ces noms (Louis XVI et Henry IV). » Vengez, vengez le sang du plus pur <tes BonrtNHia.

» L'accusi' reconnaît ros \ ers et la cocarde comme siens; mais il re- » fuse de dire au président de qui il les avait reçus.

» La Gommission militaire, convaincue qu'appartenant à la classe des » cinieTant nobles, il en a aussi partagé le^ crimes; que les emblèmes I» de la féodalité , conservés par lui jusque dans sa cocarde , annoncent M que Tamour de l'ancien régime est profondément enraciné dans son » cœur; que sa haine forrcuée pour la révolution et pour la réfuihlii}fi.' » est i)rouvce d'une niaiuLie évidente par ces couplets liorriltlrs. rt » dont chaque mot est un blasphème contre la représentation nationale, » un cri de guerre contre le peuple el im vœu pour le rétablisscmcat » de la tyrannie ;

» Convaincue que l'accusé a des intérêts et des intentions contniKS » an maintien du droit de rbonime, le condamne à la peine de mort, etc., » le 7 pluviôse an ÎI (26 janvier 1794). »

Lahuqle. (Voir Dnmas-Lnroqne').

Larrouye (Pierre), mai Ire écrivain, natif de la commune d'Escol. pft'> d'Oleron (fiasses-Pyrénées), âgé de soixante^^q ans, domicilié à P»l* let, district de GadiUac, condamné à mort pour n'avoir pas accepté la GonsUtution de 4793, le 27 messidor an II (15 juillet 1794). (Voir^to Karffverite).

• Lassabe (Pierre-Toussaint), officier de santé, natif de SauTeterre (Hauies-Pyrénécs , demeurant à Bordeaux, âi^é du cinquante-cinq an^.

«( La Commission militaire, convaincue que Lassabe a, depuis le corn- )» mencement de la révolution, donné des preuves de son aristomlie; » qu'il était intimement lié avec Groc, aristocrate forcené; qu'il adossé

» ses soins à PancUer, prêtre réfractaire, qu'il savait parfaitement être Livre IV. » caehé pour se soustraire au juste châtiment qu'il méritait ; qu'il a en» ^* » tretenn des correspondances avec des hommes jrrandcnK nt suspect l' s d'émigration, et qui, dans leurs lettres, osent se tlt ( larer ouvei'teiiiuut

MILITAIIIB.

» contre-révolutionnaires, etc. Condamné à mort, et ses biens confis- B qnés, le 4 thermidor an II (22 juillet 1794). » (Voir Groc Jean).

LisBiBATiiiB(Jean-Gyprien), cinlevant officier municipal, négociantraiaeur, rue des Mennts, figé de soixante^nq ans.

cLa GommissioQ militaire, convainenc que Taecusé a concouru aux » mesures liberticides de la Commission pi-étendue populaire, et qu'il a i' «lù parta^'er avec elle le système iKii i iijle d'afîamer Bordeaux, pour le » li>Terpius facilement aux Anglais; qu'en sa qualité de chef de bureau b des sobsistaiices et d'officier municipal, il n'a rien fait pour dérober » ses concitoyens à lapins affreuse disette; qu'il arefùsé, dans plusieurs » occasions, de vendre du Ué, dont ses greniers étaient remplis; tandis » que les citoyens de Bordeaux étaimt réduits à la famine ; qu'il a ré- » pomhi à quelques boulangers, obligés d'aller lui demander du blé : » V('U,s n'en aure:. pm plus que de la m.... ; qu'il a dit à d'autres qui se i> plaignaient de la mauvaise quahtédes grains et des foriues : Voit» icrei • 4tm kewreus si, doM quelque iempB, os wm domte des patêle$; que son » aristocratie était si profondément gravée dans son cœur, qu'il ne put 1» aTempècher, dans une circonstance , de témoigner son mdignation » contre mi patriote qui rhonorait du beau nom de citoyen ; qu'on a

trouvé chez lui de très-belles farines, dont il se nourrissait, tandis que » ses malheureux concitoyens mangeaient du pain détestable , etc. Le » condamne à subir la peine de mort, et déclare ses biens confisqués, » le 17 frimaire an H (7 décembre 1793). »

Lassihb (Jean-Jacques), conseiUer au ci-devant Parlement de Bordeaux, condamné à mort, k l'ftge de quarante-4rois ans, comme aristotrate, ennemi de la révolution, et n'ayant jamais rien fait pour elle, le 22 messidor an H (10 juillet mil

LATcnxiBRE (Jean), associé d'Est èbe voir ce mot), natif de Salies (Gers); reconnu bon citoyen, bon patriote, est mis en liberté le 17 germinal an n (6 avril 4794). ,

UojAC^BAniKR (Jaoqaes-<François), cultivateur, de Ûrignols (Gironde), âpé de quarante ans.

« Accusé a a\ nir été dans la Commission prétendue populaire; d*avoir » eu la faiblesse daccepler une mission aupri^s d'elle; de n'uvim pas ^ protesté par écrit contre elle, malgré les témoignages des cilo^eus

Livre IV. t» Goncy, Dubalet^ secrélaire de la commune de Grignote ; de Ltmarqoe, Chap. 8. ^ maire de Meflhan, et de Jean Saeriste, municipal de 6rignols« en fa-

» wnv de ses seiUiinonts civiques et de son amour pour la liberté, etc. OHHisBion La ('.(umiiission luilii iire, Mjulanl, aéaimioins, pniiir ilniis un mii-

■lUTAlRE.

» ^istrat du peuple uu acte de iaiblesse , cl apprendre à l'accusé qu'il )» aurait dû protester par écrit contre la Commission prétendue popu- » laire, le condamne à une amende de 42,000 Ht., dont 40,000 au profit T» de la république et 3,000 au profit des sans-eulottes de Grignols; te )» condamne, en outre, à être détenu pendant trois mois dans la maison » d'arrêt de Bazas. I,c 12 frimaire an II (2 décembre 1793 . »

L.UNAY (Marguerite couturière, née à La Sauve, condamnée à mort pour avoir recelé des préires réfraclaires pendant quatorze mois, et pour avoir refusé de faire connaître leur asile, ie 46 messidor an U ( 4 joillet 4794).

Lavrbnt (Louis), horloger à Libourne, ftgé de quarante-un ans.

« La flommission militaire, séante à Libourne, convaincue que Liu- » reut .iNiiit manifesté des princijx's contraires à eeu\ des palriules de » la Convention nationale, et favorables au\ fédéralistes, à In Cnmmis- » sion prétendue populaire, à la force départementale; <iu'îl a tenu des }» propos contre les membres du Directoire, qui ont eu le courage de ré- » sister aux mesures liberticides de cette Commission monstmense et » perfide ;

» Considérant que l'accusé est rjui^jc dans cette classe; laborieuse et i) respectjiblc intéressée à soutenir la liberté et lY'jralité. son uni i ne base;

)» Considérant que son ignorance et la nécessité où il était de travailler 19 pour nourrir sa femme et un grand nombre d'enfants, ont dà le rendre » dupe des conspirateurs perfides et des meneurs adroits, etc., etc.;

n Ordonne qu'il sera remis en liberté après avoir reçu du président » une morale propre à le garantir désormais de Tintrigne et de Tarislo- » ( i;»lie, eoiiverledu masque du patriotisme. Le 14 brumaire an il; 4 no- )» Nembre \l\y,\]. »

Lavalktte. (Voir lloulin-Utvnlette],

Lavao-Gayon (Pierre), natif de Marmande (Lot--et-^aromie), adini* nistrateur de la marine à Bordeaux, condamné à mort , et ses bieos confisqués, comme ayant été mis hors de la loi et contre-révolotioiH

nairc, le 2 brumaire an II [23 octobre 4793).

Lavai' I Jeanne;, religieuse, de Bordeaux, Auéc de quarante-trois a"?^' coiiiianmée à être détenue ju&qu'ù la paix, le 4 tberawloi* au U juillet 4794f.

liAfiMiTE (RaymondJ, homme de loi, natif de Basas, ex-dépaté ^e Livre iv. rAssemblèe oonstitiiante, procureur-syndic du district de Bazas. ^'

«D avoue que, vers le mois de juin dernier, le département de la Gi- > ronde envoya an district de Bazas un arrêté, pour qu*il eût à nommer

» deux comiiiiii.ain's . afni «le se l eiidro p.ir devers le département et » noti devers la ConiUit.>bioii populaire; qu'il fut nommé commissaire^ » mais qu'ayant aperyu ^es œuvres perMes, U se retira à Bazas.

» La Commission militaire, convaincue que l'accusé a, dans l'Assem- B Uée constituante, manifesté des sentiments contraires à la liberté; » que, depnis le commencement de la révolution, il 8*est constamment » montré Tennemi du peuple; qu'après le 21 juin 1792, membre du » district de Bazas, i! partagea les .st ntiiiients de cette aUiainistration )t qui llagornait bassement, dans une adresse, le tyran Louis XVI, et » qui s'élevait avec force contre les liommes fermes, qui, depuis long- » temps, visaient à la république ;

» Çonvaincue que, dans ces dernières circonstances, il a été membre n de la Commission populaire ; qu'en sa qualité de procureur-syndic du » district de Bazas, il a été le complice de cette Commission ptrlitlc; y> in duiiiiv ([[l'il subira la peine de mort, et déclai'e ses biens coiuisqués, » le 25 brumaire an II (15 novembre 1793}. »

Lavetssièiie. (Voir Ymluzan],

LâVEVSSiKRB (Jacques), ci-devant noble, natif de La Béole, âgé de soisante-eix ans.

« Accusé (avec Lugat Gbarles et Ezmard Gabriel-Pascal) d*étre en-

» nemi de la révolution ; de n'avoir piis donné des pnMives de patrio- « tisme, ni fait am ua sacrilii'e nialfiré son immeiLsf lortum' ; de n'avoir » pas cmpôcbé son tils de quitter la France pour se réunir aux lâches » émigrés; d'avoir dit, à l'époque de l'Assemblée constituante, que s'il » ne faUait que le sacrifice de sa vie, il le ferait, pour mettre le feu à ta » saOe oà TAsseroblée tenait ses séances.

> Ezmard, accusé de 8*être refusé de se rendre aux assemblées mu- >» nic ipak's, d ôtre resté à la campagne et de ue venir eu ville que pour » ij-é(iiieiiter \v6 aristocrates. »

A cela, il répondit qu'il avait été malade à la campague; et loin d'être an aristocrate, il soutient qu'il est bon républicain; et en preuve, affirme qu'il a été Fun des fondateurs de la Société populaire de La Réole.

Ezmard taX condamné à 20,000 iiv. d'amende, dont 40,000 an bénéfice des sans-culottes de 1^ Réole, et les autres 10,000 pour larépobli-» que, et lui accorde trois mois pour lu paiement. ^Vou- Luijat).

C03IMIS8IOII miTAIRE.

Livre IV. ^aveys^ère fut condamué à subir la peine âe mort, et ses biens forent Gliap.8. coiiiisqut's, le H ]iluviôse an H (27 janvier HOi .

LAVF.Yssii-iiK L()nis\ chanoine, dumicilu' îi liurdcaux, âgé de iîOixantesix ans, condamné à mort comme prêtre réfractaire.

Lavetssibiie ou Lavaissiâius (Pierre), ci-devant gendarme du tynn. Gomme maire de la commune de Saint-André-durGard, il adhéra i la Commission prétendue populaire, et fit adopter, par des munleipalités voisines, un ouvrage rédigé par le district de La Réole, etc., etc. W fnt condamné à mort, et ses biens conlisqués, le 41 frimaire [ i^' déceuibre 1793).

Lavigke (Jean-Uugon), menuisier, de Sainte-Foy, âgé de quarantesix ans.

« Accusé d'aristocratie et de propos contre-révolutionnaires, comme » celui-ci : S'il y avait cent b comme moi, nous mettrions tons les

» patriotes à la lanlii nr. Je ne me battrai pas pour Calvin, mais pour le » roi. La veille de rari-iw r de Belleville elde Jay, qui avaient été envuyt > » à Paris pour y porter les vu nx des sections de Sainle-Foy, il tint ces » propos : On dit que Jay et Belleville portent des ordres pour faire » partir les hommes; pour moi, je ne partirai pas : on pourra faire partir » les républicains, car les plus coquins sont les plus honnêtes gens !

» Pour moi, je suis royaliste, f ;

» Considérant que raccnsé a mérité la mort; mais qu'il peut être plus » utile de le dojinor en exemple aux mauvais eitoyens de Sainte-Fov. >» qui seraient tentés de rimitcr; et que, jeune et vigoureux, il pourra ' » encore travailler utilement pour la patrie dans les galères de la répo-

^ 1» blique, la Commission militaire le condamne à vingt années de fers,

; » et à être exposé aux regards du peuple, deux heures chaque fois, pen-

» dant hnît marchés consécutifs, sur la place municipale de Saînte-Fo\ ; » ayaiii devant et dcrrihre un écriteau portant ces mots : FuunUqui . » jirrinrhnteur et royaUde. Le 16 brumaire an H f46novcml»re 1793 .» ' Lavie (Antoine), ci-devant président au Parlement de Bordeau]^, do-

micilié au Taillan, flgé de quarante-^ix ans. « Lavie répond aux charges, que, député à FAssemblée constitaini» ^ )» par Tancienne noblesse, il n'a jamais voté que pour ce qui poorait

!• » faire le bonheur dn peuple ; (f u'à cette époque, il reçut des remercl-

' » nient s pour la conduite i[u \ \ avait tenue contre Gazalès, Maury et au-

7 » très, membres du côté droit.

» La Commission militaire, considérant qu'il s'était toujours comporii- » en bon citoyen; qu'ami de l'humanité et de la liberté, il a dooaélous

coaatssio!!

IIILITAIEB.

« sessoins àrédoeatioii d'un jeune nègre, qu'il a adopté au nombre de Lim IV.

» ses enfants.

w ElUin, quoique nolilo et né dans cette caste orgueillcnsc qui, ne » s'occupant qu'à huimiier le peuple, il n'a jamais cessé d'être le frère »des saiis-ciikitleftete.Uftit mi» en liberté le 24 ventôse an 11 (Umars

Lna (Jeanne), d-deYant olBcier do Boi^Pastenr, née à Glaîrae (Lot^ d-Gtronne), âgée de trente-trois ans, compilée de Gâteaux et de Pianxe.

Condamnée à mort eoniine fanatique , reeéleuse tle prêtres et ennemie (if Urévoiuliou, ie lt> nics^dor an II ,4 juillet 1791).

Leblanc (Jean), âgé de cinquante-huit ans, et sa femme, accusés de fanatisme, etc., etc.

« La Gommisfiion militaire, convaincue qu'ils ont pensé et agi comme «les prêtres qui voulaient rappeler tous les abus.de Tandea régime,

* dont ils vivaient aux dépens du peuple ; qu'ils ont assisté plusieurs » fois à des messes; qu'ils ont signé jiour l'ouverture des éjjliscs, c'esti< ù-dire pour donner à l'arisiuc i alie des temples où elle pût répandre à » son aise son poison et ses calomnies, les rondamne à être détenus jus- 1 qu'àla paix, et àpayer une amende de 60,009 liv., dont 40,000 au profit 1 de la république et 90,000 pour les sansHmlottes de Bordeaux Le » 13 frimaire an II (3 décembre 1793). »

LsMtrr (Marguerite), religieuse, née an Cap, âgée de trente-^atre ans, duiiiieiliée à Boinleanx, condamnée à mort comme complice des prêtres réfractaires et comme fanatique, le 49 messidor an U (7 juillet 1794).

Le Bncsi (Philippe-Antoine-Amédée), ci-devant receveur des douanes, natir de Dieppe, demeurant à Bordeaux, âgé de quarante-quatre

« Accuse de n'avoir donné anctine preuve de civisme ; d*avoir fr^ » quenté hahituellement les aristocrates; d'a>oii' grossi sa fortune piir » des moyens illicites; d'avoir, dans ces dernières circonstances, sou- » tenu de tout son pouvoir la Commission prétendue populaire; d'avoir, » comme président de la section autrefois dite Simoneau, actuellement » Mani, signé des écrits destructeurs de Tnnité et de Tindivisibilité de t la république , et provocateur de la guerre civOe; d'avoir présenté 1» cette section un citoyen <jui avait fait partie de la force départemeii- » taie dirigée contre la lilierté; de s'être souslrai» au mandat d'amener » lancé contre lui par le Comité de surveillance du département du » Bee-d'Ambès; d'avoir fait pratiquer dans son bien, à Caudéran, une

Livre iv. » cachclte qni devait le dérober à la poursiiite des républicains; d*a¥oir Cbap. 8. eofoui dans ce même lieu une somme considérable en numéraire, et » d*aToir confié Féducatiou de ses enfants à un ci-devant noble, goiidu

COMMISSION!

)) par SCS principes anstoeratiques, etc., etc.

» lui Commission luilitairc, coiivainciRMjue plus l'accusé a montre^ de n talculs ilans sa (h'rciisc : et ])lns il serait (lan^'ci'cii\ jiour la ri juihli— » que; atlcaclu le mauvais usa^^e qu'il eu a fait jusqu'à ce joui*, unioime y» qu'il subira la peine de mort , et que ses Mens seront confisqués, le » nivôse au II (S janvier 4794). »

Le Biiun. (Voir Brwi].

Le Go«tb (Jean-Baptiste), cidtivatenr, ci-devant noble et d-devant

cxcrçanl k s foiiclioiis de vicaire daris la paroisse de La Iresne, âgé de trcnte-deiix ans.

il nie avoir en des correspondances avec des éiuigrîs ; que 1(^ litres produites ne sont ni de lui ni pour lui, mus probablement an ctloyen Le Comte, professenr de mathématiques; que loin de quitter la terre de la liberté, il a toujours été fami des habitants de la campagne, et que

c*est par eux qu'il constatera son séjour en France.

«La Cominissioit iiuliLnn . ;i\;int lu les ctTtilicats de civisme et une » lellrc de la cominuiic de La iresne, (jtii atteste le civisme de l'accusé: n qu'il a toujoui's été le consolateur et l'ami des pauvres, et le père des » sanMulottes; qu'il leur a fourni du blé et permis de prendre du bois » dans ses biens; que, les encourageaiit par ses soins et son exemple, » ils lui doivent le bonheur inappréciable, pour des républicains, d'avoir » planté un arbre de la liberté dont il leur a fait don ;

» Goiisidci aut que l'évasioii des prisons de rÉtat n'est ((u'une snite )) des craintes que des malveillants lui avaient inspirées; que, sous le » règne de la liberté, un moment d'erreur ne peut être considéré comme » un crime;

» Considérant qu'il a prêté le serment civique en présence do tonte » la municipalité de La Tresne, dont le maire est venu lut-même attester

» le civisme du prévenu ;

» Convaincue que les ieUics ne sont pas de lui; qu'il a toujours été » l'ami du peuple et le père des sans-cuioltes , ordonne que, quoiquU >» soit prêtre et ci-devant noble, il sera sur-le-cbampmis en liberté, le )> |w ventôse an II (49 février Od4). »

Lepeoviie (Jean-Baptiste}, fourbisseur, natif de Narbonne, âgé de cinquante-six ans. Peu instruit, il a été égard et trompé par des perfides meneurs. 11 fui mis eu liberté le 22 vcutOse an 11 ^ li mars 1794 .

Lér..a (MicUcr , garde de la marine^ âgé de trentMtix aiis, né en Pi'o- LIrro IV. veiiro, doniifilié à Bfirdf'aux. Ch»p. 8.

11 |«ru<luii iit^ ccrtiitcuib de civùjiiit*, avoue qu'il avait élé un instant égai^pirtesGinHidiiis; mais M bil recoimaltro bon patrio^ covmissiox mis en liberté le S5 TentAee (16 mars 1791).

tiLvc (Hatliiett), cordonnier, oondarané à mortcoDUne oontre^TOlationnaire, le 15 friinairc an II 5 déceinbro 1793].

l.rmi J('an-.\nt(iitK'\ ;ii(,irh('< au GruMi-TbéAtre, natif de Moatronii,

â^li" «le triMiti'-ru'Ul' ans. i \'nir (iotf). ' »

Lk Noi vtL ^l'iei ru-Augusle , né à Falaise, comniis-voya^Jieur, «^'c de Tiugt-six ans. Gagné par des traîtres, il rétracta ses erreurs et se sépara des arislocratcs ; il inroduisit des attestations favorables à son civisme de la pari des citoyens Leg6t et Courtois, rcgurésenluits, et des . biUtants patriotes de FalaîBe; îi N|jeta ses fautes snr sa jeunesse et sur son inexpérience, et fttt mis en liberté le 6 pluviôse an H ( S5 jan- Tifi- i7nr.

LuiiN ()iliiii-S;ii\ ir , retrdirr. âgé de cinquantt-uii ans. natif i\v Hordcaiix; partisan du fédéralisiue par i{,'norancc, rétintln ses erreurs cl fut mis ea lib<n>té le 48 messidor an 11 (G juillet 1794].

Ls RoY (l*ierre}. (Voir Capelk Pierrf).

Liscvas (Jean}, notaire, natif de Saint-lfaeaire, denearant à Bordeaux, Agé de soixantOHu ans.

« La Cuniinission militaire, convaincue que Le.«*rBrc a développé les » principes les plusarisiociatifpies, qui. à cette époque, le firent empri- » àouner par les habitants de Soiat-Macairc, justement tiidifnés do ses A propos inciviques;

» Qu'il a, nonHbcuIcmcnt si^'ué pour l'ouverture des églises, mais mfiuie

* ViH est fortement soupçonné d'avoir Ikit dire la messe ebcz lui ; qu'il

* o'a point de carte de civisme, etc. ; ,

» Convaincue que, sons tous ces rapports, il doit être rangé dans la

* classe des aristocrates; ordonne qu'il subira In peine de mort, et tons » ses biens confisqués, le 3 messidrir an II 21 juin 1791^ »

LmiiAUF. Pranenif;', hmilan^'ci-, natif du l^érigord, domicilié à Bordeaux, âgé <li: quai'aiilc—i l'Ois ans.

K La Commission militaire, convaincue, d'après la lecture de diverses » Isttres à l'aecusé, par des émigrés et divers prêtres insermenlés, etc., » que, dans ceriaineslettres écrites par lui^^néme, il maniftistait le désir

* de voir rentrer sons peu de temps, dans le territoire do la France, les

* despotes qui t'ont trop longtemps tenu souillé de leur présence;

■ILITAIM.

Livre iv. 1» Qu'il est coupflJile d'agiotage, poîBqn'jl déclare (dans une tetlre

Cbap. 8. „ adressée de Bordeaux, le & oetoire damier, à Monaé de Carlos, «n

M Périgord), qu'il a gagné 20,000 liv. d'un seul coup dans mois de issios juillet dernier, et que. sans la démonétisation des assignais à l i ffigie M royale, il en aurait f:aj:in'' 40,000; ordonne qu'il subira la peine de » mort, et que ses biens seront coolîsqaés, le 28 brumaire an 11 (48 oo- » vemlnre 1793). »

Lbteuu» (Jean), âgé de vingt-aenf ans.

Lamusa (iacqnes), âgé de vinglpsepc ans, frères, négocianta, nés à Bordeaux.

« n réndte de la lecture de leur correspondance, qu'ils pourraient » l'Ire {rrandemcnt soupçonnés d'être royalistes; qu'ils avaient cru avoir » rempli toutes leurs obligations n\ mctlant le numéraire on lialance * )» avec le !>aijg huuiain ; que plusieurs lettres annoncent l'égoïsme cl u rinbumanité, vices trop ordinaires à quelques négociants, qui, pleins » d'oi^eil, repoussent les citoyens qui n'ont d'antres richessesque leur » eoflsdenee et leur amour de la liberté, etc., etc.;

» Ayant, cependant, égard à quelques preuTea de civisme, k leur D jeunesse et à lenr inexpérience; espérant que cet acte d'indulgence » pourra les rnmeticr aux vrais principes de la liberté; ne voulant ce- » pendant pas coniitromettre les intrrôts de la république, en rendant » à la société tics citoyens dangereux, la Coniiuission militaire ordonne » qu'ils seront détenus jusqu'à la paix; les condamne à une amende de » 400,000 liv., dont 800,000 pour la république ét S00,000 applicaliles » à rétabUssement d*on hospiee favorable à rhumanité, que les repré- » sentants du peuple doivent établir incessamment à Bordenrat. Le 19 ptu- » viûse an II (H février 1794). »

l.rvi ni, .Iciiny ou Génie), couturière, âgée de dix-huit ans, native du (]aj). mise eu liberté, avec Marfrtieriic Benége, Ic 45 frimaire ao II (5 décembre 1793). (Voir Ueiuije Marguerite).

\j&»ÈA\ négociant, associé de Katter. (Voir Knlter], Luocsnr (Victor), tonndier, Igé de trentenittatreans, natif dePsnHlac, ci-devant procureur de Genen, où il est domicilié, reconnaît avoir signé un écrit qui lui ftat présenté par le citoyen Vcmes, n^œiant ; il ne savait pas ce que c'était, et déclare qu'il avait toujours été bon citoyen, bon patriote. Il fut mis en liberté, avec 300 liv. comme indemnité, le 11 brumaire an 11 (I" novembre 1793^

LuioLsiN (Joseph), agricullctu*, tiatif de C.outras, âj;c de trcnlc-hsit ans, accusé d'aristocratie.

Il afljnne qu'il avait été l'un des premiers à invilcr ses concitoyens à Livre IV. prendre les armes pour défendre la répui)liqae; qu'il a tonjDui's (Hé Chap. 8, l'inii des lois et de la patrie ; qu'il a'allait pas aux sections à cause de joa rhomatisme et de la faiblesse de sa vne: qall a acbeté da blé à un commission!

ailITAItE.

bant prix pour le vendre à un prix plus bas aux paETres, etc., etc. tLa Gommisaioii militaire, séante à Liboume, convaincue qu'il a

> manifesté des principes contraires à la liberté, le condamne à une

4 anu'ude de 100,000 liv., dont8."),000 au profit de la république, 5,000 )* pour le6 saiiiy-^ulouos de Libourne, îî.OOO pour ceux de Coutras et » 5,000 autres pour ceux d'Arveyres; ordonne qu'il tiendra prison close » jusqu'au paiement des 15,000 liv. pour les sans-culottes. Le 45 bru- • Mire an n (5 novembre 4793). »

LioniAisoaLfonuis (Pierre), roarcbaDd-bijontier, natif d'Eroy (Aube), demenraat à Bordeaux, âgé de quarante-deux ans.

« La Comiiiissiun imliiaire, convaincue que Lyonnais a acheté à Henry » (les objets sur lesquels était le testament du tyran, gravé avec le pbis 1 grand soin ; que ces médaillons étaient nécessairement les hochets

> des royalistes et tendaient à entretenir leurs espérances criminelles; » qa'on ne peut douter que son intention était d'en fiiire le commerce, » et non, comme il a prétendu dans sa défense, de se servir de ces mé- »dainonspoui y mettre des gravures patriotiques.

» Ayant, cependant, é^^'ard aux raf)ports avantageux qui ont viv laits ) Mir son compte, etc., etc.; oniuuiic qu ii sera détenu jusqu'à la paix. »UZ thermidor an U {È\ juillet i 794). »

LflKiois (Louifr-Àntoine), natif de Paris, ingéuieui^-militaire, âgé de Tîiigt-flept ans*

«U Commission militaire, convaincue que Lobgeois a donné dans 1 l'erreur malbweusement commune à plusieurs bons dtoyens; que, » trompé par les discours astucieux du perfide Azema, qui, sous le nom » de patrie, tramait la contre-révolution, il a fait le voyage de Bayonne » avec lui ;

» Considérant, cependant, qu'au milieu de ses erreurs, ses intentions » étaient pures ; qu'il croyait servir la patrie, et que, dans plusieurs oe- » ettioDS, il a donné des preuves de son attachement à la république;

)» Considérant que, jeune et sans expérience, il a pu facilement se » laisser entraîner parles manœuvres perfides des Gironduis, dont il a n cru que le but était de sauver la ( bose publique;

» Considérant qu'il appartient à la classe respectal>le qui a fait la ré- » vohitiou; que luHméme, depuis 4789, a donné des preuves anthenti-

Livre )V. » ques ilc smi pati iotisinc ; qu'il a chei-ché à réparer s(»s «Ti eurs eu se Chap. 8. consacrant aux travaux publics; qu'il s'est <Miipres4>é d'employer ses

» talents à ri^nrer des fortifications que les ennemis intérieurs de la iiui AtRf ! ^ " '^publique avaient laissé tomber en ruine pour les livrer plus Ikcile-

» ment aux ennemis extérieurs; » Onloiuio qu'il serssur-le-ehampniisen Iilierté,ie4 IhemiidorajiII

» 22 juillet 17941. »

I,n\itt\ni> |.Inseph\ fx-nnhh*, nntif de Grenoble, âgé de snixanto-lrois

aith, cuiidaïuiic h mui l puui* a\uir caché des armes, comme ennemi de

la révolution et n'ayant pas accepté la Constitution, le 9 thermidor an li

^27 juillet 1794).

Loms (Guillaume), ferblantier. Agé de trente-huit ans, condamné i mort comme ariifsmito wagé et ayant poussé la lùreur jusqu'à maltraiter les curants qui ne voulaient pas sedire aiiMooratfls, lo 24 pluviflce

an II ^12 février 1794).

I.om: i Jeaii-Pierro , dit Patience, fcridantier, figé de Ironie aii^. i oih danuié à mort le aième jour ut poui* les uiôiues raisons, le 24 pJu^i()$c an 11 ^12 févrici' 1794).

LosœuiHDiaunr, igé de quaraale-4roi5 ans, négociant, de Libourne, asfiodé de Largeteau, jugé le m&ne jour «pie loi (16 brumaire) poorinsouciance, égoïsme et modérantisnie. Goudamaé soUdairement avee hnrgeieau, (Voir ce nom).

LorKs 'Aaron', cnmmenviiit. natif de Honloaiiv. à?i' do quarante iws.

« [.a (iDiiiiiiissidii iiiilii.iii'c. ciiDv iiiuriii'. |i,ir si's propres aveux, quesî )i fortune est augmentée depuis la révolution ; qu'il a teuu une ueutra- » Klé indigne d'un r^publicaîn et qai le rend coupable envers la patrie; » que cette indifférence pouvait le fàire ranger dans la dasse des ^oîstcs n et des modérés;

» Ayant, cependant, égard à quelques preuves de patriotisme données » par lui, le condamne solidairement à une amende de 50.000 liv., dont » 40,000 an profit de la république et 10,000. pour les sans-culottes do » Uordeanx ; aceorde trois mois pour le paiement, et ordonne qu'il scf* » mis en liberté lu 23 vcntùso aull ^43 mars 1794). »

LnuwDKAi- ,Jean], négodant<omatfBBiottnire,ilttirdePan, donùeilré

à Bordeaux, ftit reconnu pour être très-4Km répnMicain; est mis es 1h berté le 8 ventése an II (M février 4794). UmiACDE (Pierre), négociant, Agé de dnquante-àuit ans, natif de

S<'uiit-Jean de Luz.

« Arrêté par mesure de sûreté générale, il répondit que, ité d'une

NiLiTAine,

1» famille paavre. il avait foniiiicncr par Ttro monsfio; que son industrie Livra IV. » lui a gagné quelque lurlune; qu il s est toujours lait hoimcur Ue se Clup. 8. » plaMT dans la clasBe des saiis-ealottes, ete. 11 Ait renris en Ulmti, j* après aToir reçu te Iniser de la fraternité de Laoomlie, te 49 pluviôse » an U (7 février 1791). »

LoMuiH (Jean-Lonîs I . attnriii; an Gran(l-Tli«'titre de Bordeaux» figé de trenlR-htiit ans, natif de Vcrsaiilits. (Voir (ioy .

LuisTALET (Sluaiine), reli^euae, native de fionleaux, âgée de traiteueuf ans.

« la. Coiuiui&sion militaire, conYaineuc que Suzurtiie Loustolct cl » Marguerite Durand savaient oA MathienDornal, prêtre, s'était caché, » et ne l'avaient pas dénoncé, et avaient Ikcilité tes mesures prises pour

> le caofaer, ete., ete. ; ordonne qu'elles snbinmt la peine de mort, et » dédare leurs biens confisqués, le 8 messidor an II (Sft juin 4794]. »

LovsTr.M.: 'B«'riianl' . ci-ilcvaxt frrrn lai. rhartrettX, natif d*AlagOS, en Béarn, san>i domi* ilc, à;.'r i\r criiqiianli' ans.

« Accusé de s'être soubliait ù l<i loi de la déporlatîuit, il a ré|>omlll » que le serment qu'on lui avait proposé répugnait à ses principes et ne

> pouvait a^aocMderavee sa conscience; qu'il sait bien qu'il était soumis

> i la pdne de la déportation; mais qne personne ne lui ayant enjoint » de se déporter, il a resté dans te territoire de la république.

» La CommisBiDn militaire, convaincue qu'il n'a pas prêté le serment » civique, cl que c'est pnr fanatismcqii'il a refusé do remplir rc devoir; » qu'après (ivoii di soix i à ce décret, il a enfreijit un autre, qui le sou- Il mettait à la déportation;

9 Gonsidéraot qu'un tel honune ne pi:ut iiu'étre dangereux an main-

* tien des lots, puisque sa conduite et sa conscfence sont ineompatîbtes » avee eUe, te condamne à te peme de mort, et dédare ses biens con- » iqués, te 7 plnviésc an II (26 janvier 4794). »

IdcsTKAr-LAMOTiiE (Martial), homme de loi, natif de fiordeanx, Agé de quarantcwlcux ans.

« I.a Commission niilitairi', (■oiivaincuc qne Martial Loustcou-I-amothc »a comntls des erreurs préjudiciables à la patrie; qu'il a cependant

> donné des preuves de patriotisme ; que son amour pour te république

* Favait rendu un objet d'horreur pour les aristocrates; ordonne qull »ttra sur~le-diamp mis en liberté, le S9 prairial an U ( 17 juin

Lov^r. (Laurent), ex-conseiller au l*arleracnt de Bordeaux, âgé de Miiaïue ans, condonuié à mort pour n'avoir pas remis titres féodaux,

Livre IV. cpi'il ?ar<l;iii ( iifouis avec soin, et pour avoir espéré lacontre-révoluiion, Chap.8. 1^ 9 messidor un II (27 juin 1794).

LouvET (JeaA-Eoberi-Uonoré), négociant-commissionnaire, natif de

c o M M I s s I o .>i n^oQ^yr^ ancien oommandwit de la einlevant cavatene nationaJe de mitiTAïas*

Bordeaux, flgé de tf ente-huit ans.

« Soupçonné d'avoir eu des liaisons avee Dndon; d'avoir été le cèef d'un corps reconnu pour aristocrate ; de ne s'être pas opposé, en sa

» qualité de couimiiiidant, aii v iiu bui es de violence jn ises par la Com- }> mission prétendue populaire coulre les reprc^culants du peuple fiaudot » et Ysabeau, etc.

» Lottvet nie ses relations avec Dudon, et affirme qu'il n'avait agi^e » d'après des ordres supérieurs, etc., etc.

» La Commission militaire, convaincue que par une pusillanimité inif> digne d'un bon républicain , il ne s'est pas servi de l'autorité que lui M ddiiiKiit le litre de coiiiuiaïKlatit pinir empêcher les vexations et lt« » iusuiles (juc les aristocrates de son corps ont osé faire aux représ(în- » tants du peuple i qu'il est, sous ce rapport, grandement coupable ea- » vers la patrie;

» Ayant, cependant, égard aui preuves de patriotisme précédemment » données par l'accusé; aux témoignages qu'ont rendus sur son canote

» plusieurs sans-culottes; espérant qu'une correction fraternelle pomn » rendre à la république un citoyen égaré et lui donner l'énergie digne » d'un bon républicain, le condamne à 25,000 iiv. d'amende, applica- » bles à un hospice favorable à l'humanité, etc., etc. Le 43 ventôse an 11 » (3 mars 4794). »

Lucav (Claude), ci-devant noble, natif et domicilié de La Réole, âgé de soixante-onze ans.

Accusé d'avoir fait passer de l'ar^^ent à un de ses neveux, émigré; de s't^tre opposé, en sa qualité de maire de La Uéole, à ce qu'un ci-<it '*.iiii Bénédictin, qui avait commis un acte d'incivisme, tut dénoncé; de s'être montré l'ami des aristocrates, etc., etc. Condamné à être renfermé jusqu'à la paix, et à payer une amende de 80,000 liv., dont S0,000 ponr les sansHSulottes de La Réole et 60,000 pour la république, et loi aiy corde trois mois pour le paiement. Le 8 pluviôse an II (27 janrier 4794).

LiMitRE (Thomas), homme de loi, âgé de cinquante-trois ans. nalif de Castillon, auteur du club Monarchique, membre de celui des Cordeliers, premier agent de l'aristocratie et ennemi de la révolution.

La Commission militaire le fit appekr il y a six mois; il était malade.

C«MHII»«II

Mais \ oyant qu'il 'ihuml d<: l'humanité de xes juge», on U» lil ciilin pnrnî- UvroiV. iri' ; ri avait une loti;.'ur bnrhe, un afToutrciiicul de malade. On l'intor- fthopru^c; li iie répond pas. On incite, pour constater sa maladie, un ciiirurgien qui était k la sétnee ; c'était Duburg, père de rancieu curé de Sunt-Midiel} il tftia le pouls par ordre, et déelara qu'il ne lui trouvait jNS de lièvre. On riatarpdle de nouveaUf mais inutileiiumt. n (Ut c<mdaatné à mort, et ses biens confisqués, comme cootr»HPévoluUoiuiaire, le U messidor an II [i juillet 4794).

Mace.\die ^.Magdeleinc), âgée de cinquante-sept ans, couturitre h Bordeaux, condamnée, comme fanatique, à Être détenue jusqu'à la paix, le 15 fruuaire au II 5 décembre 1793).

MAcasME ^Jacques), maître d'écriture, natif de Bordeaux, Tigé de Miiaate-mi ans, accusé d'être partisan de la ComroiKion populaire et dt k force départemeiitde. 11 manitela des sentiments répoMicBiiis, et trait ses quatre âls aux frontières. D ftit mis en liberté le 9 brumaire an II [30 octobre 4793).

Mtr.fM, R'MM'-Margueritel, pi-itiln-, i i-<lcvant nolalilc. ili- !<o idéaux.

« I-« Commission militaire, coin amcuc qu'il éluit njenUiie ilc laCom- • missiou prétendue populaire ; que , doos la société pcrlidc dite des » MwUefi, 0 a nttdfesté les opMons les plus outrageantes etmtre ka » BCBibres de la Convention, qui ont sauvé la république, et particuliè- » nmcot eotiire M arat ; qu'il a été un des plus ardents défenseurs de la » Commission prétendues |)U|inIaii (> ; (lu'il a accepté la mission qu'ellclui «avait fJoDiK^e, ttMuiaiit à exciter dans le département du Saône-i'l- » I-oiif, cl dans toute la république, le fen de la guerre civile, etc., etc. » U condamne à la peiuo de mort, et ilédare ses bieus coofisqués, le »Î3 brumaire au 11 i;i novcnibre 4793^. »

Xuutr {MaifBcrit»Lanrence), épouse d'Henry Hallct, native de Casittaoren, domidUée à Loubès, Igée de vingtHieuf am , condaumée k swrt eonune eonspiratrioe et contre^évolntionnaire, le 98 messidor an II ((6 juillet 1794).

Mauxt ^Françoise), épouse de Jérôme Dussault, âgée de >in?t-Iitiil sns, sœur de la précédente, domiciliée à Saint-lx)ubès , condamnée à mort comme conspiratrice, lo iH messidor an II l(» juillet 1794 .

Muo ^Jacques), ci-dc\mit Cordelicr, nupriiacuii' et uulilau-e depuihiu téraintien, natif cteToquevillc, près Cheriwurg (Manche;.

« Accusé d'avoir pris part aux troubles du Calvados, il répond que > jdé daqs un dottre dès sa plus tendre jeunesse, peu lUt pour ce » noire de vie, il vit arriver la révolution avec enthousiasme; qu'il

i'Fwt. i. 1

COMMISSION MiLITAIttB.

Livro IV. 1» n'attendit pas d'avoir qnKté la robe monacale ponr faire son service Ghap. 8. ^gQg garde nationale ; qn'il -embrassa d'abord Tétat d'imprimeur et » fut Ton des premiers à s'enrôler, ete., etc. » n fut mis en liberté le 6 germinal an II (26 mars 1794).

Mami (Jeanne) cadette, marchande, âp^^e de vinpt-trois ans, naii\c(ic Lyon, doniinliée à Bordeaux, avait vendu , il y a dix-huit laois, des gilets couverts de Heurs de lys. sur lesquels on voyait les armes du tyran d'Autriche, et sur lesquels on lisait cette infâme légende : Vive U roi, vive la reine. Elle avoue qu'elle savait, par l'opinion publique, que ces gilets devaient servir de ralliement aux lâches partisans de la tyrannie ; niais (fu'elle avait cru pouvoir les vendre à un ci-devant noble qnt partait poui (.ohlentz. Elle fut condamnée à être déteuue jusqu'à Ja paix, le ii mebsidor an 11 (30 juin 4794 '.

Manurok (ieafr-Félix), écrivain, natif de Bordeaux, âgé de quarantecinq ans, condamné à mort pour avoir pratiqué une trappe pour cacher les prêtres et lesnobliÀ. Le 43 frimaire an II (3 déciembre 4794).

Manpbtit (Marie), accusée, avec la veuve Heain, d'avoir abandonné la cause de la liberté « pour épouser celle des prêtres menteurs , qui ont » tout fait pour renverser rédifice de la républicfue: d'avoir entendu la » iticssc dans des maisons particulières el donné leurs sigiiaiures |>our » l'ouverture des églises; d'avoir constamment persisté dans leurs sen- » timenis aristocratiques, etc.

)» La Commission militaire, ayant égard à leur franchise, et voulant » userd'indulgence, les condamne à être renfermées jusqu'à la paix, età » payer solidairement une amende de 40, ()()() liv., dont 30,000 au proltl » de la répuhlique et 10,000 distrilmahles au\ sans-culotlci» de iior- » deaux. Le 43 IVimaire an II (3 déecnibre 1793). »

Mabandon (Gab.-Bruno), membre de la CommiasioD militaire, âgéde trente-cinq ans, natif de La Rochelle, condamné à mort comme membre de la Commission populaire; comme ayant, par ses intrigues, égsré les bons citoyens; comme ayant fait et signé plusieurs ouvi'ages tendant à rompre l'unité et rindivisibilitéde la république, à armer les eitoycns contre les « iioyens. e! lllon^îer la France entii^'re dans les hiu i eurs de la guerre civile; et, euiln, comme ayant prêché, dans le département du Gers, U réunion aux aristocrates, pour exterminer les Parisiens, la Montagne et les anarchistes, c'est-à-dire les vrais patriotes. Le 6 brumaire an II (27 octobre 4793).

IIargellcs (Marie de Martin) fils, âgé de dix-huit ans, agriculteur, né el domicilié de Martellus (Lot-ct-Gai'onne).

n La (iomniihMoii uiilitairc, fonsaiiii'uc (juc Mari<' (\v Mai tiii Marcellus Livre IV.

» a, mis iloule, partagé les st'iiiiiaeiilë iiu isi^ues de is*i famille; mais t^hap. > n'ayant pas de preuves suffisantes, et ayaut égard à son joime âge et

» à celiD de sa sœur (Pélagie de Marcellus), les condamne à être détenus *> ^ ^ ' ^ ^ ' " ^ i jnqa'à la paix. Le 3 thermidor an II (94 juillet 4794).

SUACEtxcs (Aglaê de Martiiij, âgée de quatorze ans, demeurant chez

« La Coniniis.sioii iniliUiire, co?i\ uuculî iju clk: a|i;ii'tapélessentimonls » aristocraliqucs de toute sa laïuiilc, et a même témoigné de la mau- B Taise foi devant te tribuual ;

» A|ant, cependant, égard à son jeune âge; espérant ^'en la mettant f dans one maison d'éducation, où elle ne recem qoedes principes ré- » puNicains, elle oubliera la caste aristocratique qu'elle a soivie dans

» son cnfaiire ;

» Ordonne qu'elle seruniise en liberté, et, cependant, dans une maison » d'éducation, pour déraciner de son jeune cœur les germes d'aristo- » mtie qui ont déjà poussé des racines profondes, et que compte en » sera rendu aux représentants du peuple, en séance à Bordeaux. Le 1 3 thermidor an II (24 juillet 4794). »

MAncEi.Lis (Pélagie de Martin), âgée de vingt-quatre ans, femme di- Torréc d u iioiiimé De. sco railles, émigi'é, native de la pominune de Ponllibre, district de La Réole, demeurant avec sa mère à Marcellus.

« La Commission militaire, conTaincoeque la femme Pélagie de Martin » de Marcellus n'a divorcé d*avec son mari , émigré , que depuis huit » mois, époque à laqaelle Faristocratie expirante ne hii laissait plus » d'espérance de la voir revenir triomphante, la condamne à être dé- » tenue jusqu'il la paix, le 3 thermidor au II (21 juillet 179i^ » Marckilus (SuzaniuvTliérèso de Martin), âgée de cinquante-quatre

native de Bordeaux, demeurant à Marcellus (Lot-et-Garonne). Condamnée à subir la peine de mort à l'instant même, snr la place na« lîoiiBle, et ses biens confisqués, le 3 thermidor an II (24 juillet 4794).

Parent condamnés avec elle, le même jour : Âlhessard, Faure^bert, Urandouellc, Guadet, Saint-Brice, etc., etc. (Voir finnre^Roberi).

Maret Catherine', relijîieuse, née à Ponal , district de Sarlat, âgée de quarante-deux ans, condamnée à mort comme eompliee des prêtres çaine se sont point soumis à la déportation , et pour avoir entendu la mené des prêtres cachés, dont elle a refusé de faire connaître l'asile. Le 19 messidor an H (7 juillet 4794).

lAUUQutER (Pierre], âgé de cinquuute-denx ans.

COHIISSIMI MIUTAIRC.

Livre IV. ' Marraquier (Anne), soanr de Pierre^ âgée de qanranteHnk ans, «tnatirs Ghap. 8. Bordeaux, accusés de fanatisme; d'avoir servi la cause des pnV

— » très conspirateurs; d'avoir fait des quêtes pour ces 0éaux de la société;

» d'avoir entendu la messe, etc. Condamnés solidairement à 1,000 liv., » distiiliuahles aux sans-cuiottcs de Bordeaux, le 49 frimaire au H » (9 décembre 1793 ). »

Maasau (Thomas), cultivateur, de la commune de Lesse, au service de la Qptoyenne Grailly, âgée de plus de quatre-vingts ans, infinne et mère d*im émigré, etc., etc.

« Considérant (]iie cette erreur des gens, qui ont cm devoir Tarrèter, » a éloigné un bon citoyen de sa cliaiTUc, di' sa fcuiuic et de hcs vn- )) fants; que le cultivateur est de tous le.> hoiuim ^ U* plus utile h la tso- )» ciélé, celui qui mérite le plus d'égards et qui a rendu les plus grands » services à la révolution, etc., etc.

)» La Commission militaire ordonne qu'il sera snr-le-champ remis en yt liberté, et qu*il reçoive la somme de 200 liv. pour le dédommager de )> la perte que sa détention lui aura fait éprouver, etc. Le 48 Immiaire

); uii 11 [H uovcnihre I79:V'. »

Marsoecvre (Jeaii-Louis-Dominique), peintre eu miniature, âgé de quaraute^uatre ans.

n Convaincu de s'être montré coupable de faiblesse; que sa conduite n civique peut le ranger dans la classe des intrigants et des meneurs » qui ont contribué à égarer les citoyens, etc., etc. Fut condamné à un » un mois de détention, le 44 brumaire (1" novembre 1793), »

Martel (Théodore), négociant, natif de Coyaac, âpé de (jiiarantedeux ans, avec ses associés : Bewmcrth (Frédéric-Guillaume^, uégodant, figé de quarante-un ans; llerzoog et autres, etc.

a La Commission militaire, convaincue que la Maison Blartel et C' i> recevait des courriers extraordinaires, qui Influençaient les opérsr )» lions du cbange ; que les associés de Martel ont manifesté dans une » lettre des sentiments indignes d'un coiira^ieuv républicain;

» Ne pouvant, cependant, conioiidre raini)iiioii, la peur et régoïsme, » trop malheureusement communs chez les négociants, avec les crimes » contre-révolutionnaires, et voulant les punir par le côté le plus seo- I» Bible ;

» Espérant que les accusés sentiront le prix d'une indulgence qui ne T» peut que les ramener à des sentiments plus républicains;

)» Les condamne solidairenienl à une amende de 150,000 liv., dont » 400,000 applicables à riiospicc tavorablc à Thumouité, que les repré-

COMMISSION HILITAIRB.

\j sentants doivent cialilu nu o.s.mniient à l^ordeaux, el .'iO.OOO an f»rolil Ufre JV, i de la république, ; leur accorde trois mois pour le paiemcnl, ut ordoime n qu'ils seront mis en liberté le 9 ventôse an II (27 février 1794). »

Martial (Jean-François), âgé de trente ans, associé de Gavaignac, dit et proaTe qa'ii a tonjonrs été un lélé républicain ; en donne des preuves éerites; reconnu tel par ses concitoyens, qui Tout nommé deux fois assesseur du juge-de-paix. On reconnaît qu'un associé d'un citoyen sorti glorieusement du scrutin épiiratoire de la loi, ne pourrait qu atre digne de lui. Onk met en lilM^rté le i8 pluviôse (46 février 4794). (Voir

MAiTDf (Jean), cahivateur, natif de Saint-Symphorien, demeurant à ifostein, âgé de quarante ans.

«La Commission militaire, considérant que s'il était plus instruit, il

» devrait ûlro considéré comme complice des adaiiiiistratcurs «In district >i de lki/;tv. (jui ont partagé les crimes de la ronnnissiou prétciuliu' jm)npulaire; qu'il était plutôt fait pour labourer .son champ que (lour ad- » ministrer ses concitoyens, le fit mettre en liberté le V Arimaire an JI » (24 novembre 4793). »

Maitoi (Jeanne), femme dite Coiiokat, âgée de trente-huit ans, condamnée à mort comme fanatique et contre-révolutionnaire, et recélant Cornu et autres conspii ateurs, le 9 messidor an II [^7 juin 1794).

Martineau (Jean) neveu, népociant-coiuaiissioiniaire, natif de Tonoeins, demeurant à JBordeaux, âgé de trente-deux ans, fut reconnu par SI correspondance, ses certificats de civisme donnés par de bons patriotes, qu'il avait confiance dans les assignats; qu'il avait partagé les bons principes. Fut mis en liberté le 99 ventôse an II (49 mars 4794).

Massade iDicudonnc!, commis des postes de Bordeaux, âgé de cinquîHiie ans. hc( oiiiiu pour un Imu patriote, il fut mis eu liberté le 12 nivôse au U (4*-''^ janvier 1794).

Massied (Jean), marécba^ferrant, né et domicilié à Langon. « La Commission militaire, convaincue que l'accusé a discrédité les > assignats; qu'il a manifesté son mépris pour cette monnaie nationale, t sans laquelle notre révolution eût été bientôt anéantie, en disant : Je

» me moque de cea (. yueuj: de papiers : (\u i\ a voulu parier, avec un

» aiître citoyen, que les Espagnole ( uirci aient bientôt victorieux en » France ; qu'il s'est glorifié d'avoir reçu de Saint-Blancard , curé de » Langon, depuis longtemps émigré en Ëspagne, une paire d'espadril- » les; que, menacé d'être dénoncé au Juge-de-paix ou à la municipalité, 1» îl répondit : Je m*en /*...; qu'après tous ces faits, il mérite la mort;

roMMissioN

UIUTAIUE.

Livre IV. » mais ayant (^gard à son ignorance, le condamne h <lix années de fprs, 8. ^^YQ exposé pendant deux jours sur un échafaud, dressé sur la place

» Naiionftie <te celle ville et de celle du marché de Langon, ayant devant I» et derrière lui un écriteau portant ces mots : Famtique ; il a ckmhé 1» à dUerédiUr le» mngnatê ; le condamne, eit outre, à une amende de » 15,000 liv., dont 40,000 pour la république et 5,000 pour les sai»- » culottes do Langon. Le 4(î frimaire an II (6 décembre 4793). »

Masî»»' ^Augustnij, d-devuni noble, natif de Saint-Sulpiee-du-Bemat, district de Libournc , demeurant à Bordeaux, allées de Toumy, aeeosé d'aristocratie avec Mondes.

« La Commission militaire, convaineaeque Massip et Mendoa se sont n rendus les ennemis du peuple, en conspirant contre l'nnité et riudi- » visibilité de la république ; que Massip a cependant surpris un certificat » de civisme à une secliou, dans laquelle il n*a juniai.s paru; quil fui dans le tenips dénoncé par sa cuisinière, qui avait trouvé dans sa poche )) un signe de ralliement pour les royalistes et les fanatiques , etc., etc. )» Condamné à la peine de mort, et ses biens confisqués, le t thermidor )>anII(20juiUet4794].»

MATumu (Charles), cultivateur, natif de Liboume, âgé de quarante ans, accusé d'aristocratie, d'avoir tenu des propos inciviques et soupçonné d'émipralion ; il nie ces cliarges.

« La Commission militaire, séante à Libonrne, convaincue qu'il avnit » tenu des propos contraires à la liberté, et d'avoir été Je partisan de n l'aristocratie;

T» Considérant qu'un tel homme pourrait continuer & répsndre dans

» la société le môme poison et aliéner le cœur des hommes simples de » l'amour ({n'ils doivent i I I i ûpuhiuiue, le condaïune à être détenu jub* » qu'à la paix. Le 43 brumaire au il ^3 novembre I793\ »

Mathieu (Jean-Baptiste), condamné à 450,000 liv. d'amende , dont 400,000 pour la répubtique et 50,000 pour les sans-culottes. Le 9 vetH tôse an II (S7 février 4794).

IfAoviGNtnt. (Voir CoUu).

MAVKLJi. Le 17 nivose au H i'6 janvier 1794), tous les artistesdu théâtre des vaudevilles furent cités à la barre de la Conimissiim militaire, pour avoir tous plus ou moins contribué à la représentation de quelqBCî» pièces propres à alarmer la pudeur des knuss vertueuses et à corrompre les mœurs publiques pai* des tableaux de lubricité, notanmeot k l'épofae ou lesdits acteurs jouèrent sur le théAtre une comédie intitulée : U Tentation ie mint Antaiue, pièce scandaleuse, qui tend à faire passer le

fice p.ir tous les sens, en étalant des scènes entières de prostitution. LhrrelV.

Le citoyeu Mayeur, directeur du tliéâlre, proteste que ses vues étaient ^^^Ppures ; qu'il était Vm des vainqueurs de La Bastille; l'un des Français coimissioj qui mâmi proclamé la liberté en Amériqae. Il ^oste que par ladite «ilitaiu. pièee, il ne TOnkit que Yerser le ridicale aiir lea préjugés religieux et peindre la Yïe hypocrite et videuse des dévots, etc., etc.

«La Conimisston militaire, espérant que lui et ses collaborateurs » seront plus prudents dans le dioiv des pièces qu'ils du«\tiii i r[ii'ru senter, qu'ils sentiront que si Timpudeur et l'esclavage marchent cn- » semble, la république ne peot se fonder et s'affermir que sur les bases » de la ?ertn ; que les spectacles qui amusaient les oisifs de Tancien ré- 9 gime eiTéminent le cœur et usent les ressorts du gou?emement ; que

• pour serrir la patrie, les artistes doivent échauffer l'âme de leurs tt concitoyens par les mâles accents de la liberté, etc. ; ordonne de j» mettre en liberté Fran«,'ois-Marie Mayenr avec ses quarante-quatre

• a660Cié&, tous artistes du théâtre de la Montagne, à Bordeaux. » Le même jour, 47 nivése an 11 (6 janvier 4794), tous les artistes du

Grand-Théâtre furent aussi obligés de paraître devant la Commission militaire.

« Après diverses inculpations à eux faites sur leur civisme individuel, » il leur a été observé par le président que 1 <ipiniun publique avait dé- » noacé le Grand-Spectiu \v de iiordeaux. comme étant le remlez-vous de » tous les aristocrates de cette ville ; que les royalistes, les égoïstes et » les muscadins (jeunei gen$J, afy montraient avec une ardeur inconce- » vable ; qu'ils y parkient ouvertement contre les principes de larépu- > blique ; qu'en un mot, le foyer de ta Grande-Comédie était un vrai » foyer de contre-révolution, où les j)uissances coalisées, les fédéralistes » et les aristocrates de l'intérieur avaient peut-être plus d'nn agent; B qu'on y conspirait la perte de la patrie ; ({ue les complots hbcrtk ides, » tramés dans ce réceptacle de crimes, s'étaient surtout déeelés à l'épo- » que de la représentation d'une pièce intitulée : la Vie ai u% tonge, » puisque dans le cours de ce spectacle, à l'aide d'une rumeur excitée à » dessein dans les loges et dans le parterre, on entendit des scélérats u poussant le cri infâme de vire le roi ; qu'on n'avait pas lait cboix d'un » pareil drame sans rintention préméditée de provoquer une émeute » funeste, d'égarer le peuple, à une époque où le fédéralisme le travail- » lait en tous sens ; de le séduire par un tableau qui prêtait à des rappro- » chements perfides, en lui présentant, sous des couleurs avantageuses, » les jours de son esclavage ; que, sous tous ces rapports, tous les in-*

Livre IV. )» dividiis de ce théâtre pourraient être rangés dans la classe des suspecte. Oliap. H. „ Commission militaire, convaincue de ces faits, pourrait sévir

rtMM icKin V rigoureusement contre ces individus, comme ayant été attachés, d'uiuxtuTAiBE. » mani6re plus ou moins directe, à un théâtre qui a grandement con- » tribué à pervertir l'esprit public ; voulant, néanmoins, user d'in- » dulgence à leur égard ; espérant qu'ils sauront apprécier davantage » les bienAiits d'une révolution qui les a tirés de Ja boue du mépris pu- ^ D blic, oh les préjugés les tenaient enfoncés ; qu'ils sentiront mieux Ir » prix de l'égalité, dont le règne leur doit être particulièrement clier; h tliius kl loiiliaiu e <|ue, ju nfitant d'une leçon paternelle, ils changeront » leur théâtre en une école de patriotisme et de bonnes mœurs ; (ju'ils » le feront servira épurer les opinions, à remonter dans Bordeaux Tes- » prit public, si énervé par l'égoïsme, le luxe et la noblesse ; qu'ils » échaulTeront les âmes de leurs concitoyens par les tableaux multipliés » des vertus républicaines, et sentiront désormais que le nouvel ordre » de choses leur impose l'obligation expresse d'éclairer le peuple, de » répandre les grandes maximes de la morale, et de se vouer parlicu- 1» lièremcnt à l'apostolat révolutionnaire, etc., etc. ; ordonne qu'on les 1» mette sur-le-champ en liberté. »

Sitivent (es nom de toûBonie-fMire arU»t$9 attûehéi au Crand-Théâtre. (Voir l'Histoire des Th^tres de Bordeaux, par H. Detcheverry.)

Medovs (Pierre ), ancien marin, natif de Bordeaux, âgé de quarante ans, arrêté comme un homme sans mœurs.

« î-a Commission militaire, convaincue que Medous s'est écarté qucln quefois du chemin que les républicains doivent suivre, celui des vertus » privées ; que cette faute devient un crime, surtout ao moment où U » Convention nationale a décrété que la probité, les mœurs et la vertu. » sont à Tordre du jour, et a vonin prouver à la nation française qn'it » ne peut exister de république sans ces principes sacrés ;

» Considérimt, cepeinhint , que Tardeur de l'âge a pu l'égarer iiivo- )) lontairement ; qu'il a douué des preuves de son attachement à la ré- » publique, etc., etc. ; ordonne qu'il sera sur-le-cbarop misen liberté, » le 4 messidor an II (S2 juin 4794). i»

Meut (Raymond), ci-devant noble, natif de Gessac, âgé de cinqnaotesix ans.

« La Coimnission nulitairc, convain tu e que KayniondMelets"est montré » l'ennemi «lu peuple, et doit cire rangé dans la classe des aristocrates, » ordonne qu'il subira la peine de mort, le U thermidor an 11 (29 juillet » 4794). (Voir Dumuls Jérûme pour le jugement}.

MpfBKî Jeajij, coinniissionnaire. .'lyé de trealc-quatrc ans, ii6 et do- Livre IV. uuctiîé à Bonieaux, rue des Auguslins.

« La GemmiMion DiUtBin, eoavaiiieye 411e MmâM est oonvemi lui- ~ » aine k rtnAienee^ qne aes iriMîpcs reUl^iix ne s'aocordent point '^MurliuK. ^ » tvee le Conatitutioii, et qu'il n'a pas aceepté cette Cooatttntion; or^ » donne qu'il subira la peine de mort, et déeUre ses biens eratfaqnés, » le2 tluTmidor an II 20 juillt-t HOV. »

Mf-nciEn Joan), négociant, (ic Bordi'aux, âgé d(î sui\ntite-huit ans, a< cusi' (i a\oir propagé fw morale lilierticide et d'avoir cbercbé àdifioréliiter le» usbigimts, qui remplacetil si mal, dil-xi, i argent.

« La fiemiMiaiion mUltaire» eoavaôieiie qu'il adévelopiié im earaetère » indigae d'au répnUjcaisi; qu'il a osé profàner le uoa de rinmiaiiité, » eu ne s*en servant que ponr ealonuiier la révoluliDn, ete., etc.;

w Ordonne qu'il subira la peine de mort . r déclare tous ses biens *<vntisqués, le 17 pluviôse an II (5 février -17^4). »

MERr iKR-TKRnEFuitT [JcaJi), ci-«U>v«ut maire de Saint-iùtièpbe, igé de eiuquaiito-iiiiit ans.

a Accusé d'être le constant eaneuii dva luii> nouveUcs, de s'élre élevé » laoa sa commune en Atvenr des prêtres Iknatiques; d'avoir été un * lélé partisan du royatisuie; d'avoir déclamé contre les patriotes pa»^ 1 sionBéspour kJiberté; de les avoir traités deaeélMsft, de JhraKitn; » devoir attenté à leur vie pour les empôelMr de se réunir en société )» populaire ; d'avoir intrigué pour s'élever aux postes publics; enfin, » ci nvoir adhéré à la Commission prétendue populaire. »

Coudaïuiié à mort, et ses biens confisqués, le i6 frimaire an II ^16 décembre 1793j.

. Mbu (lean}, tomietier* natif de Verdet, d«munmt à SaintrMaesire, ieéde trente-quatre ans, accusé par Rafllu de l'avoir calomnié. Il Tut emdamné à trois mois de détention et 31,000 liv. d'amende, pour avoir ctél u)! des dénonciateurs d'un bon ctcouraneux patriote, qui a éléin-

carréré d'aprè.s eelle dénonciation.

MEST.ttN Iran-André , cx-iinble, conseiller au Parlement dcBonlcaux, néctdoimeilié à bordeaux, âgé de quarante-siv ans, condamné à mort Miume eonemi de la liberté, n'ayant rien fait pour elle, et comme aristwnte, etc., le 22 messidor an U {40 juillet 1794}.

Hscrau {Étienne}. n^odant, de Bordeaux, égé de soixanto-dix ans.

« A résulte de sa correspondance, qu'il s'est toujours occupé de ses » intérêts particub'ers ; que ses spéculations ont pesé sur les clas.ses iii- » <li(^ntesdu peuple i que, possesseur de grairàes ricbesees, il a toujours

CMM MISSIOX

>aiTMM.

Livfe IV. » marqué régorâme le plat déeidé, et n'a en rien maaitelé son ameiir » pour la patm, qni distingue le» vrtis patriotes de ce» ^{râ^ ~ » de la répobliquc.

» La Commission militaire, convaincue ([ifil n'a pas manifesté pour la » patrie cet amour qui (iistiiifrue un véritaiile patriote;

)i Considérant que (luclciues légers sacriliees faits par des négociants » (Mcstre avait donné 37,000 liv.), et toujours payés par la classe iodi- » digente du peuple, ne peuvent être mis en eomparaison avec le sang » de» aans-eulottes, qnieoole depuû le eoBunemement de larérolnlIsB » pour la défeaee de la pitrie;

u Considérant que, sous ce rapport, l'eocusé pourrait paraître très- » coupable; mais persuadé qu'mu> leçon patomdle lllî apprendra ie M rilîihle tisage qu'il doit faire des richesses,

» i.e cundaninc à 450,000 liv. d'amende, dont oO,000 pour la répo- » bliqoe et 100,000 appGcaUes à lliospîee tevoniUe à lliinnanhé, que » doivent former les représentant» dn peuple; lui accorde trois omns » poor le paiement, et ordonne qu'il sera mis en liberté le 99 plnvite » an II [<8 février 4794).»

McYEK Iran-Daniel}, négociant, natif de MagdeJMnrg , âgé dcciiHquantf-«leu\ ans.

Accusé ^avcc ses associés : Jean-Henry Schiller père, ftgé de quarantedeux ans; Élieime-{.oul8 Schiller, âgé de trente-^ ans; et JesinCilnélien Schônbeck, natif du Ibine, « âgé de quarante-six ans], d'égrânie et d*indiirérsnoe. On fit examiner par deux interprètes leurs livres et leur correspondance, et on n'y trouva rien qui pût jeter le moindre donle sur leur civi.sme. « Leur correspondance a aussi ]>rntiv(^ qu'ils ne se sont » permis atinme de ees spiVuIations Ampstes au bonheur de la répuMi- » que, et lUHlheut'eusi-aiettl m cuiiiiiiuae^ parmi les négociants; on or- » donna qu'ils fussent mis eu liberté le 28 pluvidsc an II (46 février V 4794).»

Mkvhard (Jean), meunier, demeurant à Tauriac, igédequaranle-liBit ans, condamné ù mort pour avoir corrompu les oonestiMes (la fiurine;,

le 27 f^emiinal \(i avril 4794). (Voir Vombea» Marie, sa femme . Mkynot I Pierre-Barthélcmyj, juge-Hlo-paix à Saint-JâtniiioD, âgé de

trente-neuf ans.

« Il avilit donné M)n adhésion à la (iomniission prétendue popuiairet » mais il prit, de concert avec la municipsHté, une déUbératioo, le » 47 juillet demicT, portant rétractation de cette adhésion. » La Commission militaire voit toujours avec douleur que le» ma^»-

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intis (1 II peuple se rendent ua seul iostaut kuligaes é» k coafiuwe qui Livre iv. » kur a étt- accordée; Cli*p. 8.

» Considémiit que c'est ù eux à dunncr dans tous les temps t'exempte » de raltadMausnt aox vrais principes et d« réurgie répuMieilM ; c o « m i s > t <>

» Goasidémit que pour lliistniclkMi dut bonuMS m pttee, die ne «peott ma» inaiMiiier à mb 4efoii«, ae pas ponir en enx jinqa'anx » «Mindres fkntes,

» Le condamne, mulirré les preuves multipliées de iviti iotisnifi (fu'il a B données jusqii à l'ciioquc du .'H mai, et malgré sa piouipte l étracta- » tioD, à 2,000 liv. d'amende au profit des {lèrcs et mères de Saint-Ëmi- » lien, dont les enfuila défendent aetueUenuHit la patrie, etc. Le 16 Im- » mire an II (6 novembre I70S]. »

Uaai, La venre Mezin. (Voir MhmfeUt ÊÊmie).

KlGBKr., nmrrlmnd, nntif de Lyon, dnniicilié à Bordeaux, kgé de cinquante-huit ans. l/accusc ;i ctc di'.sifrm' par le Comitc rcvolutiormaire dn ^îe^•-<^Alnb^«^ . «'omino un égoïste et un modéré. 11 n a pas accepté la Constitution, et on a trouvé chez lui tuie somoie de 400 liv. en uumérairc.

n répontl qu'il étdl absoit an moment de l'aeeiqptation de la Gonstitotien; qu'il n'avait pas l'intention de aonstraire cette somtne à la elrcalatlon, pnisqne c'est iQinndnie qoi indiqua anx eommimairea le lien

oà elle était déposée.

« La Conmiission militaire, convaincue que les modérés et le» égoï»- » tes sont d'autant plus dangfrcuv dans une république, qu'uniquement » occupés de leurs intérêts particuliers, ils Jouissent des sacrifices que > IbDt les vrais patriotes, sans y contribuer eux-Huêmes;

» Voulant, cependant, user de rindulgenoe, le condamne à une » amende de 10,000 Ifv., dont 40,000 pour les sans^ulottes des seek lions de Bordeaux . et !^0,nno Mv. distribuables aux comédiens attachés an ri-dovant Théâtre de la Nation, qui ont smifîVrt de la fermc- I» liirc de ce spectaele; et ordonne ([ii'il tiendra prison close jusqu'à eii- » lier |>aicmcnt. » Le 6 pluviôse an li i i-i janviu- 1794 '.

Micxom (Jean-Pierre), natif de Polène, prêtre, âgé de quarante-quatre «as, accusé de s'être échappé de l'hâtai Saint-André. Condamné k nori eooime réflractaire, le i% frimaire an II (8 décembre 1703).

Miun (Margaerile), habituée dn Bon-Pasteur, née à Calgon, district de Liliotinte. Ayéf de trente-sept ans, condamnée à mort comme recélousc de prêtres et eimcuiiede la révolutiou, etc., etc., le 16 messidor an II [4 juillet 1794).

CUHHISSIQS

Livre IV. Mttuxii.t (Onire), vivant de Km revenu, née à Mamunda, i Cba^ & ^ oomme rocâeuse de prttres et ayant reftisé de faire connaître leur domicile, et comme eoueniie de la révelution, le 16 messidor au U (éjuiUet 1794).

MoLiMER (Jean), prêtre, âgé de vingt -sept ans. de îtoiNÎeaux, condamné h mort comme réfractaire, le 18 prairial an II (3 juin

MuML&, instituteur, convaiAcu de fanatisme et d'a>oir avili 1 àine «le ses élèves en les ftisant Tédter à genoux des lUanies et autres prières propres à dégrader à leurs jeax l'auteur de la nature. Fut oondamné à la réclusion jusqu'à la paii, le 41 messidor an II (S9 juin 4794).

MoNCEOM (François), eft-noUe, domicilié de Sai|Ue-£ulalie-d'Ambar^s, condamné à mort comme contre-févolutîomisire et aristocrate, Je , ; r.l thermidor an 11 (31 juillet 1794).

MoNTAuo (Jean), chapelier, né et domieilié à Bordeaux , âgé de ciuquanteeept uts.

MoRTAUft [Augustin] cadet, Igé de einquanl»«inq ans, ctaapdier. , « L«Cominj8sieii militaire, convamcue que Montaudainé a en la fai*

)» blesse de ne pas s'élever, en sa qualité d'oflicier municipal , contre b » Connni!;sion prétendue pc^ulaire, à laquelle, cependant, il n'a jamais »as sisté;

' » Convaincue que Monlaud cadet a été curôlé dans la force départc-

' ? » mentale ;

» Considérant, néanmoins, qu'an milieu de leurs erreurs, tons les » deux avaient des intentions pures; que, patriotes depuis 4789, ils

)» croyaient servir la cause de la patrie et r(*ndre à la CSonveotion oslis* h nalela liberté, dont les meneurs frirondins la (lisaient i>rivée; ' » Considérant <fiir Mmiiaiid, oBicitr iiiiini( i|ia!. riail du jn'til iMitiilire

w de cci mapistrals iiui uiit ^>oui>suivi les ai jj»lociatc!>, U,'» pi t Ui;» cl le» M émigrés; qu'il a eu la bonne fol, ainsi que son frère, d'avouer publi- 1» queroent son erreur; qu'ils sontconvenus tous deux, que, sans doute, » leur indifférence à l'époque de la Commission prétendue populaim l » doit paraître crimineUe; mais que , cependant, ils assurent avec vé-

» riti- que s'ils n'ont pas cherché à développer les principes de celte » réunion monstrueuse, c'est qu'ils étaient occupés de leur fortuue, et » que, d'ailleurs, ils n'ont jamais sn agir qu'en faveur de la choscpublique;

» Ayant encore égard aux témoignages multipliés de paU'it>lii>mc qui » leur ont été donnés par un grand nendire de bous eiioyens, ordenae » qu'ils seront sur-le-diamp mis en liberté, le 6 thermidor an II [S4 juil' ' » Ici 4794].»

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MoMSEc-RacsAc IJei'nai'J), iiatifUc Bordeaux, detuiMii'aiit à Sainl- Livre IV.

Loobès, ewiobte, conseiller au d-devant Parlement de Bordeaux, figé ^'P* ^

deqoarante-sept ans. —'

n Aoenaé d^avoir participé aux projeta libertieidca de Lmiis Montteo- ^ ' «

, : ..... . . MILITAIRE

» Re^ac , son père; d avoir caché avec lui, dansiuicimer, deaxbarrt- » ques pleines de titres féodaux ; d'avoir enfoui dans sa cave une caisse n pleine d'urgeiiterie ; d'avoir aidé sou père à soustraire à la nation les b (Hrnemenls de l'église de Saint^oubès.

■ L'aoeitté dédare qu'il n'a rien à lui ; qu'il n'a pas pu faire des saeri- • ikapour la répnUiquo.

» La Commiaflion militaire, eonTaincoe iju'ii n'a donné aneone prenre » de patriotisme ; qu'il a tenu des propos contre-révolutionnaires, «le.; » ordonne qti'tl subira la peine de mort, et déclare tous ses biens COn- » lîsqtn's, U- i9 piuviAsc m II '7 février <794i. »

MoNtsfc«,-HEiGNAC i Louisi, ex-nol»le, domicilié à Suinl-Loubci, â^'é de soixante-quinze ans , condamné à mwrt oonHuc ayant tenu des pi-opus centre-févolationnain»; comme ajant eacbé, avee son illa, ses titres féodanx, et comme ennemi de la révolution, le 4S pluritee anil (31 janvier 1194].

Moxtsf.\(;al Trançois}, coortier de denrées coloniales, né à Bordeaux,

âgé de vingt-sept ans.

Ce jeune homme, très-estimé par ses bonnes mœurs et sou ardent patriotisme, fut égaré im instant par de mauvais citoyens; mais les té~ mmgnagesdes bons patriotes la Urent rendre h la liberté le S4 messidor mlI[19jaiUetmi).

K. B. Cette séance ftit tenue dans l'église des Minimes.

Motii ART [MattUen-Prançois), natif du Cap-Français, et recevant chez lui, à Bordeaux, les denrées des colonies, âgé de trente-deux an,^. !>nMisc qu'il a été très-attaché h h révolution ; il contribua pour les subsi.v- Uqccs; il cngajjoadeux volontaires, qui sont sur les frontières; remm bon patriote, il fut mis en liberté le 23 veniéoe an II ( 43 mars

MouAc ou Maosiag (Henry), dit Ca^ics, prêtre, noUe et parent de

Dudon, âgé de trente-trois ans, né près de Nelves, à Sainl-Sahine Î^ T ir iMie}, domicilié à Bordeaux, condamné à mort eonuneréfractaire, It irii-ssidor an II (<2 juUlet 17941.

MoRiM [Gabriel;, maire de Saiat-Chrisiophe-de-Double, âgé île qua— nnte-faait ans.

n fat dénoncé comme calomniateur et ancien agent du CHdevantduc ,

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t . COIIHIIISIOX

Livre IV. de Rkhfllieii; mais reconnu pour un républicain Impenturbalile, il foi cinp. 8. en Uberté le 8 neatldor an II (46 juin 4794).

MouH ou Haorain (Lotti^eaii ;, ex-noble, tgé de quarante-trois ans,

domirili^ à Saint- Vivien, condamné à mort pour avoir traité les législateurs de la Convention de hrifranrls; pour nvnii- (h'-sin^ l'arrivée d<»s Anglais et la reotrée des émigrés, etc., etc., le i i pluviôse an 11 (30 janvier <7Ù4;.

MoRiN (J.). cxHioble, natif de Bordeaux, âgé de quaranto-denx aas, coudaonté à une ammde de 100,000 liv., et à être détenu jusqin'i h paix, le 44 pluviôse (30 janvier 4794). MoRiN (Jean-Bernard), natif de Blaye, domicilié à Bordeanx, igé de

soixante-deux ans.

« Accusé d'avoir fait un écrit où les bons principes sont combattus » et les intentions des bons légi^atours présentées sous les couleurs ks » plus défttvoraMcs.

» n avoue tout; mais il dit qu'il était tèUemcHt fidié de l'avoir bit, » qail voulait se punir en le jetant à l'ean, pour fiiir uneexiatcneedé»- » honorée, et aflirme qu'il avait donné des preuves de patriotisme.

» La rninmission militaire, considérant qu'il ;i\;iit éU' dupe; que la » faute i\c Moiin est pardoiuiahle dans un vieiUard doiit V'i^v a ('lumissé » les facultés intcllectuelluh; qu'il M3 liûla de réparer sa faute et de s'en » punir; mais que son âme est républicaine, cl que sfs regrets et sa » détention ont snfllsanunent expié sa fiutte; ordonne quH sera snr4e- 1* champ rois en liberté, le 44 pluviôse an U (30 janvier 4794). » Hoav. (Voir Imberi w

Mf)t r iNEs AiidriVi, natif de Saint-Antoine-Duqueyrat, igéde quarantesix ins Voir François, Jeun].

Moi i.iMUi Atidrés officier de snMté. natif de Parompuyre, deueuraKt à Bordeaux, ûgé de quarante-deux uns.

« La Commission militaire, oonvaincne que VouSnier a donné daas » des erreurs grandement fatales à la patrie, en ^rvant bt cause du ff- » déralisroe;

» Considérant, néanmoins, qu'au milieu de ses erreurs ses inteoiisas I» étaient pures, et qu'il croyait servir la cause de la liberté;

>» Considérant encore, que ses dénonciateurs conviennent que. (lrpiii> » le commenecnieut de la révolution, il s'est montré un des plusardeiit.s » défenseurs de la liberté ; qu'un an avant la mort du tyran, il om dé- » terminer sa section à prendre le nom de républicaine ; 9 Gonsidérani, d'après tes certi6cals les plus authentiques, et noian*

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