I. Procès, t. I, pp
■j. Ibid.
234 LA JKUxNESSK DE JR.VNNE d'aHC.
et, dans l'nulre, le M"ai lllic deJoaiinc sera celui d' « Envoyée de Dieu ».
« Gentil Dauphin, dira-l-elle à Charles VII, je suis venue et suis envoyée de Dieu pour donner secours au royaume et à vous '. »
A l'évêque de Beauvais, son jug-e, elle dira par deuxfois : « Prenez garde à ce que vous faites, car je suis envoyée de Dieu ^. »
Sur le bûcher, son acte suprême de foi sera celui-ci : (( Non, mes Voix ne m'ont pas trompée, ma mission était de Dieu 3. »
Et ses fidèles auxiliaires dans l'accomplissement de sa mission seront les protecteurs célestes qui l'eu ont investie de par Dieu. « Tout ce que j'ai fait de bien, déclarera-t-elle, je l'ai fait par commandement de mes Voix. — Jamais je n'ai eu besoin d'elles qu'elles ne soient veimes. Voilà sept ans qu'elles ont entrepris de me g'ouverner'^. »
Du reste, ses Voix ne lui ordonneront lien (pie par commandement de Dieu. « Elles viennent de Dieu et par son ordre. El elle n'a rien fait que par commandement de Dieu et de ses anges. »
De là ses protestations réitérées : (( Je ne suis venue en France que pai- commandement de Dieu. J'eusse mieux aimé être écartelée que d'y venir sans son commandements »