‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'Arc (volume 2)Chapitre 123 sur 306 · JEANNE ET ROBERT DE BAUDRICOURT · texte numérisé non relu

JEANNE ET ROBERT DE BAUDRICOURT

I. Instances plus pressantes des Voice de Jeanne : elle a recours à

son parent La.cart. — Premier voyage à Vaucouleurs. —

Dédain du capitaine Baudricourt.

U. Retour à. Domreinij. — ÎM jeune fille parle de son dessein. —

Bile revient che: Lajcarl à Bnreij-le-Petit. — Adieux à son

amie Mengelle.

III. Second voyage à Vaucouleurs. — N^ouveau dédain de Baudricourt. — Faux départ de la Pacelle. — Henri Le Roger. — La crypte du château. — .Jean de Met^: et Bertrand de Poiilengy.

IV. Jeanne et le vieux duc de Loi-raine. — Voyage à Tout, Nancy, Saint-Nicolas-dii-Port . — Rentrée à Vaucouleurs.

V. Hésitations de Baudricourt. — L'exorcisme. — Jeanne apprend au capitaine la défaite de Rouvray. — Baudricourt se décide. — Départ pour Cliinon.

Ceppiuliint le temps marchait et, d'enfant, Jeannette était devenue jeune lille. An cours de sa seizième année, ses Voix se lirent entendre de plus en plus précises. Un jour « qu'elle gaidait les animaux dans les champs, la Voix lui dit que Dieu avait graud'[)ilié du peuple de

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l^'iMiicc, ot qu'il fallait qu'elle, Jeanne, vînl en iMancc. Et en entendant ces paroles, elle se mit à pleurer' ».

L'Archange ne s'en tint pas Ti. Deux ou trois fois la semaine, il lui dit : (( Jeanne, il te faudra quitter ton village et aller en France^. »

Enfin, la Voix s'exprima jtlus ])Ositivement encore. « Elle lui commanda d'aller à Vaucouleurs, et de s'adresser au capitaine Robert de Baudricourt qui la ferait mener sûrement au roi. »

— Mais, répondit Jeanne, je ne suis qu'une pauvre fille ne sachant chevaucher et guerroj^er-''.

— N'importe, va ! reprit la Voix.

En ces années 1426-1428, à Burey-le-Petit''^, habitait la tante maternelle de Jeanne, Aveline, femme Le Vojseul, dont la fille était mariée à Durand Lassois ou Laxart. Les enfants de Jacques d'Arc, que n'effrayait pas un voyage de vingt-cinq lieues quand il s'agissait de visiter leur oncle de Sermaize et sa famille, devaient faire sans difficulté le trajet qui séparait Domremy de Burey-le- Petit, pour y visiter la sœur de leur mère toutes les fois que l'occasion s'en présentait. Jeanne, d'ordinaire,

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