‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'Arc (volume 2)Chapitre 160 sur 306 · Ibid., t. III, p. io · texte numérisé non relu

Ibid., t. III, p. io

GHAP. Vir. L AUDIENCE DE CHINON. SoQ

effet, ajouta frère Pasquerel, « quand l'audience eut pris fin, le Roi déclara aux seigneurs présents que Jeanne lui avait dit maintes choses secrètes que nul ne savait ou ne pouvait savoir, sinon Dieu. C'est pourquoi il attendait beaucoup d'elle' ».

Quelles étaient ces « choses secrètes », nous le rechercherons tout à l'heure.

Un des témoins de l'audience royale les plus judicieux et les mieux informés, le président Simon Charles, exprime en ces termes l'impression que celte audience laissait chez le jeune monarque :

(( Quand ce long entrelien intime fut fini, le Roi parut tout joyeux des choses que lui avait dites la Pucelle^. »

Et Alain Chartier, écrivant en juillet 1429 ta un prince étranger, aj'>utait : « Que dit la Pucelle au Dauphin, il n'y a personne qui le sache. A en juger par la joie dont il fut rempli, on eût dit qu'il venait d'être visité du Saint-Esprit 3. »

1. Procès, t. III, p. io3. Évidemment, ces « choses secrètes » étaient distinctes de l'affirmation de la légitimité de Charles VII.

Mais par cela que le Dauphin les reconnaissait vraies, il reconnaissait pareillement que Jeanne disait vrai quand elle le déclarait « vr^y héritier et fils du Roy ». La première de ces certitudes servait de garantie et de fondement à la seconde.

2. « Per longum spatium locuta fuit Johanna cum rege. Et ea audita, rex videbatur esse gaudens. » [Procès, t. III, p. 116.)

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