‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'Arc (volume 2)Chapitre 206 sur 306 · fhi'l., pp. f\o?i-t\r · texte numérisé non relu

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384 l'A. JEUNESSE DE JEANNE d'aRC.

lhéolog"ien sérieux, comprendra de quelle manière Jacques Gélu a traité ces questions.

A la première question, il répond : — Dieu est le créateur et le conservateur des royaumes comme il l'est des individus : « C'est moi, dit la Sag^esse incréée, qui fais régner les rois; c'est moi qui inspire aux lég'islateurs des lois vraiment justes. »

A la deuxième : — Quoique Dieu se serve des ang-es pour ses œuvres, il s'est servi des hommes pour les missions et les miracles les plus grands. Qu'on" se souvienne des prodiges accomplis par Moïse, Samuel, Elie et Elisée.

A la troisième : — Dieu a révélé à des personnes du sexe, à des vierg'es, des mystères qu'il avait cachés aux hommes. Il peut leur confier des missions belliqueuses. Exemples pris de Débora et de la Sainte Vierg-e (révélation du mystère de l'Incarnation).

A la quatrième : — Les œuvres vertueuses, les œuvres profitables à la g-loire divine, à l'Eglise et aux âmes ne peuvent venir que de Dieu.

A la cinquième : — La prudence, étant un don de Dieu, ne doit jamais être mise de côté.

En finissant', l'archevêque d'Embrun fait observer au Roi qu'il conviendrait désormais, pour la conduite des affaires du royaume, de chercher, de demander l'avis de la Pucelle avant celui de tous les autres conseillers. Ce serait rendre hommag'e à la Sag'esse divine devant laquelle la prudence humaine n'a qu'à s'incliner. « Il serait encore à désirer que chaque jour le prince fît quelque œuvre particulièrement agréable à Dieu, qu'il en conférât

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