‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'Arc (volume 2)Chapitre 208 sur 306 · Procès, t. III, pp. 2!)8-3o · texte numérisé non relu

Procès, t. III, pp. 2!)8-3o

386 LA JEUNESSE ïiE JEANM-: d'aRC.

Dans le monde ecclésiastique, on se demandait si Ton avait fait sagement de lui accorder pleine confiance. Les seigneurs, bourgeois et gens de loi attendaient avec anxiété la réponse des docteurs autorisés. On voulut savoir sans doute ce que pensait à ce sujet l'ancien chancelier de TUniversité, l'ancien théologien du concile, et Gerson écrivit le traité que nous possédons.

Il commence par distinguer la foi due aux enseignements de l'Eglise de la foi qu'il estime due à la Pucelle; puis il émet sa proposition, à savoir que :

Il est pieux, salutaire, de bonne dévotion de se déclarer pour Jeanne.

La fin (pi'elle poursuit est très juste : c'est le rétablissement du Roi dans son royaume et l'expulsion de ses ennemis.

Les moyens qu'elle prend n'ont rien d'équivoque, d'intéressé, de commun avec les sortilèges que l'Église réprouve; ils ne font pas fi de la prudence humaine; ils ne tentent pas Dieu.

On ne doit pas être empêché de voir l'envoyée de Dieu en celte jeune fille arrachée aux troupeaux de son père, par celte raison qu'elle porte un vêlement d'homme et qu'elle a fait couper ses cheveux. Elle est guerrière et fait œuvre d'homme; il convient qu'elle porte des vêtements d'homme '.

(( Ceci est l'œuvre du Seigneur, — a Domino fdctani est isliid », conclut le docle théologien, et il ajoute à propos de l'habit fl'homme celte considération aussi gracieuse en elle même que tlans les termes qui l'expriment :

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