Procès, t. T, p
2. Jeanne dit qu'elle porta continuellement l'épée de Fierbois jusqu'à l'assaut de Paris et son départ de Saint-Denis. Procès, t. I, pp. 7G 77.
On a dit de l'épée de Fierbois qu'elle avait appartenu à Charles Martel ou à Charlemagne qui l'auraient déposée, en e.T-voto, dans cette modeste chapelle, au retour d'une campaçne contre les Sarrasins. Avancer de ces explications est plus facile que de les prouver.
Une autre version ferait de cette épée un ex-voto du maréchal de Boucicaut dont nous parlons dans la note sur Sainte-Catherine de Fierbois, à la fin du volume.
Où se trouvait la Pucelle, lors [u'elle pria le roi d'envoyer chercher cette épée, nous ne le savons pas defaçon précise. Jeanne dit « Tours ou Chinon ». Chinon plutôt, au retour de Poitiers. [Procès, t. I, p. 7O.)
3. « luterrog'ata,... respondit ([uod totum vexillum erat pra'ceplum ex parte Dei, per voces sanctarum Ivatharinœ et Margareta? qua? dixerunt sibi : Accipies vexillum ex parte Régis cœli. Et propterea... fecit ibi fieri ista figuram Dei et angelorum etcolorari. Et totum fecit per prcpceptum Dei. » Procès, t. I, j). 180. — Ibid., pp. 78, 117, et t. III, p. io3.
4 10 LA JEUNESSE DE JEANNE d'aKC.
volonlé de Dieu, fit [)cindre et broder cet étendard par un artiste de Tours, conformément aux indications qu'elle avait reçues. Le nouvel étendard était en linon l)lanc, frang-é de soie et semé de lis. Sur la face, on vojait inscrits en lettres d'or les noms de Jésus et de Marie (Jhesus, Maria); au milieu, Dieu (ou Notre-Seig-neur) assis sur les nuées, un globe figurant le monde dans la main; de chaque côté, un ange présentait une fleur de lis que Dieu bénissait. Sur le revers figurait l'écu de France porté par deux anges '. Jeanne fit-elle reproduire sur ce revers la coloml)e de l'étendard de Poitiers qui tenait une banderole en son bec, avec les mots : De par le Roy du ciel, le texte du procès ne le mentionne pas. Mais on peut le croire sans invraiseml)lancc, car ses Saintes, remarque la Pucelle, lui dirent de « prendre hardiment l'étendard de par le Roy du ciel' ».
A la bannière ou étendard princij)al, la jeune guerrière voulut joindre ce qu'on appelait un pennon. Ce petit étendard avait pour sujet peint l'Annonciation. Devant la Vierge Marie, l'ange tenait un lis à la main et le lui
présentait 3.
A l'exemple de la Pucelle, quekjues-uns de ses compagnons d'armes firent faire plus tard des panonceaux pareils aux siens; « ils étaient de satin blanc et les fleurs