‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'Arc (volume 2)Chapitre 225 sur 306 · Procès, t. I, p · texte numérisé non relu

Procès, t. I, p

3. Le mot étendard désign;iit toutes sortes d'enseiiçnes militaires; il s'appliquait à la bannière, au pennon, au panonceau ou panoncel.

La bannière était rectanguia're; on y mettait les couleurs et les emblèmes de l'écu. Les chevaliers qui avaient le droit d'avoir bannière étaient dcsig-ncs sous le nom de Chevaliers h:iiinere(s.

Le pennon était une pièce d'étoffe ample, terminée en pointe; on y metlait ses armes ou sa devise.

Le piuiouceau était un petit pennon à une ou deux (jueues.

CIIAP. XI. .IKANNE d'arc CHEF DE GUERRE. 4'!

(le lis y figuraient ». IMiisiours y insciivaieiil, en nianièi'e de devise, les noms Jesus-Marfa '.

Jeanne aimait fort son épée dont l'origine et la découverte lui rappelaient l'une de ses Saintes préférées, celle qui ne la laissait jamais sans aide et réconfori; « mais, elle aimait <juarante fois plus son étendard' ». Cet étendard à la main, elle se précipitait au plus é[)ais de la mêlée et « entrait dans les rang-s des Anglais », prête à verser son sang, mais décidée toujours à épargner le sang d'autrui et de ses ennemis mêmes.

Et, en vérité, « elle ne tua jamais personne-^ ».

Avec la loyauté parfaite qui la caractérisait, Jeanne ne laissa rien ignorer au Roi de ses intentions. Bien qu'il lui en coûtât de paraître estimer l'étendard de Poitiers insuffisant, eu égard à la mission dont elle était cliargée, elle découvrit à Charles VII ce qu'elle avait dessein de faire '^; Charles, approuvant sans réserve ses projets, donna les ordres nécessaires pour qu'ils fussent exécutés.

Le peintre qui dirigea l'exécution de ses travaux, un Ecossais nommé James Power ou Pouvoir ou Polnoir^ reçut du Roi 26 livres tournois. Jeanne conserva de ce peintre et de sa fdle un souvenir affectueux. Elle le leur lémoig"na à l'occasion du mariage de cette dernière, qui

Page 1