‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'Arc (volume 2)Chapitre 227 sur 306 · I. Jeanne à Dlois. ■ — Organisation du convoi et du corps de · texte numérisé non relu

I. Jeanne à Dlois. ■ — Organisation du convoi et du corps de

secours pour Orléans. — Action de la Pucelle sur le moral des hommes d'aivnes. — La H ire et Jeanne d'Arc. — Bénédiction de l'étendard de Jeanne et de la bannière des hommes d'armes.

II. Lettre de la Pucelle au.r Anglais. — De la croisade dont Jeanne caressait le projet. — Départ du corps de secours et du convoi de vivres pour Orléans.

III. Jeanne d'Arc homme de guerhe. — Sa supériorité sous ce rapport. — Ce qu'en pensaient les contemporains.

IV. Ce qu'en pensent les tacticiens et capitaines de nos jours.

Avant de se rendre à Blois, où se formait, par les soins du duc d'Alençon, de l'amiral de Culant et autres capitaines, le corps destiné à secourir et à ravitailler Orléans, Jeanne d'Arc vint de Tours au château deCliinon prendre congé du Roi. Charles VII fit à la jeune g-uerrière un parfait accueil. Pour lui faire honneur, il chaig^ea le sire de Loré, le sire de Rais et autres seigneurs de lui tenir compag-nie et de la conduire jusqu'à Blois. Il ordonna « que tout ce qu'elle requerrait lui fi\t baillé' »,

I. Jean Chartier, dans J. (Juicherat, Procès, t. IV, pp. 53-54. —

Ihid., t. III, p. 78. EuERUAUl) ^\'INDECKK, t. IV, p. l\(^0 .

/il/| L\ JEUNESSE UE JEANNE D ARC.

et, au moment du départ, il « commanda expressément aux capitaines et gens de guerre qu'ils obéissent à elle comme à lui; et aussi le firent-ils' ».

La Pucelle chevaucha jusqu'à Blois avec les seigneurs désignés auxquels s'étaient joints l'archevêque de Reims, Regnault de Chartres et le chevalier de Gaucourt'. Arrivés en cette ville, il lui fallut attendre deux ou trois jours « plus grande compagnie » de gens de guerre, et que l'on pût venir à bout des difficultés que rencontrait la préparation du convoi de ravitaillement. Ce n'est pas que Jeanne demandât un grand nombre d'hommes d'armes; il lui suffisait qu'ils fussent vaillants. « Par mon martin, disait-elle, ils seront bien menés, n'eu faites doute 3. »

Lorsqu'on avait parlé d'organiser un convoi de vivres, les capitaines a> aient représenté au Roi combien il serait difficile de le mener à destination, à cause des bastilles oocupées autour d'Orléans par les Anglais qui, « avec ce, tenaient les villes au-dessus de la rivière et au-dessous"* ». Ces représentations furent vivement combattues par la Pucelle. A tout prix, on devait venir en aide aux assiégés. « Par mon misrlin, insistait-elle, je leur ferai mener des vivres. »

1. Journal du siège (.VOrléanx, p. 58, éclit. P. Charpentier et Cil. Cuissard. — u Et combien que le l\oy eut de bons et suftîsans capitaines pour délibérer du fait de sa îjuerre, si commanda-l-il qu'on ne Hst rien sans appeler la Pucelle. » {Procès, t. IV, p. 278.)

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