Procès, t. III, p. 4- Déposition de Duuois
3. Peuceval de Cvgny, Procès, t. IV, p. 5. — D'après le faux Bourgeois de Paris {Journal, p. 2O7), Jeanne avait l'habitude de tenir un bAton à la main quand elle n'était pas armée. Cette habitude expliipierait ce juron inoffensif, « par mon martin d, junni (pTelle (il adopter par La Ilirc (/^/-otr.s-, t. III, p. 20G).
/;. Pi;ui;r.vAi, de Cvgny, J). [\.
CHAP. XII. LA LETTRFi AUX ANGLAIS. l^l^
Ses instances triomphèrent de i'opposiiion soulevée. Cliarles VII donna des ordres pour que le convoi fut préparé. De quoi la jeune guerrière « fut moult joyeuse' ».
Le duc d'Alençon, la reine Yolande de Sicile, le niaréclial de Boussac et l'amiral de Culant s'eni[)loyèrent activement à tous ces préparatifs. Chaque jour, il arrivait, pour le recrutement de la petite armée de secours, « grand compaig-nie de nobles et de commun^ ». C'était l'effet des nouvelles qui, depuis les événements de Chinon et de Poitiers, s'étaient répandues dans les provinces demeurées fidèles; les cœurs renaissaient à la confiance; nobles et manants accouraient combattre sous l'étendard de cette merveilleuse Pucelle, et de proche en proche s'établissait l'opinion qu'une ère nouvelle était au moment de s'ouvrir.
Pour le convoi de ravitaillement, il y avait eu de plus grands obstacles à surmonter. L'argent manquait; les sacrifices accomplis généreusement parla reine de Sicile, qui n'avait pas hésité à engager sa vaisselle de prix-^, restaient au-dessous des besoins. Le ducd'Alenron se vit obligé d'aller soumettre au Roi cet ordre de difficultés toujours désagréable^.
Pendant que seigneurs et capitaines s'occupaient du matériel de l'expédition, Jeanne songea qu'il ne fallait pas négliger le moral. Si bien équipées qu'elles soient, des tro;ipes démoralisées, indisciplinées, seront toujours défaites. Au contraire, des troupes dont le moral est intact, dont le cœur est vaillant et la discipline exemplaire, fussent-elles mal é(jui[)ées et mil vêtues, ne