Jules Quicherat. Son œuvre
L'œuvre de Jules Quicherat est considérable.
La bibliographie de ses écrits, rapports, notes critiques qu'on trouve dans le premier volume de ses Mélanges d'archéologie et dliisloire ne compte pas moins de 365 numéros.
Naturellement cette œuvre se divise en deux parties, la partie historique et la partie archéologique,
Nous y en ajouterons une ti-oisième, détachée de la premièi-e, comprenant les pul)lications ayant pour objet Jeanne d'Arc.
Ufeiiorc historique.
Elle est représentée par un grand nombre de mémoires, notes, r-apports, études, et principalement par les publications suivantes :
1 . Tlioims Basin, éoêque de Lisiea r : Histoire des règnes de Charles VU et de Louis XI. Quatre volumes in-8" de cLxiv-336, 436, 399 et 607 pages. Paris, i855-59, Renouard, libi^aire.
Cette histoii^e, jusques à Quicherat, était généralement attri buée à un certain Amelgai'd. J. Quichei^at, en i84i, prouva, dans un article de la Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, que l'auteur de cet ouvrage était Thomas Basin, évêque de Lisieux, l'un des docteurs qui composa, pour les juges du procès de réhabilitation, un mémoire justificatif de la Pucelle.
La Société de l'histoire de Finance, ayant décidé la publication de celte histoire, confia le soin de la préparer à J. Quicherat, en i855.
2. Les vers de maître Henri Baude, poète du quinzième siècle, avec les /ails qui concernent sa vie. Un volume in-12 de 128 pages. Paris, Aubry, i85G.
3. Histoire de Sainte-Barbe, collège, commune, institution. Trois volumes in-8<> de 382, l^i5, 428 pages et trois plans. Paris, Hachette, r 862- 1864.
En écrivant cette histoire, J. Quicherat a voulu s'acquitter d'une dette de reconnaissance envers la mai.son où il avait reçu l'instruction classique. On ne peut que lui en savoir gré.
484 i"^ JEUNESsi': UK jEANNii; d'arg.
Cet ouvrage est un des plus intéressants que nous ayons sur riiistoire de l'enseignement, et sur les transformations diverses par lesquelles a passé l'art de la pédagogie.
4. De 1(1 formation française des anciens noms de lieu. lu- 12 de 170 pages. Paris, Frank, 1867.
5. Rodrifjiie de Villandrado, l'an des coudjaliants pour l'indépendance française au quinzième siècle. In-8" de v-356 pages. Paris, Hachette, 1879.
J. Quicaerat, en i845, avait rencontré sur son chemin la figure de ce chef de partisans et publié un mémoire dans lequel il retraçait les lignes principales de sa physionomie. Des recherches subséquentes lui permirent de compléter cet essai et d'en l'aire une véritable étude d'histoire. On y voit merveilleusement peint le rôle de ces chefs de bande qui, aux quatorzième et quinzième siècles, mettaient leur épée au service des princes et traitaient avec eux sur le pied d'une sorte d'égalité.
L'œuvre archéologicjue.
« Si l'histoire, dit M. de Lasteyrie dans la préface des Mélanges, a fait l'objet des études de J. (Juicherat pendant sa vie entière, l'archéologie a pris une place encore plus grande dans ses travaux, et c'est comme archéologue plus encore que comme historien qu'il s'est élevé au premier rang parmi les savants contemporains '. »
La science de nos antiquités nationales était dans l'enfance au temps où J. Quicherat suivait les cours de l'Ecole des chax*tes. Grâce à ses écrits et aux trente années de son enseignement, elle devint des plus florissantes.
Un grand nombre de ses articles archéologiques ont paru en divers recueils, principalement dans la Bibliolhèque de l'Ecole des Chartes. Le volume d'archéologie publié de son vivant, en 1876, est une Histoire du costume en France (i vol. in-80 de 680 pages, avec 48 1 gravures pour la première édition et 483 pour la seconde; Paris, 1877). Cet ouvrage est formé des articles que l'auteur avait eu l'o 'casion de donner au Magasin pittoresque sur ce sujet, de i84o à 1869.