ET UNE DERNIÈRE ESPÉRANCE
Un dernier mot, ou plutôt l'expression d'un dernier vœu pour finir cette Introduction.
Lorsque, il y a douze ans, nous offrions au public la première édition de cette histoire, l'horizon était loin d'être serein et de graves difficultés semblaient devoir s'opposer à la béatification de la Vénérable servante de Dieu. Aujourd'hui, plus de craintes. Rome, le monde catholique, le monde civilisé peut-on dire, admirent, révèrent Ihéroïne, la sainte que le Chef de l'Eglise vient de placer sur les autels.
Est-ce tout ? Ne serait-il pas permis aux admirateurs de Jeanne d'espérer encore quelque chose ?
La France estimera- t-elle avoir assez fait pour lui payer sa dette de gratitude P Peut-être se dira-t-elle qu'il serait beau de donner au siècle qui a vu cette Française délivrer son pays un nom propre à perpétuer ce grand souvenir, le nom de « siècle de Jeanne d'Arc » ?
Et ce n'est pas la voix de l'histoire qui l'en dissuadera.
Elle lui rappellerait, au besoin, que. en ce même
quinzième siècle oij Paris, la capitale de la France, échappait à rAngleteri'c et redevenait français, la capitale de l'empire grec, Constantinople, tombait entre les mains des Turcs, qui en sont encore les maîtres. A quoi tint cette différence des destinées P A une seule chose : à ce que, pour la France, le quinzième siècle fut le siècle de Jeanne d'Arc.
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