Froissaht, liv. I, irc partie, chap. xxwir, p
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sans ('perons, sans épée, il s'ag-enouilla à son corps dé- . fendant devaiil Philippe de Valois, et il se reconnut son homme li.î^e en présence des seig-neurs et barons qui formaient la cour du roi de France '.
Deux ans plus tard (^o mars i33i), Edouard adressait à Philippe des lettres confirmant cette reconnaissance de sa suzeraineté comme roi de France. « L'hommage que nous fîmes à Amiens au roi de France, par paroles générales, y disait-il, est et doit être entendu lige, et nous lui devons foi et loyauté porter, comme ducd'Aqui^ taine et pair de France. »
En vertu de cet hommage lig-e, le monarque anglais se déclarait oblig-é de servir et de défendre le roi de France, son suzerain, contre ses ennemis., quels qu'ils fussent. Les choses se passèrent d'autre sorte. En iSSy éclatait entre Edouard et Philippe une g-uerre qui ne devait finir qu'un siècle après, quand parut la jeune fille qu'on a pu saluer du nom de libératrice de la France, Jeanne d'Arc. Nous venons de dire quel fut le point de départ de cette g'uerre, rappelons maintenant quelle en fut l'occasion.
En ï332, l'arrière-pelit-fils de Robert d'Artois, frère de saint Louis, était condamné par ses pairs à être banni, comme coupable d'empoisonnement et autres crimes. Ce prince, nommé Robert, était beau-frère de Philippe de Valois dont il avait épousé la sœur. Il vint, la haine dans l'àme, chercher un refuge à la cour d'Angleterre. Edouard III étant alors en g-uerre avec l'Ecosse, Robert le suivit dans celle expédition. Tout entier à ses projets de vengeance, « Pourquoi, dit-il au roi d'Angle-