‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'Arc (volume 2)Chapitre 89 sur 306 · DoM Calmet, ilisfoire de Lorraine, t. II, col · texte numérisé non relu

DoM Calmet, ilisfoire de Lorraine, t. II, col

■2. Ibid., col. O82 et suiv. — C'est ce prince, g'endre du duc de Lorraine, qui l'ut plus tard le bon roi René; c'est sous ce nom qu'il est principaleiueat coiuia dans l'histoire. Voir la Note à la Hn du volume.

I()i LA JEUNESSK DE JEANNE D ARC.

Les éclaireurs ennemis poussèrent jusqu'à Domremy et lu'ùlèreut une partie de l'église et du villaî^e : incendie (jni obligea les habitants à se transporter à Greux les jours de dimanche et de fête, pour le service divin, jus- (ju'à ce que leur église eût été réparée '.

Aux incursions et aux ravages des Anglo-Bourguignons dans la vallée de la Meuse, entre Vaucouleurs et Neufcliàteau, s'ajoutaient les déprédations dont étaient cou tumiers les hommes d'armes des Marches mêmes de Lorraine. Avec les Bretons, « ils avaient la réputation d'être les plus grands pillards qu'il y eût au monde ». Habitudes de brigandage qu'entretenaient les guerres privées dont la noblesse lorraine n'avait pas cessé « de faire son passetemps de prédilection ».

En juillet 14195 le damoiseau de Commercy, Bobert de Saarbruck, celui qui, pour éclairer sa marche la nuit, mettait le feu aux moissons dans les champs, livrait à Maxey-sur-Meuse, tout près de Domremy, un combat dans lequel il faisait prisonnier le mari d'une des marraines de Jeanne, Thiesselin de VilleP.

Dans les années qui suivirent, les choses n'allèrent guère mieux. Des chefs de bande venaient à chaque instant rançonner les liabitants des diverses localités, les menaçant en cas de résistance de l'incendie et du pillage.

1. Déposition de 13o;itrix, veuve Estellin. Procès, t. II, pp. SgG- 897. Le témoin ne dit pas quelle lut la cause de cet incendie : il n'en fait pas non plus l'occasion de la fuite de la famille de Jeanne et des habitants de Domremy à Neufchàteau. C'est pour cela que nous avons cru devoir placer ces deux faits à des dates différentes. Siméon Luce est d'un autre sentiment; il les place tous deux à la date de i^aS, et, sans produire aucun document, il donne le premier comme l'occasion du second. [Jeanne d'Arc à Domreinij, pp. 187-188.) L'incendie a pu se produire entre les années il\2o et i^aô. Au lecteur de choisir.

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