‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'ArcChapitre 115 sur 381 · DES TOURELLES · texte numérisé non relu

DES TOURELLES

Arrivée en son logis, Jeanne prit un peu de nourriture. Quoiqu'elle jeûnât tous les vendredis, ce jour-là elle avait dû y renoncer « parce qu'elle avait eu trop à faire'. C'est pourfjuoi elle soupa ». Son repas était à peine achevé qu'un messager se présentait de la part des chefs de l'armée et lui disait :

« Les capitaines ont tenu conseil. Ils ont reconnu que les Français étaient hieii peu nombreux en comparaison des Anglais : c'est une grande grâce de Dieu si nous avons remporté quelques avantages. La ville est abondamment pourvue de vivres; nous pouvons donc parfaitement attendre le secours du Roi. Pour ces raisons, le conseil ne juge pas bon que les troupes sortent demain pour combattre. »

Jeanne répondit : « Vous avez été à votre conseil et j'ai été au mien. Croyez que le conseil de mon Seigneur s'accomplira et tiendra, au lieu (pie le v(')(re périi-a. »

voyant que la Pucelle estoil foulée (à cause de sa blessure), la nienèv reul eu la ville pour soy rafraîchir, »

I. C'est l'aurnùnier de la Pucelle (|ui nous ra|)[)rend : « Ipsa Johunna, tjuœ consneveral jejunare diehas veneris, tlla die non poliiil. » Procès, t. m, ]). io8.

Page 1