‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'ArcChapitre 172 sur 381 · CHAP. XX. CAMPAGNE DE LA LOTRE. PATAY · texte numérisé non relu

CHAP. XX. CAMPAGNE DE LA LOTRE. PATAY

faire'. » Déjà, La Hire et les cavaliers français ont cull)uté les archers de Talbot. Le gros rie l'armée anglaise, qui essaie de se former, ne peut soutenir le choc.

En peu de temps, quinze cents cadavres jonchent le terrain. Falslolf s'efforce de ramener les gens de l'avantg-arde au secours de Talbot, mais en vain. Le chevalier qui tenait en main le blanc étendard, estimant la bataille perdue, tourne le dos et s'enfuit. Falslolf songe à rejoindre les combattants. Le biUard de Thian et quelques autres de ses compagnons d'armes l'en détournent. Les voilà donc qui, à pleine course, cherchent à sauver leur vie. A minuit ils arrivaient àEiampes, où ils couchaient, et le lendemain à Coi'beil'. Ce qui resta des Anglais, cavaliers et archers furent réduits à périr ou à se rendre. Talbot, qui s'était remis en selle sans chausser ses éperons, tondja lui-même au pouvoir des gens de Poton ^. Lorsque le duc d'Alençon, la Pucelle et leurs gens arrivèrent sur le lieu du combat, la victoire n'était pas douteuse : ils n'eurent qu'à la rendre plus complète et qu'à achever la déroute.

Tandis que les Français n'avaient qu'un très pelit nombre de tués et de blessés, conformément à Passurance qu'en avait donnée la Pucelle avant la bataille, au rapport de Thibault de Termes"^, les Ang-lais eurent plus de deux mille hommes tués, « g"ens de petit état et moyen, tels qu'ils ont accoutumé à amener de leur pays mourir en France- ». Les prisonniers furent au nombre

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