MoNSTRELET, loC. Cil.; JeAN DE W'aVRIN DU l'ORESTEU, PrO
cès, t. IV, p. 422.
d'Armnî^iiiK', ayant reconnu leur position, en avisaient la Pucelle et le chef de Tai inée.
— Les Ang'Iais. lenr disent-ils, sont là, |)r(Ms à coniballre.
— A merveille, r«'[)ond Jeanne : frappez hardiment, ils premlront hienlol la liiite'.
En présence du bâtard d'Orléans et de RicliemonI, le duc d'Alençon demande à la jeune j^uei'iière ce (pi'il faut faire.
— Avez-vous de hons éperons? répond Jeanne.
— Onoi donc? nous tournerions le dos?
— Neniii, en nom Dieu! les Anglais, oui, le tourneront : ils seront déconfits, sans j^uère de pertes de vos gens, et il vous faudra des éperons pour les suivre'.
Cependant Talhot, averti par ses coureurs, prend en toute hâte ses dispositions pour barrer le passage aux Français. Il commande à TaNant-yarde de gagner du terrain avec les chariots et voitures. Pour lui, il met pied à terre et range cinq cents archers derrière des haies formant un passage étroit dans le(|uel s'engageront iné\ itablemeni les cavaliers ennemis. Quanta l'artillerie, elle prendra ])Osition à l'orée du bois <le Lignerolle, hameau proche de I^itay.
Mais les capitaines du corps de bataille, espérant trouver une position plus avantageuse, gagnent un endroit couvert de buissons et, pour s'y mieux établir, descendent de leurs chevaux. Ils ont beau se hâter. « Ils n'ont pas le loisir d'eux fortifier de poinçons aiguisés par la manière qu'ils avoient accoutumé de
[. Déposition de Tliibault cl'Armai>nac, Procès, t. lit, p. 120. 2. Procès, t. III, pp. 10, II. Déposition «le Dunois.