MoNsmELET, livre II, chap. lxi, t. IV, p. 33o
CHAP. X\. CAMPACNt: DR LA LOIRE. PATAY. 227
cupa de procurer secours et assistance aux blessés, soit Français, soit Anglais. Apercevant un de ces derniers qu'on venait de frapper grièvement à la tête, elle descendit de cheval et souleva elle-même le pauvre blessé; après l'avoir consolé par de bonnes paroles, elle appela un prêtre afin qu'il le confessât et l'aidât à mourir'.
I^e soir de la bataille, « la Pucelle, le duc d'Aiençon, le connétable de P'rance, le comte de Vendôme et toute la com[)agnie couchèrent audit villag'e de Patay et aux environs.
« Le dimanche 19 juin, la Pucelle et toute la compagnie disnèrent audit lieu de Patay. Le soir, ils s'en alèrent à Orléans et la furent très grandement receus'. »
Nous avons dit que Talbot avait été fait prisonnier. Lorsque le capitaine anglais parut devnnt le duc d'Alençon et le Connétable de Richemont :
— Vous ne pensiez pas ce matin, lui dit le jeune duc, que ce soir vous auriez perdu la liberté?
Talbot se contenta de répondre :
— C'est la fortune de la guerre^.