Bulh'fin de r Académie Delphinale, t. II, p. /JSg
la bouche de Talbol, (jiiaiid il fut fait ju'isouuier. « A celte heure, avait dit le capitaine an^^^lais, le l\oy est inaislre de tout et il n'y a plus de remède. — El crois qu'il dit vrai, la inercy Dieu », ajoutait l'auteur de la lettre'.
Ces mêmes nouvelles, le Roi « les escrivit encore à Monsieur le Maire et à Messieurs de La Rochelle, g^ens d'Eg^lise et autres. Lequel M. le Maire, après lesditles lettres reçues, s'en alla incontinent en l'église de Saint- Berlhommé, d'icelle ville; et fut ordonné de faire promplement sonnci- les simn ices par toutes les églises d'icelle ville, et que chacun s'assendjlàt en l'église de sa paroisse, et qu'illec (là) fusl remer;;ié Nostre-Seigneur (lesditles nouvelles en chantant solennellement le Te Dcnm Idiiddnius, et aulremeiil en prières et oi'aisons; et que celuy jour au soir fussent faits feux nouveaux par les carrefours de ladilte ville; et le lendemain, procession générale et dévole en l'église Noslre-l)ame-de-Losnes. Eh ainsy fut fait comme il fut ordonné'. »
Le jeune monaivjue ressentit une vive joie de ce changement de fortune : à tel j)oint qu'il ne put se défendre de la témoigner dans les lettres d'anoblissement qu'il concéda, sur la requête de la Pucelle, dans les premiers jours de ce mois de juin, au sieur Cîui de (lailly, « citoyen notable d'Orléans- », (pii avait reçu Jeanne,