H. VAN»EN)m(ECK, op. Cit., t. II, pp
2. Archives historiques du nord de la France, année 1887, t. I, p. 520, — Procès, t. V, pp. 1 28-1 26.
3. Chronique de la Piicelle, p, 3 10; — Journal du siège, p. 107.
et aux ^eus du roi, les Any-lo-Bour^-iiig'noiis (jui l'occiipaieut (( faussèierit leurs serineuts ' ».
Pour couper court à toute tergiversation, la Pucelle sortit de (iieii, le 27 juin, avec un certain nombre de capitaines et d'hommes d'armes, et se porta à (piatre lieues en avant dans la direction de Montargis^.
Le 29, fêle de saint Pierre et de saint Paul, Charles Vli se décidait à ouvrir la campagne. L'armée partit ce même jour : elle comptait environ douze mille hommes et des chefs tels que le duc d'Alençon, les comtes de Clermont et de Vendôme, le bâtard d'Orléans, les maréchaux de Boussac et de Rais, l'aujiral du Culan, le seig-neur de Kermoison, les sires de Laval et d'Albret, La Hire, Xainlrailles, sans oublier le ministre favori du roi, le seigneur de La Trémoille^.
On ne distribua aux troupes pour leur entrée en camj)agne (|ue !i francs j)ar homme d'armes'*. Mais tel était leur enthousiasme, telle était leur confiance en la P/icelle que tous acceptèrent sans muiinurer ces minces avances.
Au début d'une pareille entreprise, on pouvait se demander quel accueil le Dauphin et son armée avaient sujet d'espérer des villes importantes devant lesquelles ils devaient passer. Le i®"" juillet, après le départ de Gien, Philibert de Moulant, qui commandait une compag^nie de gens de g-uerre au nom du duc de Bourgog-ne, écrivait aux habitants de Reims que « les villes d'Auxeire et autres du pays ne se souciaient ni des Armagnacs ni de la Pucelle; que si les habitants de Beims le dési-