HwNALni, Anna/rs ecclesi^/ftin , t. IX, pp
Pucelle, élaiciit vêtus de bhiiic. Ils avaient aussi un étendard tout blanc au milieu duquel était peinte une (jnenouille charg'ée de lin ; à la quenouille pendait un fuseau à moitié garni; des fuseaux vides occupaient le champ de l'étendard, et on y lisait en lettres d'or l'inscription : « Or, vienne la belle '. »
Avec ces quatre mille hommes et les troupes dont il disposait, Bedford eut sous la main de dix à douze mille coinballanls. Le 4 août, il entrait en campag^ne et se portail successivement à Corbeil et Melun. « Il voulait, disail-il, se trouver aux champs et livrer bataille au Roi de F'rance'. » A celte nouvelle, l'arniée française sort de Provins et vient attendre près du château de La Motte de Nantis en Brie.
« Là les batailles furent ordonnées bien notablement et prudemment. Et c'était gente chose de voir le niainlien de Jeanne la Pucelle et les dilig-ences qu'elle faisait... Et les seigneuis et gens de guerre estans avec elle y avaient grand désir et volonté de combattre 3. » Mais la journée s'écoula sans que l'ennemi parût. Bedford, moins désireux d'en venir aux mains (jue ses adversaires, se déroba et prit une direction opposée '\
1. Revue historique, \oc cit.; — Lirre des trahisons de P'ra/ire, cliroiii(|ue piil)liée en iSyS par M. Ivervyn de I^ettenhove, dans la collection des Chroniques belges.