Procès, t. I, pp
2. Le conile Jean (rAnntioiuic disputa à la Couronne, en i443, le comté de Conuninges dont il prétendait être héritier. Les troupes du Roi l'assiégèrenl dans l'Isle-Jourdain et le tirent prisonnier. Envoyé en captivité à Carcassonne, il y resta deux ans, au bout desquels Charles V^II lui fit grâce, à la prière du comte de Foi.v. Jean IV d'Arniaçnac mourut en i45o.
La maison d'Armagnac datait des premières années du dixième siècle (9*Jo) ; elle s'éteignit en 14O7, avec le comte Charles 1er, mort sans postérité.
3. C/ironi(/iies ilf Flundi-r, t. III (Chronique de Tournay), pp. /|o5-
oya JEANNE ET SA (( MISSION DE VIE », PHASE (iUEIUUEHE.
côté telle ou telle place; mais, pour la ca[)itale, il l'allait absolument tenter de l'occuper. Ce résultat ohlenu, le but suprême que Jeanne d'Arc poursuivait, rex{)ulsion définitive des Anglais, devenait plus rapproché; si rapprociié que, vu l'ardeur de ses espérances et de scui |)alri()tisme, la jeune guerrière s'abandonnait à la pensée qu'elle y toucherait de son vivant. Sauf ces deux objectifs (|ue Jeanne eut constamment ilevant les yeux, roccupalion de Paris et la guerre à outrance aux Insulaires, nous souscrivons sans difficulté à cette remarque du premier historien de notre héroïne :
« C'est grant merveille, depuis qu'elle eut mené le Uov à Reims pour être sacré, cognoissant combien les évéïiemciils de la guerre soiil incertains et périlleux, elle (l.i Pucelle) ne s'entremetloit plus de donner conseil aux seigneurs et capitaines pour les affaires de guerre, mais pour l'ordinaire suivoit l'advis et résolution des chefs de l'armée, les assurans toujours en général de l'heureux succès des affaires de Sa Majesté, et que tout ce (ju'elle avoit [)rédit de la part du lloy du ciel adviendroit en son temps. El tout cela montre ([u'elle estoit fort prudente, et se gardoit i)ien d'exposer ses révélations au mespris'. »
DÉPART DU DUC d'aLENÇON ET DE JEANNE POUR SAINT-DENIS.
Jeanne, ne voyait pas volontiers Charles VII prolonger son séjour à Compiègne, comme si sa petite et vaillante armée n'avait plus rien à entreprendre. D'autre pari, si