‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'ArcChapitre 278 sur 381 · Journal (F un Bourgeois de Paris, p. 2^4» no'e i · texte numérisé non relu

Journal (F un Bourgeois de Paris, p. 2^4» no'e i

2. Procès, t. III, p. 99. Déposition du duc d'Alençon. — L'épéc dont la Pucelle brisa la lame n'était pas l'épce de F'ierbois, pas plus ([ue l'épée (jue, d'après Jean Chartier, t. [V, pp. 71, 98, elle brisa dans une circonstance semblable, après Patay, au moment du déparl pour Reims. M. de Barante et Henri Martin, qui l'aftîrmeut (Histoire citée, t, III, p. 354; — Jeanne d'Arc, [). i36, in-i8, Paris, 1857), se trompent. Jeanne dit expressément à ses juges de Rouen (ju'elle a gardé l'épée de P'ierbois jusqu'au retour de Saint-Denis, après l'écbec de Paris, qu'elle l'avait à Lagny (avril-mai i43i), mais qu'elle ne l'avait pas lorsqu'elle fut prise à Compiègne. [Procès, t. 1, pp. 7O, 77, 78.) Elle ne voulut pas dire où « elle l'avait laissée; cela n'appartenait i)as au procès ». (ibid., p. 78.) Elle reconnaît l'avoir portée continuellement, depuis qu'elle l'avait eu en sa possession, juscpi'à Saint-Denis. [Ibid., p. 76.)

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saut fût donné le lendemain même, c'est-à-dire le 8 septembre, fête de la Nativité de la très Sainte Vierg-e. Charles VII n'osa refuser; mais les incidents qui marquèrent les journées des 8-10 septembre autorisent à penser que de puissantes influences agissaient à la dérobée sur lui en sens contraire.

Ce jour, 7 septembre, la Pucelle, en possession de Tordre royal, se porta avec le g^ros de l'armée, en la companiiie du duc d'Alenron, des marécliaux de Boussac et (le Hais, du duc de Bourbon et du comte de Vendôme, de La llire et de XainI railles, sur le village de La Chapelle, à moilié clieniiii de Sainl-Denis et de Paris. La soirée fut employée à prendre les dispositions nécessaires pour le lendemain.

Des douze mille hommes de l'armée, on forma deux corjis : un corps d'attaque, sous le commandement de la Pucelle et du mari-chal de Rais, qui se porterait contre les remparts, et un corps de réserve, sous le commandement du duc d'Alen(;on et du comte de Clermont, [)Our recevoir les Bourguignons qui tenteraient une sortie. Il lui décidé que ratla(pie aurait lieu par la porte Saint- Honoré, le lendemain, à la première heure'.

Ce même jour, mercredi 7 septembre, dans la ca|)itale, on se rendait en procession soleiuielle à la montagne Sainte-Geneviève : les chanoines du palais y assistaient, j)orlant la Vraie Croix. Cette manifestation religieuse avait pour objet d'obtenir aux Parisiens la protection du ciel contre Charles et ses capitaines ^

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