‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'ArcChapitre 279 sur 381 · A GIEN · texte numérisé non relu

A GIEN

Le 8 septembre, dès le matin, les troupes désignées pour l'attaque partent de La Chapelle, la Pucelle à leur tète, et viennent en belle ordonnance se ranger devant la porte Saint-Iîonoré, à l'endroit où se tenait le marché aux pourceaux, sous la butte dite aujourd'hui Butte (les Moulins. Des chariots apportent (juanlilé de fagots pour protég"er l'artillerie, et de fascines pour combler les fossés. Quand, un peu avant midi, on eut mis en batterie les bombardes, canons et coulevrines, on dirigea, contre la porte de la ville et les murailles, un feu soutenu. Les canons de la place ne restèrent pas muets et répondirent de leur mieux. Au bruit de la canonnade, la garnison accourt pour faire face aux assaillants. A l'intérieur de la ville, le long des remparts, les Français voient circuler chevaliers et seig'neurs anglais avec leurs hommes d'armes et des bannières de diverses couleurs. Parmi ces bannières, on en distinguait une plus g-rande que les autres, toute blanche, avec une croix vermeille au milieu '. Le combat s'eng-age avec autant d'acharnement d'un côté que de l'autre. Au plus vif de l'attaque, le sire de Saint-Vallier, g-entiihomme dauphinois, et les braves gens qui l'accompagnent poussent jusqu'à la barrière de la porte Saint-Honoré et y mettent

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