‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'ArcChapitre 288 sur 381 · jid.,-l. IV, p · texte numérisé non relu

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CHAP, XXV, l'kCHEC DE PARIS. SqS

ses très redoutées Dames et Mères comment, à Selles en Berry, il alla voir Jeanne à son lo^is. « Et elle fit venir le vin, et me dit qu'elle m'en ferait bientôt boire à Paris '. » La lettre de la Pacelle au comte d'Armagnac, que nous avons reproduite au commencement de ce chapitre, est encore plus significative. Jeanne était à la veille de se porter sur Paris. Elle mande au comte qu'elle ne peut pour le présent répondre à ses questions, /ms^^zV^ ce quelle soit à Paris. « Je suis pour le présent, lui disait-elle, trop empêchée au fait de la guerre. Mais quand vous saurez que je serai à Paris, envolez un message par devers moy ^. » La jeune Lorraine comptait donc entrer à brève échéance dans la capitale. Sa lettre est datée du 22 août, et, le 8 septembre suivant, moins de trois semaines après, Paris était assailli.

IIL En troisième lieu, il n'est pas moins avéré que, si Jeanne affirmait de par Dieu la rentrée de la capitale en l'obéissance du roi de France, nulle part elle n'affirme de par Dieu devoir introduire elle-même Charles VII dans Paris, comme elle affirmait devoir de par Dieu faire lever le siège d'Orléans et mener le gentil Dauphin à Reims pour y être sacré. Quand le promoteur Jean d'Eslivet, en son réquisitoire, formule l'accusation contraire, elle y oppose une dénégation absolue. Si elle a dit savoir par révélation que les Anglais seraient chassés de Paris, jamais elle n'a dit savoir par révélation qu'elle les en chasserait elle-même, pas plus qu'avoir eu commandement de ses Voix d'aissaillir la capitale.

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