‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'ArcChapitre 292 sur 381 · Procès, t. W, p · texte numérisé non relu

Procès, t. W, p

4. P. Cochon, Chronique normande, pp. [\()o, /|Gi, édit. Vailel de V^irivillc-

ciiAP. XXV. — l'Échec de paris. 897

et (rarlillerie comme était la cité de Paris, Et certes aucuns disent depuis que, si les choses se fussent bien conduites, qu'il y avait bien granl apparence qu'elle en fut venue à son vouloii*; car plusieurs notables personnes étant lors dedans Paris, lesquels cogrioissoient le roi Charles eslre leur souverain seigneur et le vray héritier du royaume de France..., se fussent unis comme Hrenl six ans après, en l'obéissance de leur souverain seigneur, et luy eussent faict pleinière ouverture de sa [)rincipale cité de Paris '. »

Dans un article publié par la Grande Revue de Paris et de Snint-Pétersbourg, le i5 janvier 1889, le capitaine Paul Marin démontre par documents authentiques que Paris eût été pris le 9 septembre, à sept heures du matin, si La Trémoille n'avait arraclsé dans la nuit à Charles VII Tordre de lever le siège et d'emmener de force la Pucelle, au cas où elle aurait persisté. Vers cinq heures du matin, l'ordre royal était exécuté.

Jeanne n'avait donc pas tort de penser que les troupes commandées par le duc d'Alençon et |)ar elle « eussent g'agné la ville de Paris, si on les eût laissé faire », comme le remarque le chronifpu^ur normand '. Mais le Roi et ses ministres ne les laissèrent pas faire. Ce n'était pas l'envoyée de Dieu qui manquait aux hommes; c'était les hommes les plus intéressés à lui accorder leur concours plein et entier qui manquaient à l'envoyée de Dieu. L'échec de Paris était pour la libératrice d'Orléans le premier pas dans la voie douloureuse qu'elle devait suivre jusqu'à la fin de sa vie.

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