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4o2 JEANNE ET SA « MISSION DE VIE ». PHASE GUEUHIÈKE.
Depuis le départ de Saint-Denis, Jeanne d'Arc ëlail demenrée en la compagnie du Roi. A l'arrivée à Gien, l'armée fut licenciée. Les ressources pécuniaires faisaient défaut. Pour le moment, il ne pouvait èlro queslioii d'une campa§"ne sérieuse. Charles VII et ses conseillers ue paraissent pas y avoir sonsi^é davanlaye pour un avenir prochain. De fait, il s'écoula un lemps assez lony^ avant que le jeune Roi « entreprit nulle chose à faire sur ses ennemis où il voulût être en personne' ».
Lors(pie, [»eu après, on Ht le siège des places de la Haute-Loire, Charles aurait pu encourager les troupes par sa présence; il n'en fil rien, au déplaisir très g-rand de la Pucelle (pii était « très manie de ce qu'il n'entreprenoil pas à conrpiesler de ses places en ses ennemis^ ».
Le duc d'Alençon profita des lo'sirs que lui procurait le licenciement de l'armée pour aller passer quelques jours au[)rès de sa femme, en sa vicomte de Beaumontsur-Oise. L'occasion lui paraissant favorable pour coiuhaltre les Anglais en Normandie et dans le Maine, il rassembla des gens de guerre. Le repas était à charge à la Pucelle : son beau duc ne l'ignor.ùt pas; il savait qu'il lui serait agréable de guerroyer avec lui contre l'ennemi héréditaire. En consécpience, il présenta au Roi une requête à l'effet de permettre à Jeanne de le suivre en cette expédition. Charles, livré à lui-même, y eut peut-être consenti ; mais Regnault de Chartres, La Trémoille et le chevalier de Gaucourt l'en détournèrent^.
On ne saurait trop louer l'ordonnance en 94 articles qui s'y rapporte : elle forme un vrai code d'honneur et de vertu chevaleresque.