D. Hlmk,'o/j. cit., p. 44o
Une cJiose cependant semblait s'opposer à radoplion de ce plan. Le gouvernement anglais avait pris et renouvelé plusieurs fois à 1 eg-aixl du duc Charles, prisonnier, l'engagement de respecter ses domaines : le Dunois, le Blésois, l'Orléanais et, par suite, sa bonne ville d'Orléans. Les iG et 17 juillet 1427, le comte de SulTolk, au nom du roi d'Angleterre, et Jean, Bâtard d'Orléans, au nom du duc son frère, avaient signé à Blois une convention en conséquence'. Salisbury^ dit-on, avait pris le même engagement en 1428, au moment de quitter l'Ang-leterre'. On ajoute, il est vrai, que Bedford refusa de le ratifier. Quoi qu'il en soit, le Régent passa outre. Le plus habile des généraux anglais, après le comte de Warwick, Thomas Montagu, comte de Salisbury^, avait amené en France, en juin de cette année 1428, un corps anglais de six mille hommes : il reçut l'ordre d'entrer en campagne, de réduire les places des bords de la Loire et, par famine ou de vive force, de se rendre maître du chef-lieu de l'Orléanais.
En exécution de ce plan, le général ang-lais envahit la Beauce et l'Oiléanais dans les derniers jours de juillet. A la date du 5 septembre, il écrivait aux Aldermen de Londres qu'il avait confjuis en ces deux mois « plus de (juarante villes, châteaux et églises fortifiées w, et il en nommait trente-huit '^. Parmi les places qu'il soumit à ses armes se trouvaient Pataj, le Puiset, Rambouillet,
1. A. LoNGNON, Les limites de la France... à l'époque de la mission de Jeanne d'Arc, p. 43.
2. Chronique de la Pucelle, p. aôG. — \'allet de Vihiville, Histoire de Charles V^lf, t. II, pp. 3o-3i.