‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'ArcChapitre 30 sur 381 · LiNGAHD, His/iiire (rAïu/Ir/erre, t. V, pp. gS-gS · texte numérisé non relu

LiNGAHD, His/iiire (rAïu/Ir/erre, t. V, pp. gS-gS

2. C'est Charles VII qui créa la Garde royale écossaise; il y prenait les arcliers qui formaient sa i>ar(le personnelle. Ce corps d'élite dura jus(ju'à Louis X\^, portant toujours le nom de Garde royale écossaise, même (|uand il n'y eut plus un seul Ecossais dans ses rangs.

."'). Le Conseil de Rénence de Paiis comptait seize memlires dont les priu('ipau\ étaient : Louis île Luxcmltourt^-, évccpie de Thérouanne; — l'arelievcque de Ilouen ; — le chancelier du liégent; — le chancelier du duc de Bourgogne; — Jean de Luxembourg, neveu de révê-

lieu SOUS sa présidence. On s'y occupa des moyens les plus propres à mettre un terme à cette guerre qui semblait interminable, et on se demanda par quel coup décisif on pourrait y réussir. « A la fin, dans un moment de malheur, écrit un historien ang-lais. il fut arrêté qu'on passerait la Loire et qu'on attaquerait Charles VU dans les provinces qui étaient demeurées toujours attachées à sa cause. Le Régent, dit-on, ne céda qu'avec regret à la majorité des voix'. »

La décision une fois arrêtée, Bedford ne négligea aucun des moyens propres à l'exécuter. Il s'agissait, à la vérité, d'une campagne périlleuse : s'emparer des places (pii bordaient la Loire, au-dessus et au-dessous d'Orléans, et en dernier lieu d'Orléans même. Mais le Régent « ne se trouvait-il pas à la tête d'une armée accoutumée à la victoire? Il avait, pour le seconder, les plus habiles capitaines, Warwick, Salisbury, Sullolk, (l'Arondel, Talljot, Falstolf; il était maître de la capitale de la France, de la Guyenne, cet ancien patrimoine de l'Angleterre, et de toutes les provinces du Nord le plus en état de lui fournil" des h<jmmes et de l'argent, de proléger et de soutenir les troupes anglaises" ». Qu'il parvînt à s'emparer d'Orléans, la route des provinces du centre s'ouvrait devant les Anglais, et en quehpie place (jue le fils de Charles VI se fut réfugié, on n'aurait pas tardé à l'y enfermer ou à l'en chasser.

que de Thcrnuanne; — Jean P'alstolf, gouverneur du comté du Maine; — Antoine de N'erify, g'OUNcrneur de la (!hani[)anne; — l'évèque de Ctiichester. En somme, deux Ant^Iais et (juatorze Français ou Bourguignons. (J. Stevenson, Documents de la guerre de Frtiitce du temps de Henri VI, t. II, 2e partie, p. 52.'), Londres, 1861-64.)

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