CHAP. XXVII. LA SORTIE DE COMPIÈGNE
à Jeanne, elle regagna Compiègne d'abord', puis Crespyen-Valois.
A peine les Français étaienl-ils partis que le capitaine de Soissons livrait la ville à Jean de Luxembourg et qu'il allait rejoindre Philippe'. Choisj, ne pouvant être secourue, avait capitulé le i6 mai. Le duc de Bourgogne ordonna qu'elle fut rasée. Alors, libre de ses mouvemenls, il transporta son camp près du fort de Goudun, à une lieue de Compiègne, et, secondé par les comtes d'Arondel et de Stafforl, il en commença le siège-'.
Le 22 mai, Jeanne étail à Crespy ^ avec tiois ou quatre cents hommes, quand un messager vint lui apprendre ce qui se passait.
— Allons à Compiègne, dil-elle aussitôt.
— Y pensez-vous? lui fut-il répondu; voyez combien nous sommes.
— C'est bien peu de monde, ajoutail-on, pour traverser les lignes ennemies.
— C'est bien assez, dit-elle; je veux aller voir mes bons amis de Compiègne; par mon marlin, je les verrai tout à l'heure^.
1. Par la rive gauche de l'Aisne, d'après M. F. Brun, op. cit., p. I 1, note 1 .