Ibid., t, III, p
3. Berui, Procès, t. IV, p. 5o. — L'armée assiégeante coni|)tai( de cinq à six mille combaUants. (A. Sohel, op. cit., p. 2G7.)
4. Franrois ler^ aciedu 7 juillet i525. Voir A. Sorel, op. cit., p. i.
/|r)2 JEANNE ET SA « MISSION DE VIE )) . PHASE GUEaUIKKE.
l'Aisne et de l'Aroude'. Elle s'élevait sur la rive orientale de l'Oise, dominant la rivière et une prairie large d'environ deux kilomètres qui se développai! sur la rive occidentale juscpTà la côte abrupte de Marg'uy. « En amont de la ville, cette côte forme coude brusquement et ce coude dissimule Clairoin et Goudun, En aval, elle s'abaisse, et le lotii^ de la rivière on voyait se déployer la prairie basse de Venette. Protégée par la rivière, Conq>ièi^iie était mise en communication avec la rive droite par un pont <le pierre et une chaussée qui, j>aitant du pont, se dirij^eait vers la Picardie. Un boulevard en bois formant tète de pont, avec pont-levis, assurait l'accès de cette chaussée et de la rive droite^. »
C'est sur cette rive (pie les assiég"eanls avaient pris position. D'après Monstrelet, qui était avec le duc de Bourgoi^ue, Baudot de Noyelle, en avant, sur la falaise de Margiiy, formait un petit poste isolé. A Venette, à deux kilomètres sud-ouest, au bout de la prairie, étaient campés Montgomery et ses Anglais, .lean de Luxembourg et ses Picards occupaient Clairoix, à quatre kilomètres, et à Goudun, masquées par les plis du terrain, les troupes du duc de Bouigogne \
Le capitaine qui commandait à Gom{)ièg"ne et qui devait en diriger la défense était Guillaume de Flavy. Quoique jeune encore, — il était né à Gompiègne même vers 1898, — il jouissait d'une réputation méritée de vaillance. « Il avait fig^uré avec éclat parmi les défenseurs de la
1. Cf. Elisée I\eglus, Nouvelle (jéographie universelle, t. Il, La France, pp. 763-764. Grand in-S", Paris, i885.
2. PiEHRE Champion, Guillaume Flaoy, p. l\Z. — Georges Cuas- TELLAiN, Chronique, t. II, liv. II, pp. 46-r)o. Édition Kervyn de Letlenhove.