Procès, t. IV, pp. 33-34 et
4. Mo.NSTRELET, Cliroiiiq lie , liv. Il, cliap. lxxxvi ; t. IV, pp. 38C-38f).
CHAP. XXVII. LA SORTIE DE COMPlÈGNE. 455
bourg- jusqu'au logis des Bourguiguous, et. uue troisième fois jusqu'à ini-clieuiiu '. » Mais la pauique à la fiu g-ag^ne ses gens et ils ne songent qu'à sauver leur vie.
— Retournez vers la ville, lui crient-ils épouvantés, ou, vous et nous, sommes perdus.
— Taisez-vous, ré[)ond la courageuse jeune fille; il ne tient qu'à vous qu'ils soient déconfits. Ne pensez qu'à frapper sur eux^.
Ce n'est point à elle que Jeanne pense, c'est aux braves g^ens qui combattent à ses C(Més. Tout en opérant sa retraite, « passant nature de femme, elle mettait beaucoup de peine à sauver sa compag-nie, demeurant derrière », faisant constamment face à l'ennemi, « comme chef et comme la plus vaillante du troupeau-^ ». En dépit de ses efforts, « ses gens ne la veulent croire et, à force, la firent retourner droit au pont^ ». Mais c'était trop tard : les ennemis avaient envahi tous les abords du boulevard et du pont; il ne lui est plus possible de gagner la rivière et de rentrer dans Compièg-ne, soit par les bateaux, soit par le pont même. Par surcroît de malheur, (iuillaiime de Flavy, « voyant les Bourg^uig^nons et les Anglais prêts d'entrer sur son pont-'' », ordonne d'abaisser la herse et de relever le pont-levis. Accnlée dans l'angle formé par le flanc du boulevard*^ et le talus de