Id., ibid
(■>. « Il a été facile de délerminer à quelques mètres près, dit !M. A. Sorel, l'endroit où Jeanne a été prise. C'est au fond de la cour de l'ininieuble (pii purle aujourd'hui le a" 4 <lu Marché aux fourra-
la chaussée, Jeanne voil les hommes de sa com[)av;^nie tomber sous les coups des assaillants et n'a bienUM plus que quelques défenseurs autour d'elle. Son étendard échappe de ses mains et tombe à terre.
— Rendez-vous à moi, rendez-vous à moi, lui crie chacun des ennemis qui sont près d'elle. Donnez-moi votre foi.
— Ma foi, je l'ai donnée à un autre, répond Jeanne; je tiendrai mon serment".
Un archer du bâtard de Wandonne la tire alors violemment par sa casaque de drap d'or, la renverse de cheval et « la tire toute [)lale à terre ». Les Français qui sont près d'elle s'ertbrcent en vain de l'y faire remonter. Le bâtard de Wandonne^ s'avance à ce moment et presse la y;-uerrière de se sendre à lui : elle y consen(, parce (|u'il se dit g-entilhomme. « Plus joyeux (pie s'il eut eu un roi entre ses mains, il emmena aussitôt sa captive à Marg-ny et l'y garda jusqu'en la fin de la besogne^. » Le frère de la Pucelle, Pierre d'Arc, Polon le
ges, cl où s'exploita pcmlant doux siècles et demi l'ilùtel de la Pucelle d'Orléans. »
On retrouve aussi la (race dn boulevard dont Jeanne cherchait à gagner la pointe, lorsciu'elle lut entourée de toutes [)arts. (A. Sobbi,, Jeanne d'Arc pi-ise derant Cornpièfjne, pp. igij-iyG.)