‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'ArcChapitre 335 sur 381 · Georges Cuastellaix, op. et /oc cit · texte numérisé non relu

Georges Cuastellaix, op. et /oc cit

CIIAP. XXVir. LA SORTIE DE COMPlÈGNE. /j^y

Boiirguig'noii , frère de Jean d'Aiilon, Jean d'Aiiloii lui-même et les l)raves gens qui avaient comhatlu avec elle jusqu'à la fin partagèrent son sort et demeurèrent prisonniers '.

Hors d'eux-mêmes, les Anglais ne pouvaient croire à cette fortune. « Nous l'avons! s'écriaient-ils transportés; nous l'avons! » Ils eussent été moins contents s'ils eussent pris « cinq cents combattants, car ils ne redoutaient nul capitaine comme jcelle Pucelle" ».

Ainsi advinl-il le 23 mai i43o, vers six heures du

1. MoNSTRKLET, oj). Cit., p. 388. — D'après le liourgrois de Paris, il y aurait eu en celle affaire (jualre cents Français tués ou noyés. {Journal, p, 255.) C'esl probablement une exagération.

« Et n'eust esté les petits basteaus couverts, garnis d'archers et arbelestriers, rangés au bord de la rivière, où la plupart des gens de pied furent recueillis, les ennemis eussent occupé les barrières et mis la ville en dangier. » (Procès, t. V, p. 177, ^fémoire sur G. de Flavt/.)

Poton , qu<; Monstrelel qualifie de Bourguignon , était non le fameux Xaintrailles (jui n'élail pas avec Jeanne à Compiègne, mais le frère de Jean d'Aulon, le « maistre d'hôtel » de la Pucelle. Pontus Heuterus le dit expressément : « Jeanne, raconte-t-il, fut prise runi Pofone, œconomici suifratre. » (Cf. Righer, Histoire de la Pucelle, liv. IV, fol. 168 verso et 169 verso.)

Le frère de Jeanne fut « contraint de vendre les héritages de sa femme pour payer sa rançon au bastard de Vergy qui le tenoit prisonnier. » Poiir le dédommager, au moins partiellement, le duc d'Orléans (28 juillet 144*^) hii accorda la jouissance de l'Ile-aux-Bœufs, près Orléans. [Procès, t. V, pp. 210, 2i3-2i4.)

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