APPENDICK IH, LK RELKVEMKNT DE LA FRANGE
propria se reducebant. Resque sic ducta est quod nulla erat apparenlia per auxllium luimanum doniinum reg-em sua dominia lecuperare posse. — Les choses en étaient à ce point, qu'il paraissait impossible qu'un secours humain remît le Roi en possession de son royaume. » [Procès, t. II, pp. 3gg-4oo.)
L'auteur du liet/isfre De'phinul, Mathieu l'homassin, écrivait la même chose :
« Et n'y avait (à ce moment-là) espérance quelconque d'avoir secours ni avde humaine". »
Maître Barbin, avocat de Poitiers, de son côté, disait :
« Vu la nécessité où étaient le Roy et le royaume, prince et sujets étaient en désespoir, car il ne pouvait y avoir secours que de Dieu ^ »
Frère Seg-uin, doyen de la Faculté de théologie de Poitiers, l'un des examinateurs de Jeanne, parlera dans le même sens :
« Quand Jeanne parut, le Roi et ses sujets n'avaient plus d'espérance. Tous croyaient qu'il n'y avait qu'à se sauver. On ne pouvait, à cette heure, rien espérer que de Dieu '.
La femme du receveur général des finances René de Boulig-ny, Marg-uerite de la Touroulde, dira :
« Tous les sujets du Moi étaient comme plong'és dans le désespoir*. »
Au reste, on a pu voir au chapitre vni du tome I, qui traite du Secret du Roi, par quelles angoisses passait le Dauphin, même avant que les affaires eussent pris une tournure aussi désespérée. Voir ég^alement, au commencement du présent volume, le chapitre xiv, La pitié du royaume de France.