LA BATAILLE DE PATAT. PERTES DES ANGLAIS
(P;ig'e 225.)
Quelles furent les pertes des Ang-lais en cette bataille?
Jean de Wavrin du Forestel dit des Français : « Si povoient estre en tout de XII à XIII mille combatans. » (Procès, t. \\\
C'est un partisan des Anglais qui parle et qui exagère. Le Mystère da siège d'Orléans ne parle que de sept à huit mille. {Mystère..., pp. 760 et 770, édit. citée). Le même du Forestel dit que le corps de secours envoyé par Bedford et commandé par Falstoir comptait au départ cinq mille combattants, « aussi bien prins que onc(|ues on eût vu au pays de France ». [Ibid., p. 4i3.) A ce corps se joig-nirent les forces anglaises qui se trouvaient sur les lieux, un millier d'hommes environ.
Pour les pertes essuyées du côté des Anglais, les chi*oniqueurs sont assez d'accord. Jean de Wavrin dit : « Si y morut bien deux mille hommes et deux cents prisonniers. » [Ibid., p. 423.) Monstrelet parle de mille huit cents Anglais tués et de cent à six vingt prisonniers. (Chronique, t. II, chap. lxi.) Berri élève à deux mille deux cents le nombre des morts, à quatre cents celui des prisonniers. (Procès, t. IV, p. 45.) Le Joarnal du sièije., page io4, ne mentionne que le nombre des morts, Guillaume (iruel également (Chronique..., p. 7.3), et ils donnent le nombre de deux mille deux cents. C'est aussi celui que nous trouvons dans la Chronique de la Pucelle. (Chronique, p. 307.) Ce nombre de tués, dans un combat de deux ou trois heui-es, montre avec quel acharnement les Français se battirent.
Aucun chroniqueur contemporain n'évalue, même approximativement, les pertes des Français. La Chronique Morosini
022 JEANNE ET SA « MISSION DE VIE )) . PHASE GUERUiEUE.
(lit que « du parti de la demoiselle (de la Pucelle) il ne mourut pas vingt personnes ». {Chronique citée, t. III, p. 76.) Le chevalier de Termes, à l'enquête de i456, déposait « qu'un seul noble de la Société du témoin fut tué », {Procès, t. III, p. 120.) La déposition pourrait être plus claire. Quoi qu'il en soit, les pertes de la petite armée royale furent certainement insig-ni- Hantes.