SUR LE SACRE DE REIMS. QUELQUES SOURCES
(P;.ge 281.)
Sur ce sujet, nous renvoyons le lecteur qui voudrait de plus amples développements aux auteurs dont voici les noms : Dom Marlot ((juillaunie), docteur en théologie, grand
53o JEANNR ET SA « MISSION DE VIE ». PHASE GUEIUUKRE.
prieur de l'abbaye Saint-Nicaise de Reims. — Histoire de la ville, cité et Université de Reims, métropolitaine de la Gaule Belgique, en douze livres. Quatre volumes in-4'*, Reims, Jacquet, M DCCCXLVi.
Pierre Coouault. — Mémoires pour servir à lliistoire de l'église, ville et province de Reims. Manuscrits de la bibliothèque de Reims, 6 volumes in-fo.
C. Leber, chef du premier bureau des communes aii ministère de l'Intérieur. — Des cérémonies du sacre ou Rec/tercJies historiques et critiques sur les institutions et droit public des Français dans l'ancienne monarchie. In-12, Paris et Reims, 1825.
IIe.nri Jadart, secrétaire jf^-énéral de l'Académie de Reims. — Jeanne d'Arc à Reims, ses relations avec Reims, ses lettres aux Rémois, ln-8" de vn-i33 pag-es, Reims, 1887.
Nicolas Rergirr, avocat et conseiller de l'échevinag-e. — Poème sur la tapisserie de Jeanne d'Arc. Paris, Edme Martin, mdcxxviii.
Ce poème héroïque a été compo.sé « sur une antique pièce de tapisserie en laquelle est représenté le voyag-e du Roy Charles VII en sa ville de Reims pour y recevoir son sacre et son couronnement, entrepris à la persuasion et conduite de Jehanne. Pucelle d'Orléans ».
On y lit ces vers :
Jeanne, Mlle de sexe et inasio de vertu, Avait jà des Anglais les troupes combattu.
Et ceux-ci qui valent mieux :
Là, sa bannière en main, Jeanne toute première, Marche devant son prince en ang'e de lumière; Car un nouvel éclat d'un cercle radieux, Luy va resplendissant du visage et des yeux.
Dans Leber, le lecteur trouvera des pag-es intéressantes sur le toucher des écrouelles (pp. 452-453) et sur le cérémonial détaillé du sacre des rois de France (pp. 463-525).
C'est à Hug-ues Capet que remonte le choix de la ville de Reims pour le sacre de nos rois. Hug-ues Capet avait été couronné à Noyon, il fut sacré à Reims. Le cérémonial suivi pour le sacre remonte à Louis le Jeune; il fut rédig^é en 11 76 en
vue du couronnement île Philippe-Auguste qui eut lieu en 1 179, du vivant de son père. A son sacre, les pairs de France parurent pour la première fois.