‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'ArcChapitre 363 sur 381 · LES DOUZE PAIRS · texte numérisé non relu

LES DOUZE PAIRS

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L'institution des pairs remonterait, suivant la légende, à Chariemagne ; suivant l'histoire, à Robert I*"', Louis le Jeune ou Hugues Capet. Les pairs formaient une sorte de conseil suprême de la nation et du roi. Faisaient partie de ce conseil les grands feudataires de la couronne et un certain nombre d'archevêques et évêques. Sous Philippe-Aug-uste, le nombre en fut fixé à douze ; six séculiers : les ducs de Normandie, de Bourg-og-ne, de Guyenne, les comtes de Flandre, de Toulouse et de Champag'ne ; six ecclésiastiques : l'archevêque de Reims, les évêques de Laon, Langres, Beau vais, Châlons et Nojon.

Aux pairs il appartenait de régler les différends survenus entre les grands vassaux et la couronne : ils se constituaient alors en haute cour de justice. C'est par eux que Jean sans Terre, après le meurtre d'Arthur de Bretag-ne son neveu, fut jugé félon envers le roi Philippe-Auguste, duquel il relevait comme duc de Normandie, et déchu de son duché ainsi que de sa possession du Maine, du Poitou et de l'Anjou qui furent dès ce moment réunis à la couronne.

On a vu dans notre récit les fonctions que remplissaient les pairs, soit ecclésiastiques^ soit laïques, dans le sacre du roi.

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