Il (■oml)aUit' aussi à Palay. Il mourut en i
2. 11 lui tué à la journée des Hareiii^s. {Journal du siège, p. [\'i.)
viron cent maisons, enclavé au duché de Berrj, sur les frontières du Bourbonnais. Le pays était peu peuplé, froid, montueux et infertile '. Jean de la Brosse servit Charles Vil et le royaume avec un vrai dévouement. Chose rare pour le temps, il dépensa à guerroyer contre Bourguignons et Ang-lais le meilleur de ses biens. Pour suffire aux frais de ses diverses campagnes, il emprunta des sommes considérales et vendit jusqu'à ses joyaux et sa vaisselle d'arg-ent. Le Roi le récompensa de sa noble conduite en le nommant maréchal de France par lettres du 17 juillet i4"i6. En même temps, il l'attachait à sa personne avec une compag"nie de cent hommes d'armes et de cinquante hommes de trait.
Le maréchal de Boussac fut un des fidèles compag"nons d'armes de Jeanne d'Arc. Des premiers il s'enferma dans Oiléaus (a5 octobre 1428) pour défendre la place contre les Anglais. Homme d'action avant tout, le Journal du sièr/e nous le montre prenant part aux plus vives escarmouches et aux plus rudes sorties. 11 combattit à la journée des Harengs. Lorsque la Pucelle eut été nommée chef de guerre, après l'examen de Poitiers, le maréchal de Boussac vint à Blois^ avec les sires de Rais et de Gaucourt, prendre le convoi destiné à ravitailler la ville. Après avoir remonté la Loire en compagnie de Jeanne, par le côté de la Sologne, il consentit à retourner à Blois avec les troupes d'escorte afin d'en ramener un deuxième convoi, cette fois-ci par la Beauce. Nous le verrons à coté de la jeune Lorraine, à la prise des bastilles de Saint-Loup et des Augustins.
I. Gaspard Thaumas de la Thaimassièhe, Histoire du Berrij, pp. G/jS, 054-055. lioui'ges, in-1'olio, m.dg.ixc. Procès, l. IV, pj). loO, 108, iio, ii3, iiO, 119.
La Chronique de la Pucelle rend au seigneur de Boussac ce lémoignage : « Ce maréchal fut de grande entreprise et hardy, et gouverna tant honorablement les gens de guerre qu'il tenait à Orléans, qu'ils y séjournèrent depuis la Toussaint jusqu'à l'Ascension, sans faire aucun excès entre eux et ceux d'Oiléans', »
Le Journal du siège ajoute : « Ceux de la ville l'aimaient et prisaient, parce qu'il leur avait fait plusieurs biens, et aussi pour les grands faits d'armes que liiy et ses gens avaient faits pour leur delfense". »
Le maréchal de lioussac fit les campagnes de Reims et de l'Ile-de-France; il assista aux sièges de Paris et de la Chai"it('. Il concourut à la délivrance de Compiègne pendant (jue la Pucelle était captive. Pour reconnaître ses mérites, Charles VII le nomma son lieutenant au fait de la guerre dans les pays sis au delà des rivières tie Seine, de Marne et de Somme. Il mourut assez jeune encore, en l'année 1/433, deux ans seulement après le supplice de la Pucelle.
L'historien du duché de Berry nous apprend que le maréchal de Boussac, ne pouvant payer ses créanciers, ceux-ci, s'infjuiétant peu qu'il eût contracté ses dettes pour venir en aide au Roi et au pays, le firent excommunier de son vivant et, après sa mort, s'efforcèrent de faire retirer son corps de la terre sainte dans laquelle il reposait. Des lettres de Charles VII, en date de i436, empêchèrent cette profanation des restes d'un de s(îs plus dévoués serviteurs ^.