Journal du siège, pp
3. f'.el homme de ajuerre est appelé par les Chronicjueurs tantôt mareschal de Saincte-Sévère, tantôt maréchal de Boussac : il possédait les deux seia^neuries.
/|. .Jacques de Chabaunes, seit^neur de la Palice, était sénéchal du Bourbonnais. Entré dans Orléans, il y demeura jus(|u'à la levée du siège. II mourut en i453, après la bataille de Castillou.
En janvier, l'aïuiial Louis de Ciilan amenait avec lui deux cenls hommes. Eu février, un secours de mille hommes était annoncé. Le maréchal de La Fayette, le vainqueur de Bau^^é ', (iuillaume d'Albret, seigneur d'Orval', Florent d'Illiers introduisirent dans la ville assiég"ée, à diverses reprises, du mois de février à la lin d'avril, onze cenls comhaltanls.
Au demeurant, Charles VII mettait à la disposition des bourgeois d'Orléans ses plus vaillants hommes d'armes, ses meilleurs capitaines. Des chefs de j^uei're d'un mérite reconnu assistent Dunois dans les opérations de la défense. Ils seront les fidèles auxiliaires de la Pucelle, lorsqu'elle viendra relevei* la confiance encore plus que le courage des assiégés. Nous avons déjà rencontré à Chinon et à Blois plusieurs de ces capitaines, La Hire, le maréchal de Boussac, l'amiral Louis de Culan, les seigneurs de Rais, de Loré. Nous les retrouverons plus d'une fois aux côtés de Jeanne dans le cours de ses campagnes. Il ne sera pas inulile, [)our aider à la saine appréciation des événements, que nous disions quelques mots de ceux de ces capitaines dont nous n'avons pas eu encore l'occasion de parler.
Le maréchal de Boussac. — Jean de la Brosse, seigneur de Sainle-Sévère, de Boussac, d'Huriel et de la Pérouze, conseiller et chambellan du Roi, maréciial de France, né vers li^)/.'), était fils de Pierre de la Brosse, seigneur de Boussac et de Sainte-Si'nère, et de Marguerite de Malleval.
Boussac, siège de sa seigneurie, élail un bourg d'en-