Journal du siège, p
exlérieur '. Ces travaux achevés, la petite armée anglaise se relira dans les places de Meuni^-siir-Loire et de Jargeau, laissant cinq cents coinballanls sous les ordres de Glasdale, pour garder le fort du bout du Pont. C'est le mardi 8 novembre que s'opéra ce mouvement de retraite; comme pour éclairer leur marche, les ennemis livrèrent aux flammes « plusieurs maisons, pressoirs et autres édifices au val de Loire" ».
Du 8 novembre au i**"" décembre, Orléanais et Ang-lais se contentèrent de s'observer et de se canoiuier à (jui mieux mieux. Glasdale dirig-eait le feu de ses bombardes sur la ville, mais principalement sur le boulevard de la Belle-Croix, qu'occupait messire de Giresme, chevalier de Sainl-Jean-de-Jérusalem, en compagnie de plusieurs chevaliers et bourgeois de la cité. De leur côté, les canons et bombardes de la place battaient en brèche les Tourelles et parvenaient à abattre les combles et une grande partie de la muraille^. Ce qui peut paraître surprenant, c'est que la garnison d'Orléans, qui le 20 octobre avait reçu un renfort de huit cents hommes, avec (( plusieurs nobles seigneurs, chevaliers, capitaines et écuyers foit renommés en guerre », n'ait tenté aucune attaque contre les cinq cents Anglais cantonnés dans les Tourelles et dans leur boulevard. Les Français étaient encore sous l'impression des dernières défaites : la confiance en eux-mêmes et au succès n'avait pas encore reparu. Les habitants d'Orléans se contentèrent, durant
1. Chronique de la Piicelle, p. 268. — Même diver£;-ence, pour les arches rompues par les Anglais, entre les deux chroniqueurs que ci-dessus, Montreuil dit une, et le Journal, deucc.