‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'ArcChapitre 53 sur 381 · Journal du siège, p · texte numérisé non relu

Journal du siège, p

3. {j. Jaurx, Le compte de l'armée anglaise, p. 85; — lioBEUT Blondel, Procès, t. IV, p. 347.

r.IIAP. XVI. LR SIKGK d'oRI.ÉANS. ROUVRAY. 83

qui tout connaît et qui traite et g-uerdonne (récompense) les hommes selon leurs mérites, il fut frappé de l'esclal d'une pierre de canon, et client à terre, près de Glacidas. Et ce canon, disait-on, avoir été tiré de la tour Notre-Dame '. »

En attendant que le duc de Bedford, informé de la mort du comte de Salisburj, désignât un autre chef et envoyât les secours en argent, vivres et gens ^ qu'on requérait, les assiégeants s'installèrent solidement dans le fort des Tourelles. Ils commencèrent par rompre deux arches du pont et par construire un « très gros boulevard de terre et de gros fagots ^ » sur le pont même, en regard d'Orléans; puis ils remirent les Tourelles en état de défense, rétablirent le boulevard qui les couvrait du côté de la terre et assurèrent l'entrée des eaux de la Loire dans le bras qui séparait le fort du boulevard

1. Journal du siège, pp. io-i3; — Chronique de la Pucelle, pp. 258-264.

La tour Notre-Dame était l'avant-dernière le long de la Loire, à l'ouest du pont. — ■ « Il ne l'ut oncque sceu proprement de quelle part cet éclat de pierre avoit été jeté », ajoute le Journal du siège. — Ibid.

« Selon Grafton, ce beau coup l'ut tiré par un enfant, par le fils du canonnier, qui était allé dîner. » (Michelet, Histoire de France, t. V, p. 28, note I ; — 1. X, chap. n. In-8o, F'aris, i84i.)

« Et aulcuns disent que ledict canon partit de Sainct-Anthoine ; les aultres disent qu'il partit de la four Nostre-Dame et qu'il y eut un ji'une paige qui jecta ledict canon, et le canonnier qui avait la charge de ladicle tour trouva ledict paige qui s'enfuyoit. » [Chronique anonyme de la fête du 8 mai, p. 2/1. In-80, Orléans, i883.)

Maître Jehan de Meun, astrologue et prisonnier des Anglais, avait, dit-on, annoncé à Chartres celle mort à Salisbury. Ce seigneur lui apprenant qu'il allait assiéger Orléans, « Jehan de Meun luy dist qu'il gardast sa teste ». [Chronique normande anonyme. Procès,

t. IV, p. 345.)

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